10 champions de l'EPT qui ont marqué la dernière décennie

sandra naujoks 29513
Sandra Naujoks

Le 100è Main Event de l'European Poker Tour aura bientôt lieu à Barcelone. Un anniversaire symbolique, puisque c'est également à Barcelone que s'était déroulé le premier EPT en 2004.

De nombreux champions ont marqué l'EPT tout au long de ces dix dernières années, du tout premier vainqueur l'incroyable Alex Stevic, aux premiers exploits des Jason Mercier ou Liv Boeree du côté de San Remo, en passant par beaucoup d'autres dont bien sûr les quelques vainqueurs français : Pascal Perrault, Jan Boubli, Arnaud Mattern, Lucien Cohen, Rémi Castaignon et ElkY.

PokerListings a voulu mettre à l'honneur dix de ces grands champions qui ont su s'imposer dans des contextes extraordinaires ou particuliers.


1. Noah Boeken (Pays-Bas)

EPT Copenhague 2005, Open Scandinavie, 1er prix : 170 000 €


Boeken fut l'une des toutes premières stars du poker européen.

En 2004, il atteint sa première table finale lors de l'EPT Londres, qui n'était alors que le deuxième tournoi EPT auquel il participait. Il termine finalement 6è, juste devant son compatriote Marcel Luske.

Il ne lui a ensuite fallu que 3 mois d'attente pour aller au bout et se défaire en heads-up de Ram Maswani, vainqueur de l'EPT précédent à Dublin.

Cette victoire a fait de Boeken et Luske les figures du proue du poker néerlandais. Boeken a ensuite intégré la team PokerStars Pro, dont il a fait partie jusqu'en 2012. Nul doute que c'est en partie à Boeken qu'on doit la présence de joueurs néerlandais dans les November Nine deux ans d'affilée.

Près de dix ans après sa victoire sur l'EPT, Boeken est toujours bel et bien présent et actif dans le monde du poker. L'année dernière, il a d'ailleurs remporté le Masters Classics à Amsterdam, à domicile, pour 300 000€. 


2. Patrik Antonius (Finlande)

EPT Baden 2005, Baden Classic, 1er prix : 288 000 €


Cela semble incroyable, mais même une légende du poker comme Patrik Antonius a un jour été inconnu.

Début 2005, il fait son apparition sur le circuit et lance en fanfare une carrière incroyable.

En janvier et mars 2005, il participe à deux étapes du WPT aux Bahamas en passant à deux doigts de la table finale. L'été suivant, il atteint trois places payées aux WSOP avant de faire son retour en Europe et d'arriver à la table finale de l'EPT Barcelone. Cette troisième place lui rapporte alors 120 000 €.

Un mois plus tard, à 24 ans, Antonius est couronné roi de Baden, signant l'un des deux seuls titres sur l'EPT pour la Finlande.

Note : sur les 16 joueurs présents aux tables finales de Barcelone et de Baden, 12 étaient Scandinaves ou Finlandais. De quoi établir clairement qui dominait le poker européen à l'époque.


3. Vicky Coren Mitchell (Angleterre)

EPT Londres 2006, 1er prix : 750 000 €

Lorsque Vicky Coren remporte l'EPT Londres 2006, elle a 34 ans et déjà une belle carrière de journaliste, auteure, présentatrice TV et animatrice radio derrière elle.

En plus d'être la première femme à remporter un titre sur l'EPT, elle fut également la première célébrité du monde des médias à atteindre la table finale d'un grand tournoi (en Europe en tout cas).

Huit ans plus tard, à San Remo, elle est également devenue la première, hommes et femmes confondus, à remporter deux Main Events de l'EPT.

Une sacrée performance, d'autant que Coren reste une joueuse plus ou moins « loisir » qui mène une demi-douzaine de carrières de front. 


4. Bertrand « ElkY » Grospellier (France)

EPT PokerStars Caribbean Adventure 2008, 1er prix : 1 650 000 €

Bertrand Grospellier a choisi le moment parfait pour remporter le tournoi le plus important de sa carrière.

Un an plus tôt, en 2007, il perd en heads-up lors de la finale de l'EPT Copenhague face au Suédois Magnus Peterson, non sans malchance.

Une belle performance qui avait attiré l'attention de PokerStars, il était donc temps de réaliser un gros coup.

Entre son passé de joueur professionnel de Starcraft en Corée et ses tenues incroyables, le Français de 27 ans représentait parfaitement la nouvelle génération de joueurs de poker online.

Lors de la première édition de l'EPT PCA, Grospellier arrive en table finale en deuxième position, une place idéale qu'il exploite parfaitement jusqu'à la victoire. Un titre qui lui rapporte certes 2 millions de dollars, mais surtout un contrat juteux avec PokerStars.


5. Sandra Naujoks (Allemagne)

EPT Dortmund 2009, German Open, 1er prix : 917 000 €

La Berlinoise Sandra Naujoks arrive sur le devant de la scène en 2008 avec une table finale lors du CAPT à Graz, en Autriche. Quelques semaines plus tard, sous les couleurs de Full Tilt Poker, elle s'impose lors du Poker European Championship à Baden, encore une fois en Autriche.

Quelques mois plus tard, en janvier 2009, recrutée par PokerStars, elle remporte le Main Event de l'EPT Dortmund.

Avec neuf tapis en seulement treize mains lors de la table finale, elle a pris tous les risques et n'a pas manqué de chance. En effet, au moment d'aller à tapis lors du heads-up, elle est loin derrière avec A-9 contre A-Q... jusqu'à ce qu'un 9 sorte au turn.


6. Constant Rijkenberg (Pays-Bas)

EPT San Remo 2009, Italian Open, 1er prix : 1 500 000 €


La victoire de Constant Rijkenberg à San Remo est probablement l'un des événements les plus bizarres de toute l'histoire de l'EPT.

En effet, Rijkenberg avait vendu 137% de son buy-in, ce qui lui assurait un profit de 1 500 € ne serait-ce qu'en participant au tournoi... enfin s'il perdait.

Il a joué en conséquence, comme le raconte Dragan Galic, assis à côté de lui lors de la table finale : « Je n'avais jamais rien vu de tel. Je me demandais quelles drogues il avait prises. »

Le jeune Hollandais de 21 ans n'a pas réussi à sortir avant la bulle. Pire encore, il a remporté le tournoi et les 1 500 000 € promis au vainqueur.

Malheureusement pour lui, cela signifiait aussi 560 000 € supplémentaires pour ses investisseurs...  de sa poche.


7. Pieter de Korver (Pays-Bas)

EPT Grand Final 2010, Monte Carlo, 1er prix : 2 300 000 €

À peine quelques jours après l'étrange affaire Rijkenberg, Pieter de Korver apporte une nouvelle victoire aux Pays-Bas, s'adjugeant en prime le plus gros prix de l'histoire de l'EPT.

Mais c'est aussi, et surtout, l'un des plus beaux come-backs du poker. Après un gros revers durant la table finale, il n'avait plus que 3 BB... Ce qui lui a pourtant suffi pour revenir et s'imposer.


8. Kevin MacPhee (USA)

EPT Berlin 2010, German Open, 1er prix : 1 000 000 €


La victoire de MacPhee sera toujours associée à l'attaque de l'hôtel Hyatt.

En effet, plusieurs joueurs étaient en état de choc après qu'un cambrioleur armé s'est introduit dans l'hôtel, et MacPhee en faisait partie. Le chipleader avait même demandé à ce que le tournoi soit suspendu.

Après une pause exceptionnelle de quatre heures et demie, le tournoi avait pourtant repris, et MacPhee de s'imposer.

Son heads-up face au Finlandais Ilari Tahkokallio a duré 3 heures.

Après sa victoire, MacPhee est devenu un habitué de l'European Poker Tour, en partie en raison de sa relation d'alors avec Liv Boeree.


9. Ivan Freitez (Venezuela)

EPT Grand Final, Madrid 2011, 1er prix : 1 500 000 €


Le Vénézuélien Ivan Freitez est probablement le plus impopulaire des champions de l'EPT.

Si David Williams commentait la partie, une grande partie du public le huait et l'insultait. Pourquoi ? Parce qu'en plus de bien jouer, Freitez a pratiqué beaucoup d'angle-shooting, par exemple en prétendant ne pas parler anglais.

Même le directeur du tournoi, Thomas Kremser, d'habitude très réservé, n'a pu s'empêcher de commenter la performance indigne du Vénézuélien.

C'est la seule véritable performance de Freitez. Son deuxième meilleur résultat est une 39è place lors d'un event des WSOP.


10. Daniel Gai-Pidun (Allemagne)

EPT Berlin 2013, German Open, 1er prix : 880 000 €


Daniel Gai-Pidun n'est pas un joueur professionnel. Il n'est même pas un joueur régulier.

En fait, il ne participe qu'à un seul tournoi par an : le German Open.

Compte tenu de cela, ses résultats sont incroyables. Lors de l'EPT Berlin 2011, il termine aux portes de la table finale, en 9è place. En 2012, il finit 17è et en 2013 il s'impose et remporte près de 900 000 €.

En termes de gains par tournoi disputé, Daniel Gai-Pidun est probablement l'un des joueurs les plus efficaces du monde.

---

10 ans d'European Poker Tour en chiffres

10 ans EPT
(photo Neil Stoddart, PokerStars)

Qui a atteint le plus de tables finales ? Qui a gagné le plus gros premier prix ? Pourquoi la quête d'un doublé n'aurait-elle pu être l'affaire que de quelques semaines plutôt que celle de 10 ans ?

Plus que quelques minutes de lecture et vous aurez les réponses !

La saison 11 de l'European Poker Tour débute ce samedi à Barcelone, gravant un peu plus le nom du tour dans la légende du poker. Et le Main Event sera le 100ème de l'histoire !

Après 10 ans et 99 Main Event de l'EPT, les nombres et données se sont accumulées. Pour marquer le coup nous avons compilé certains de ces chiffres les plus intéressants. Et vous pourriez même être surpris de voir certains des joueurs en tête des classements.

Top 5 joueurs le plus souvent payés

#

Nom

Nombre de cashs

1

Luca Pagano

20

2

Jonny Lodden

17

3

Alexander Kravchenko

15

-

Bertrand Grospellier

15

5

Roberto Romanello

13


Top 5 joueurs ayant le plus souvent terminé dans le Top 10

#

Nom

Nombre de Top 10

1

Luca Pagano

7

2

Mike McDonald

5

-

Martin Jacobson

5

-

Johannes Strassmann†

5

5

Steve O’Dwyer

4


Top 5 pays les plus souvent vainqueurs

#

Pays

Titres

1

Grande-Bretagne

16

2

Etats-Unis

14

3

Allemagne

11

4

France

8

-

Suède

8


Top 5 pays aux plus grands nombres de joueurs en tables finales

#

Pays

Tables finales cumulées

1

Etats-Unis

82

2

Grande-Bretagne

72

3

France

63

4

Suède

57

5

Allemagne

56


Top 5 plus gros gains

EPT Monte Carlo

Saison 5

Pieter de Korver

2 300 000 €

EPT Bahamas

Saison 5

Poorya Nazari

2 227 000 €

EPT Monte Carlo

Saison 4

Glen Chorny

2 020 000 €

EPT Monte Carlo

Saison 3

Gavin Griffin

1 925 010 €

EPT Monte Carlo

Saison 6

Nicolas Chouity

1 700 000 €

(le taux de change euro - dollar subissant des variations, Poorya Nazari peut parfois se retrouver devant Pieter de Korver)


Top 5 classement de l'argent gagné "All-Time"

1

Mike McDonald

Canada

3 309 772 $

2

Glen Chorny

Canada

3 327 354 $

3

Pieter de Korver

Netherlands

3 066 850 $

4

Poorya Nazari

Canada

3 000 000 $

5

Dimitar Danchev

Bulgaria

2 804 107 $

On notera que trois joueurs de ce classement sont Canadiens.
Le Bulgare Dimitar Danchev doit sa position dans ce Top 5 à une victoire (PCA 2013) et une deuxième place (San Remo 2011) en Main Events d'EPT.


En vrac

    • Les tables finales de l'EPT sont composées de 8 joueurs, tandis qu'elles le sont de 9 aux WSOP, et de 6 au WPT.
    • Prizepool total cumulé sur tous les EPT ayant eu lieu : plus de 617 millions d'euros, dont 357 millions ont été payés dans les différents Main Events.
IMG3270
Vicky Coren, la seule double-championne de l'EPT.
  • Trond Eisvig (Norvège) est parvenu à atteindre la table finale à trois reprises en une année lors de la saison 4, un record. Il a terminé 5è à Barcelone, 4è à Dublin, et 8è à Varsovie.
  • Le seul joueur à avoir réussi à remporter deux titres de l'EPT est une joueuse, Victoria Coren-Mitchell. Elle a gagné l'EPT de Londres saison 3, et celui de San Remo en saison 10.
  • De nombreux joueurs couraient après un deuxième sacre depuis de très nombreuses années. Pourtant cette quête aurait pu ne jamais vraiment avoir eu lieu : Ram Vaswani a remporté le troisième event de l'EPT saison 1 à Dublin, puis aura terminé 2è de l'EPT suivant à Copenhague, défait par Noah Boeken.
  • Le Canadien Mike McDonald aura été celui qui se sera approché le plus souvent de ce deuxième sacre. Après sa victoire à Dortmund en 2008, il atteignit à nouveau la table finale l'année suivante (5è). Puis il termina 11è à Barcelone en 2009, 3è à Deauville en 2010, 27è à Prague en 2011, 9è à Madrid en 2012, 20è à Londres en 2013, et 2è au PCA des Bahamas en 2014.
  • Max Heinzelmann a terminé 2è de l'EPT Berlin en 2011. Trois semaines plus tard il terminant à nouveau 2è lors de l'EPT San Remo.
  • Un total de 60 450 joueurs ont pris part aux tournois de l'EPT. La plus faible affluence aura pu être enregistrée en saison 1 (1468 joueurs), tandis que la plus haute l'aura été lors de la saison 6 (9157 joueurs).
  • Le joueur le plus régulier de l'EPT est sans doute Luca Pagano. Le joueur italien a atteint la toute première table finale, et a depuis à nouveau réussi la même performance à 6 reprises.
  • Pagano est également en tête au nombre de places dans le Top 10, de places payées, et du classement général (en termes de points) sans jamais avoir gagné le moindre Main Event.
  • On retrouve 3 autres joueurs n'ayant jamais gagné d'EPT dans le Top 10 : Martin Jacobson, Pierre Neuville, et feu Johannes Strassmann.

Classement

Joueur

Points

1

Luca Pagano

5550

2

Bertrand Grospellier

4605

3

Mike McDonald

4216

4

Jonny Lodden

4156

5

Martin Jacobson

4035

6

Kevin MacPhee

3967

7

Pierre Neuville

3744

8

Roberto Romanello

3620

9

Sebastian Ruthenberg

3504

10

Johannes Strassmann†

3466

Côté micro...

Les co-fondateurs John Duthie et Colin Murray étaient aussi les premiers commentateurs des EPTs. Greg Raymer, Daniel Negreanu et Vicky Coren fournissaient quant à eux des analyses.

James Hartigan pris la relève lors de la saison 3. Il a été rejoint par Joe Stapleton lors de la saison 8, puis Mark Convey lors de la saison 10.

Depuis la saison 10, chaque jour de l'EPT est diffusé en live streaming. Lors du dernier jour, un délai d'une heure est cependant respecté afin que les téléspectateurs puissent voir les cartes des joueurs, et sans possibilité de communication aux joueurs en temps réel.

Le show de l'EPT aura connu les présentateurs suivants (toujours pour le flux international principal) : Caroline Flack, Nathalie Pinkham, Kara Scott, Michelle Orpe, Kristy Arnett, Sarah Grant, Laura Cornelius, Lynn Gilmartin, et dernièrement Jennifer Robles.

---

Thomas Kremser : ses souvenirs les plus mémorables en 7 ans d'EPT

Thomas Kremser directeur de tournoi EPT
Thomas Kremser, Directeur de Tournoi de l'EPT durant les 7 années.

Thomas Kremser a passé 7 ans et 70 tournois en tant que directeur de tournoi. Il est revenu pour nous sur ses plus grands souvenirs.

Présent depuis le commencement, Kremser a joué un rôle essentiel dans la transformation du rêve de John Duthie en réalité, celui d'un "WPT pour l'Europe".

Du terrible braquage de l'EPT Berlin au non moins épique EPT de Kiev, en passant par de grands souvenirs à Barcelone ou ceux moins bons d'Ivan Freitez à Monaco, qui de mieux que Kremser pouvait revenir sur tant de faits marquants et moments historiques de l'European Poker Tour ?

Voici en tout cas ses expériences les plus mémorables.


Comment tout a commencé

Thomas Kremser : D’après ce que je sais, j’étais l’un des premiers à avoir été contacté par John Duthie. Il voulait reproduire le modèle du WPT en Europe. J’ai trouvé l’idée très intéressante.

thomas kremser ept berlin
"Je n'ai jamais perdu mon sang froid, jusqu'à mon dernier EPT."
 

Je venais de quitter le Concord Casino après 10 ans passés là-bas, j’avais besoin d’un nouveau défi. Nous avons contacté autant de personnes que possible.

Il y a eu de très longues discussion avec PokerStars et Party Poker, nos sponsors potentiels à l’époque. Nous avons aussi beaucoup débattu des lieux qui pourraient accueillir les tournois.

On ne savait pas du tout si ça allait marcher. D’ailleurs, la plupart des gens impliqués dans le projet étaient très sceptiques.


Le premier EPT à Barcelone

TK : J’avais déjà travaillé avec le casino de Barcelone, notamment en formant leurs croupiers et en organisant quelques tournois. Barcelone avait tout de la première étape idéale.

Nous avons programmé trois ou quatre autres étapes, histoires de voir ce que tout ça allait donner.

La deuxième étape, à Londres, a très bien marché. La troisième, à Vienne, a montré qu’on était là pour durer.

Ce qui est marrant, c’est qu’à l’époque il n’y avait pas vraiment de base de joueurs locaux à Barcelone. Le tournoi a donc attiré les joueurs qu’on retrouvait déjà dans tous les tournois d’Europe.

Le seul vrai changement, c’était la télé. Au début, certains joueurs n’appréciaient pas d’être filmés, mais Duthie, PokerStars et moi avons insisté.


Situation la plus compliquée

TK : L'EPT Berlin, après le braquage, sans aucun doute. Il y avait 5 tournois qui se déroulaient en même temps, 60 tables. C’était le chaos total. Des tables avaient été renversées et certains essayaient d’en profiter.

ept berlin chips
Un pur chaos lors de l'attaque à main armée à l'EPT Berlin.
 

Dans le Main Event, où il y avait 1 million d’euros en jeu, il ne restait que trois tables. Tous les jetons s’étaient mélangés.

En résumé : si on considère mes sept ans à la tête de l’EPT comme mes études, ce jour-là c’était ma soutenance de thèse. Je suis très fier de la manière dont nous avons géré la situation. D’autant que, sans vouloir me mettre en avant, j’étais en première ligne.


Regrets

TK : Je n’ai pas vraiment de regrets. L’EPT a toujours été un projet très ambitieux et j’ai beaucoup de chance d’y avoir pris part.

Mon seul regret, c’est d’avoir essayé de trop faire de choses tout seul au lieu de déléguer.

J’ai toujours voulu me donner à 100%, ce qui m’a parfois coûté beaucoup d’énergie et a pu avoir un impact négatif sur ma productivité.


Péter un câble

TK : Ce qui est assez fou, c’est que j’ai toujours gardé mon calme... jusqu’à mon dernier tournoi sur l’EPT. C’était le Grand Final à Madrid et Ivan Freitez n’arrêtait pas de faire de l’angle-shooting.

Je suis plutôt quelqu’un de posé. Avant Madrid, la seule chose qui m’énervait c’était les spectateurs qui ne restaient pas derrière les barrières.

antonio esfandiari 19434
Antonio Esfandiari, toujours l'un des joueurs les plus appréciés.
 

Avec Freitez, c’était différent. C’était malhonnête, une série de mauvais coups. On a bien senti lorsque je me suis exprimé que j’étais à bout mentalement.


Joueur préféré

TK : Quand je repense à tous ces tournois, il y a un joueur qui m’a toujours fait une excellente impression : Christer Johansson. Pendant un moment, il participait à tous les tournois de l’EPT.

Il était sympathique, poli et sociable. Il était intelligent, mais également bon joueur et il a eu de très bons résultats. Quand je m’imagine en tant que joueur, c’est lui mon modèle.

J’aime aussi beaucoup Antonio Esfandiari. C’est un très grand joueur qui fait tout pour que toute la table passe un bon moment.

Antonio et ses anecdotes créent toujours une atmosphère très spéciale.


Étape préférée

TK : Barcelone, sans aucun doute. C’est une ville fantastique : plages, soleil... et puis j’y associerai toujours mes premiers pas dans le poker live.

thomas Kremser head
Dès le début ça aura été un projet très ambitieux, et j'ai eu de la chance d'être là.
 

Ensuite, je dirais Prague. Je pouvais y aller en voiture et tout était concentré au même endroit, au Hilton.


Meilleure soirée des joueurs

TK : Honnêtement, je n’ai pas fait une seule soirée en sept ans. J’avais toujours trop de boulot.


Moments les plus bizarres

TK : Je crois que la situation la plus bizarre à laquelle j’ai été confronté s’est produite à Kiev. Nous avions délocalisé l’EPT là-bas parce que l’étape de Moscou avait été annulée au dernier moment.

Et là, en plein tournoi, une grosse coupure d’électricité.

Résultat, un Main Event plongé dans le noir. Mais encore une fois, la communauté poker a montré la solidarité dont elle sait faire preuve : les caméramans ont utilisé leurs lampes pour éclairer les tables, et des centaines de téléphones portables pour compléter tout ça et continuer à jouer.

Il s’est passé un truc extraordinaire à Barcelone aussi, en 2006. Il y avait tellement de joueurs qu’on a dû serrer sept paires de joueurs à la même table lors d’un tournoi de heads-up. Ca n’a dérangé personne, les joueurs ont payé leur buy-in de 5000€, même en étant serrés comme des sardines.

Veuillez correctement remplir les champs requis !

Erreur !

Vous devez attendre 3 minutes avant de pouvoir poster un nouveau commentaire.

Aucun commentaire

×

Sorry, this room is not available in your country.

Please try the best alternative which is available for your location:

Close and visit page