Le Bilan 2010 du Marché du Poker en Ligne Légal

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Alors que la France, avec sa consœur Italienne, est sous les feux des projecteurs concernant les premiers résultats pour les jeux d’argent en ligne après 6 mois d’activité, les premiers chiffres portent déjà à confusion et incitent au débat.

Premier bilan indéniable, le poker en ligne s’en sort bien en France. Selon les premières estimations, il y aurait aujourd’hui près de 150 000 joueurs actifs pour le poker en ligne, soit plus que pour les paris sportifs ou les paris hippiques (130 000). Avec 4 milliards d’euros misés depuis la légalisation, le segment se porte plus que mieux, et les pronostics qui avaient été établis en juin dernier donnent raison à tous les opérateurs qui ont choisi de postuler à l’obtention d’une licence auprès de l’ARJEL.

Concernant ces chiffres, il faut cependant les prendre avec précaution. Etablis dans un rapport intitulé « Etude sur le marché français des jeux en ligne », par Francis Merlin pour les Monaco Igaming Exchanges, ils ont été remis en cause par Alexandre Dreyfus, patron de Chiligaming. Acteur majeur du marché, il explique avec précision sur son blog pourquoi parmi toutes les données avancées dans ce même rapport, beaucoup lui semblent non seulement douteuses, mais surtout erronées. Et que pour lui, ce très bon départ du poker en ligne est à nuancer pour les opérateurs de poker dont les bénéfices sont bien moins élevés que ce qui est avancé dans ce rapport.

Malgré ce désormais célèbre taux de taxation de 2% sur les sommes jouées fortement décrié par les professionnels du segment (contre 8,5% pour les paris en ligne), les joueurs ont répondu présent et les grands noms du poker en ligne tels que Pokerstars, Winamax, Partypoker ou même FullTilt Poker, arrivé plus tard sur le marché, ont fortement investi afin d’attirer le plus grand nombre de joueurs sur leurs sites.

Investissement payant à première vue pour un marché bien moins important que les Etats-Unis où le poker fait partie du paysage « culturel ». Spots télévisés, messages radios, émissions liées au poker qui se multiplient, promotions spéciales, … le marketing agressif des ces 6 derniers mois a porté ses fruits sur un marché qui était jusqu’à l’année dernière assez opaque.

Le battage médiatique à coup de recrutements de stars ou de sportifs qui ne faisaient pas ouvertement étalage de leur passion pour le poker jusqu’alors, est bien un « coup » gagnant notamment pour Winamax, société détenue par Patrick Bruel, Marc Simoncini (Meetic), Alexandre Roos et Christophe Schaming. Elle est devenue en peu de temps le numéro deux français, grillant ainsi la politesse à FullTilt ou Partypoker.

Autre conséquence de ce regain de célébrité, la féminisation en hausse des joueurs de poker. Alors que beaucoup voient encore le poker comme un "loisir" en surcharge de testostérone, les femmes ont prouvé qu’elles aussi avaient leur mot à dire au milieu de tous ces XY. Près de 30% des nouveaux joueurs seraient en effet des ‘joueuses’. On en peut qu’applaudir des deux mains cette hausse qui conduira un jour peut être à une réelle parité.

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