Ce que les bébés peuvent vous apprendre pour le poker

Bebe jouant au poker

Selon le dicton on a toujours besoin d'un plus petit que soi. On peut en effet apprendre de tous, et c'est aussi vrai des bébés. Même pour le poker !

Il y a 15 ans, j’assistais à la naissance de mon fils.

Il y a 3 mois, j’assistais à celle de ma fille.

Elle est magnifique. Angélique. Mais elle a fait de moi une boule de nerfs au bord du suicide.

Mais il y a toujours un bon côté : je joue mieux au poker. Et voilà 10 choses que mon bébé m’a apprises (ou rappelées) à propos du poker.

1. Comment se coucher

On est tous passés par là. La première fois qu’on a joué au poker, on voulait voir toutes les mains.

« On sait jamais, au flop ! », vous connaissez.

Avec le temps, nous avons compris que tout l’art du poker est d’apprendre à se coucher. C’est peut-être dommage de ne pas saisir sa chance de jouer avec 7-2 assortis en grosse blind, mais c’est pourtant très important.

Les nouveau-nés sont chiants à mourir. Ils ne font rien d’autre que vous mettre sur les nerfs.

Joueur de poker immobile
Savoir rester de marbre. Et en vie.

Et parfois, ils bluffent en faisant semblant de sourire alors qu’ils ont des gaz.

Lorsqu’on a un enfant, il faut apprendre à rester immobile.

Il faut savoir rester assis sans bouger, son bébé dans les bras. Comme lorsqu’il faut se coucher au poker.

2. Rester dans un tournoi

Lorsqu’on se lance dans un tournoi, le seul objectif est d’y rester le plus longtemps possible. Phil Hellmuth en est le champion, et c’est pour ça qu’il a remporté 14 bracelets des World Series of Poker (WSOP).

En tant que parent, et il faut dire ce qui est, votre seul objectif est de garder votre enfant en vie.

Ses biberons doivent être stérilisés, il faut les nourrir toutes les deux heures, éviter de les écraser dans le lit...

En arrivant à garder un enfant en vie, on apprend comment « survivre » dans un tournoi de poker.

3. Le long terme

Nous savons tous que les meilleurs joueurs de poker du monde ont acquis ce statut en ayant du succès à long terme.

N’importe qui peut gager de l’argent (ou un titre). Mais s’imposer sur le long terme est ce qui est vraiment important dans le poker.

body poker pour nouveau ne
Pensez toujours long terme.

C’est la même chose avec un nouveau-né. Parfois, sans vision à long terme, la meilleure option semble être de le balancer par la fenêtre. Mais ce n’est pas une stratégie efficace à long terme.
(Note du Traducteur : Humour on précise !)

L’objectif est de tenir assez longtemps pour qu’un jour ce nouveau-né grandisse suffisamment pour qu’il puisse s’asseoir et jouer à la PlayStation jusqu’à ce que vous ayez terminé votre tournoi de poker.

4. La valeur de vos jetons

Tous les joueurs de poker savent qu’il n’y a rien de plus précieux que les jetons. C'est notre carburant, impossible d’avancer sans eux.

Mais quand mes enfants sont nés, j’ai découvert qu’il y avait des choses plus précieuses. Et c’est ainsi que j’ai compris l’importance de chaque jeton.

Là, je parle du lait maternel. Oubliez l’or, les diamants ou les bitcoins. Quand vous avez un nouveau-né, la chose la plus importante est le lait.

« Pourquoi ne pas lui donner du lait en poudre ? », m’a demandé le docteur après la naissance.

« Parce que ce n’est pas une vache. »

Et puis chaque tétée devient un cauchemar vu la quantité de gaz que produit le lait en poudre.

Le lait maternel devient donc la denrée la plus précieuse au monde. N’en gâchez pas une goutte.

5. L’art de se contrôler

Au poker, il faut apprendre le « contrôle », et avoir un nouveau-né est parfait pour ça. 

Joueuse de poker
Ressentez de l'empathie, pas de la frustration.

Impossible de contrôler les pleurs de son bébé, ses repas ou quoi que ce soit. Inutile donc de se créer de l’anxiété autour de circonstances sur lesquelles on n’a aucun contrôle.

Quand un bébé pleure, il faut avoir de l’empathie plutôt que de la frustration.

On ne peut pas non plus contrôler le deck, le croupier ou les autres joueurs. Réagir avec anxiété ne peut que vous désavantager.

6. Comment masquer vos tells

Martin Jacobson est l’une des présences les plus impressionnantes autour d’une table de poker. Il a une manière de créer une aura intense et impénétrable que j’adore.

J’ai piqué son approche pour mon bébé. J’arrive à passer des heures à tourner en rond dans la pièce avec elle.

Elle dort profondément. Mais dès l’instant où on la pose dans son berceau, elle est aussi énergique que Will Kassouf sous coke.

Elle passe son temps à bluffer et je me fais avoir à chaque fois. Je ne peux la poser que si je suis prêt à faire pareil. Je dois être imperturbable.

Si je la regarde dans les yeux, elle sait que je bluffe. Il faut que je la pose lentement pour qu’elle pense que je suis toujours à côté d’elle.

7. Agir

Pour devenir un excellent joueur de poker, vous devez avoir quelques atouts dans la manche. C’est pareil pour un nouveau-né.

Le seul objectif est d’arriver à l’endormir aussi souvent et aussi vite que possible. S’ils pouvaient dormir jusqu’à ce qu’ils sachent parler et marcher, comme la Belle au bois dormant, ça m’irait. 

C’est comme ça qu’on développe des stratégies. Par exemple, vous ne chantez la musique de Dirty Dancing QUE quand vous avez vraiment besoin qu’il dorme.

Vous chantez la musique de Rocky quand vous changez sa couche pour éviter qu’il ne s’agite.

Joueur de poker qui dort
Le meilleur entraînement pour le poker.

Vous le bercez, vous chantonnez, vous faites des kilomètres, tout ça pour 2 ou 3 heures de bonheur.

8. Passer des heures à table

Si vous êtes spécialiste des cash games, vous savez que le temps que vous passez à table dépend de la présence ou non d’un fish. Et puis parfois le fish est une baleine et vous y passez 24 heures. Et ça, c’est dur.

Heureusement, avoir un nouveau-né aide à se préparer pour ces longues sessions. Non seulement vous restez debout pendant les 42 heures que dure l’accouchement, mais ensuite, vous ne dormez plus que 2 ou 3 heures pendant les 3 prochaines années.

C’est le meilleur entraînement. Et c’est encore mieux si vous êtes une femme, parce qu’il est probable que vous ne puissiez ni vous asseoir ni vous allonger pendant au moins 6 semaines après avoir accouché d’un objet de la taille d’une pastèque.

9. L’art de la patience

L’impatience ne rapporte rien au poker. Il faut savoir rester calme.

Vous ne pouvez pas jouer les mains qui ne rapportent rien juste parce que vous vous ennuyez. Vous ne pouvez pas vous lasser de vous coucher.

Bébé jouant au poker 2

Vous ne pouvez pas laisser votre adversaire à grande gueule vous pousser à jouer alors que vous n’avez pas les bonnes mains.

Si vous n’avez pas assez de patience avec votre bébé, vous allez devenir fou et votre enfant aura de sacrés complexes à raconter au psy.

Les bébés sentent la peur à 1 kilomètre. Et s’ils sentent que vous êtes impatient, ils feront de votre vie un enfer.

Apprenez à méditer pendant que vous marchez dans toute la maison pour l’endormir, la qualité de votre jeu ne pourra qu’en bénéficier. 

10. L’importance d’avoir des mentors

Si vous voulez devenir un très bon joueur, trouvez quelqu’un qui peut vous soutenir et vous montrer les ficelles.

C’est le meilleur moyen d’arriver au sommet, mais il faut choisir la bonne personne.

Par exemple, s’attacher les services d’une doula pour l’accouchement vaut de l’or. Si vous choisissez la bonne personne, votre vie sera bien plus facile.

Avoir un nouveau-né apporte énormément d’expérience. N’essayez pas de tout faire tout seul.

Profitez de l’expérience de ceux qui l’ont fait avant vous.