Une affaire de corruption à la Police des Jeux

interieur
Le Ministère de l'Intérieur

Le service central des courses et des jeux (SCCJ) serait-il corrompu ? Le Ministère de l'intérieur a en effet de sérieux doute sur la probité de certains agents de la police des jeux d'argent.

A tel point que jeudi 5 décembre, Manuel Valls a décidé de limoger le commissaire général à la tête de ce service, Jean-Pierre Aleza, afin d'en « renouveler le management »

Une décision qui n'a pas été prise à la légère. Dans l'ombre, cela fait déjà quelques temps que l'inspection générale des services (IGS) scrute les faits et gestes de ce service censé être totalement irréprochable.

L'inspection générale des services (IGS) aurait été alertée par des fonctionnaires de la SCCJ qui étaient notamment surpris d'avoir besoin d'une autorisation de leur patron pour pouvoir contrôler les cercles de jeux. Jean-Pierre Aleza est notamment soupçonné d'avoir tenté, en vain, de faire obstacle à l'enquête en cours concernant le cercle de jeux Wagram.

Les investigations de l'IGS ont mis en lumière d'autres faits troublants : des policiers auraient été « achetés » par les directeurs d'établissements de jeux. Ils auraient ainsi pris l'habitude d'accepter des cadeaux en contrepartie de leur silence, et parfois même d'actions délictueuses. Dans l'affaire du cercle Wagram, des scellés ont notamment disparu...
De même, les établissements de jeux auraient été alertés à l'avance des enquêtes « surprises » organisées par les services de la police des jeux d'argent.

Les fonctionnaires ripoux sont finalement passés devant des conseils de discipline, et des sanctions devraient être prises très rapidement .

En attendant la nomination d'un nouveau responsable du SCCJ, un haut cadre de la Direction centrale de la police judiciaire devrait être chargé d'assurer la transition.

Comme on dit dans le langage des casinotiers, « Les jeux sont faits, rien ne va plus... »

 

Derniers Blog Posts »