Esfandiari : « Les pros doivent arrêter d’être aussi pros »

Antonio Esfandiari 888Live Londres

Antonio Esfandiari revient sur le Big One for One Drop, son actualité, et certains changements qui tentent d'être apportés au poker.

Antonio Esfandiari est le joueur le plus connu à avoir été invité par 888 pour participer à leur premier grand festival de poker à l’Aspers Casino de Londres la semaine dernière.

Bien que très sollicité, nous avons tout de même pu passer quelques minutes avec lui pour qu'il nous parle de son actualité et d'autres sujets comme la table finale des November Nine ce week-end (vite vu : Il n'a aucun favori), mais surtout le Big One for One Drop récent et qu'il avait remporté en 2012.


Antonio c'est quoi être « tendance » ? On t’a entendu utiliser cette expression pendant la séquence analyse avec Phil Laak sur ESPN.

C’est avoir un certain sens de la mode et ne pas être resté bloqué il y a 10 ans.

C’est de ton co-présentateur que tu parles comme ça ?

Eh oui. Phil Laak est l’antithèse de « tendance ». S’habiller n’importe comment chez soi, quand personne ne regarde, c’est une chose. Mais s’habiller n’importe comment quand le monde entier te regarde en est une autre.

Comment te prépares-tu pour ces séquences ?

Ils nous envoient l’historique des mains, pour que nous ayons le contexte. Et puis ensuite on se lâche.

Phil Laak fashion
La mode façon Phil Laak.

On ne répète pas avant la séquence. Ça fait des années qu’on travaille ensemble, donc on a l’habitude.

Toi qui es impliqué dans le poker télévisé, à ton avis, que peut-on faire pour le rendre plus intéressant ?

Il faut un chronomètre et les pros doivent arrêter d’être aussi pros. S’ils mettent trop de temps et se prennent trop au sérieux, ce qui est déjà un peu le cas, ça enlève tout l’intérêt du poker.

Si tu veux que plus de gens s’intéressent au poker, fais en sorte que ce soit fun et qu’on arrête de ne voir que des robots.

Est-ce qu’on devrait voir plus de personnages comme Matusow ou Hellmuth, ou plus de célébrités ?

On a déjà tout ça, mais dans un grand tournoi, on ne sait jamais qui va aller loin. Il faut faire avec les aléas du jeu, et c’est ça qui est difficile pour les producteurs.

Parlons un peu du Big One for One Drop. Le tournoi est désormais réservé aux amateurs, mais les pros sont toujours présents, en tant que coachs.

Je pense que c’est une autre direction pour le poker.

Si tu as des joueurs qui ne jouent pas très souvent mais qui sont riches, ils pourraient devenir très intéressés par le poker si un pro les aide.

Guy Laliberté
"Il est important d'essayer des choses différentes."

Ça permet d’amener quelque chose de différent. C’est important d’essayer des choses différentes pour voir ce qui fonctionne. Guy Laliberté a encore été très créatif quand il a eu cette idée de coaching.

On ne sait pas encore si ça fonctionnera sur le long terme, mais il faut essayer.

Qu’est-ce que tu en as pensé ? Tu as toi-même travaillé avec un joueur, Bob Safai.

Oui. Ça c’est extrêmement bien passé. Il est allé loin, j’étais à ses côtés. Quand il s’est pris un horrible bad beat alors qu’il ne restait que deux tables, ça m’a fichu un coup à moi aussi.

Est-ce qu’il y aura un autre Big One ?

J’en ai parlé avec Guy, mais je ne peux rien vous dévoiler là-dessus. Ce que je peux dire, c’est qu’il y a plusieurs idées en train de mûrir.

Je ne sais pas encore ce qu’il va se passer, mais il faut être conscient que ça demande beaucoup de travail à Guy. 

Le tournoi sert une très belle cause, mais c’est à lui de voir s’il veut en organiser un autre.

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