Felipe Ramos : « Porter haut les couleurs du Brésil et du poker »

Drapeau du Bresil aux WSOP

Si vous suivez le poker, vous avez peut-être entendu parler de Felipe Ramos. Et si vous suivez le poker brésilien, vous avez forcément entendu parler de lui.

Cinquième meilleur joueur brésilien de l’histoire, il gère également ses propres sites de coaching et il est ami avec le phénomène du football Neymar.

Cette année, il est également nommé dans la catégorie du Joueur le plus inspirant aux Trophées PokerListings « L’Esprit du poker ».

L’inspiration est au cœur du jeu et de l’entreprise de Ramos. Récemment, à l’occasion d’un tournoi de futsal au Brésil, Ramos a réalisé une vidéo d’inspiration pour l’équipe des "outsiders" et ils ont fini par gagner.

« C’était sympa parce qu’ils m’ont écrit après le tournoi pour me dire que ma vidéo les avait inspirés », raconte Ramos.

Le business de l’inspiration

Ramos a lancé un site sur lequel il donne des leçons et cours de poker, poste des vidéos et organise des conférences. Une entreprise qui dépasse aujourd’hui le poker.

Felipe Ramos
"Les gens sont importants pour moi."

Ramos essaye en effet de trouver sans cesse des parallèles entre le poker et d’autres domaines. Une expérience qu’il base sur sa propre vie et carrière de joueur de poker.

« En gros, ce que je fais chaque jour n’a rien à voir avec ce que font 99,9 % des joueurs de poker.

Les gens m’envoient des messages sur les réseaux sociaux pour me parler d’une main qu’ils ont jouée, et je leur réponds quand je peux.

Les gens sont importants pour moi.

J’écris des articles stratégie gratuitement. Je veux que les gens s’intéressent au poker et attirer de nouveaux joueurs. »

Ramos estime que cela lui permet d’établir une relation mutuelle avec ses fans, plutôt qu’unilatérale.

Un bon deal.

« Le poker est une discipline tellement individualiste que c’est génial de voir tous ces gens m’encourager, alors qu’ils n’ont rien à y gagner.

C’est moi qui gagne l’argent, c’est moi qui perds l’argent. »

Ramos : « Je serai là pour porter haut les couleurs du poker »

Ramos se voit aussi comme un défenseur du poker. D'autant que celui-ci n’a pas la vie facile au Brésil.

Il y a à peine dix ans, peu de gens connaissaient le poker. Depuis, le poker a tout simplement explosé, mais les joueurs comme Ramos ou Andre Akkari doivent sans cesse défendre le poker face au gouvernement, très anti-jeux.

« Je serai là pour porter haut les couleurs du poker à chaque fois que quelqu’un le dénigre », explique Ramos.

« Je veux aider les gens qui essaient de comprendre le poker et de se lancer.

Supporter Bresil priere
Les joueurs brésiliens sont des passionnés.

Les gens devraient voter pour moi, je continuerai jusqu’à ma mort. »

Alors qu’est-ce qui peut inspirer un homme qui passe son temps à inspirer les autres ?

« Ce qui m’inspire, c’est d’avoir trouvé l’équilibre dans ma vie. Je n’avais pas ça dans mon ancien boulot, et beaucoup de gens ne trouvent jamais cet équilibre.

Je dois faire ce que j’aime en essayant de faire vivre ma famille, mes amis et moi autant que possible. »

Dévouement et inspiration pour de meilleurs résultats

Ramos réussit plutôt bien ces derniers temps. Il a atteint une place payée dans chacun des tournois de l’EPT auxquels il a participé cette année, et il a même atteint la table finale du High Roller #2 de l’EPT Grand Final à Monte Carlo en avril dernier.

Un mois plus tard, il entrait en table finale du Main Event du WPT Amsterdam.

Aux WSOP 2016, Ramos a atteint 4 places payées, dont 3 dans des tournois à 10 000 $. Sa meilleure performance fut une 9è place dans une épreuve d'Omaha Hi-Lo Championship à 10 000 $.

« Si vous m’aviez demandé au début de ma carrière comment je voyais la vie de joueur pro, je n’aurais pas du tout imaginé ça comme ça.

Je n’aurais jamais pensé devenir un joueur assez bon pour disputer un tournoi à 10 000 $. C’est assez inspirant. »

Felipe Ramos
Inspiré par la pensée bouddhiste.

Sagesse bouddhiste

Si Ramos estime que son objectif quotidien est de faire de son mieux dans tous les domaines, il reste ouvert à toutes les possibilités.

« J’ai lu un truc il y a deux ou trois jours. C’était sur un moins bouddhiste à qui on avait demandé quel était le sens de la vie. Il a répondu qu’il n’y avait aucun sens, parce que si tu penses l’avoir compris, tu vas rater tout un tas d’autres trucs.

Si tu penses déjà savoir ce que tu vas recevoir, alors tu ne verras pas ce que tu peux avoir, et ta vie ne sera jamais complète.

C’est comme ça que je vois ce que je fais au poker. J’arrive dans un tournoi sans savoir ce qu’il va se passer.

Je ne sais pas si je vais gagner ou perdre. Tout ce qui m’importe, c’est de jouer et de bien traiter les autres. »