FullTilt Poker en 10 dates

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Retrouvez l'histoire de Full Tilt Poker en 10 dates et évènements marquants.





2004 : Full Tilt Poker ouvre ses portes

Retour 7 ans en arrière. Le marché du poker en ligne est déjà bien lancé. Party Poker est le leader de l'époque, et PokerStars le petit nouveau qui grimpe. Plusieurs autres salles de poker connaissent du succès, dont beaucoup sont d'ailleurs aujourd'hui disparues.
Des professionnels se lançaient même dans l'aventure en lançant leur propre poker room (on se souvient notamment de Doyle's Room, qui n'a jamais laissé un épique souvenir).
Eté 2004 : Full Tilt rentre à son tour dans la danse, avec l'idée de réunir un groupe de joueurs bien connus pour détenir et sponsoriser la salle en forme de stratégie encore inédite.


2006 : Passage de l'UIGEA aux Etats-Unis

L'Unlawful Internet Gambling Enforcement Act (acte de régulation du jeu en ligne et interdisant son activité sous certaines formes et les transferts d'argent) aura eu un gros impact négatif sur l'industrie du poker en ligne dans son ensemble. Mais il aura été un véritable cadeau divin pour Full Tilt. Avec Party Poker et d'autres salles côtés en bourse forcées de se retirer du marché US, c'est un énorme vide dans lequel ont pu s'engouffrer PokerStars et Full Tilt.
Et cette dernière allait en devenir la deuxième salle de poker en ligne au monde.


2007 : Jerry Yang remporte le Main Event des WSOP

Après avoir vu le sceau PokerStars accolé au vainqueur du Main Event des WSOP durant trop longtemps, et même un joueur... de Bodog Poker remporter ce titre tant convoité en 2006, Full Tilt Poker connaît enfin son premier (et seul) champion du Main Event en 2007.
Jerry Yang est alors un amateur inconnu, et restera l'un des moins fameux vainqueurs de la compétition. L'opération n'aura d'ailleurs pas été d'un grand apport pour Full Tilt, Yang n'ayant guère ensuite joué en dehors de ce tournoi.

En 2010, Full Tilt fait signer tous les November Nine hormis deux, dont Jonathan Duhamel. Le canadien offrira un peu plus tard un nouveau titre à PokerStars.


2009 : Le Dwan Challenge est né

Avec autant de célèbres joueurs à hauts enjeux sur leur salle, il n'était pas surprenant de voir Full Tilt comme le théâtre des plus grosses parties sur Internet. Phil Ivey, Patrik Antonius et Gus Hansen y étaient quelques-uns des habitués du côté des plus hautes limites.
Certains petits nouveaux ont malgré tout eux aussi commencé à tirer leur épingle du jeu, dont un certain Tom "durrrr" Dwan.

Dwan finit par lancer un challenge inédit : se laisser défier par quiconque à des cotes de 3 contre 1. En d'autres termes, le jeunot acceptait de risquer 1,5 million de dollars contre 500 000 "seulement" pour son adversaire, dans une partie de cash game en heads-up. Dwan affirmait pouvoir finir avec un profit au terme de 50 000 mains.

Antonius et Daniel 'jungleman' Cates relevèrent le défi, et bien qu'aucun n'ait jamais été terminé, ce petit évènement attira des milliers d'observateurs autour de ces tables. Au grand plaisir de Full Tilt qui y gagna un peu plus de publicité gratuite.

Un peu plus tard (en 2010), c'est l'arrivée du phénomène Isildur1, un mystérieux et talentueux joueur de high stakes (depuis révélé au grand jour, le suédois Viktor Blom), qui aura eu le même effet.


2010 (1) : Le Rush Poker

Souvent à la pointe de l'innovation, Full Tilt lance début 2010 un produit censé révolutionner les parties d'argent (cash games) : le Rush Poker.
Le Rush Poker, c'est un peu du poker sous stéroïdes. Le principe ? Vous vous asseyez à la table, et si votre main ne vous plaît pas, en la jetant vous passez automatiquement et instantanément à une nouvelle table, prêt à jouer avec une nouvelle main de deux cartes !

Les avantages sont certains : un jeu accéléré, et la possibilité de monter à un rythme de 300 mains en une heure, soit 5 ou 6 fois le taux habituel en ligne, du jamais vu !


2010 (2) : Full Tilt obtient sa licence de l'ARJEL

Juillet 2010. Les premières licences ARJEL du nouveau marché français régulé et légal ont été attribuées un mois auparavant, et Full Tilt obtient la sienne à son tour.
Un peu plus d'un an plus tard, les joueurs français se demandent encore comment l'ARJEL a pu autant faillir à sa mission de n'octroyer des licences qu'aux salles présentant toutes les garanties.


2011 (1) : Le Black Friday

Wall Street aura eu son "jeudi noir" en 1929, le poker en ligne aura eu son "vendredi noir" en 2011.
Tous les joueurs garderont en mémoire cette date du 15 avril 2011, à commencer par ceux aux Etats-Unis. Coup de tonnerre : PokerStars, Full Tilt Poker et Absolute Poker sont accusés de fraude bancaire et de blanchiment d'argent par le Ministère de la Justice.

Full Tilt se retrouve alors forcé de stopper son activité presque immédiatement aux Etats-Unis. L'impact est tel que cette fermeture et la saisie de fonds feront apparaître de nouvelles irrégularités dans son business au cours des mois suivants. Avec le terrible engrenage que l'on connaît donc désormais (voir notre dossier pour en savoir plus).


2011 (2) : Phil Ivey attaque Tiltware

Six semaines plus tard, à quelques jours du début des WSOP 2011, Phil Ivey met les pieds dans le plat, et attaque son propre employeur. Bien qu'Ivey aura un peu plus tard retiré sa plainte, c'est un nouveau coup de massue pour la salle, très médiatique.
Cette opération aurait surtout même découragé un certain projet de reprise, initié par un ponte de l'industrie, Jack Binion.


2011 (3) : Licence(s) suspendue(s)

Fin juin, après que Full Tilt ait prouvé avoir de grosses difficultés (pour ne pas dire l'impossibilité) pour payer ses joueurs en dehors des Etats-Unis, l'Alderney Gambling Control Commission décide de suspendre sa licence d'exploitation, causant la fermeture immédiate du site pour tous ses joueurs à travers le monde, dont en France malgré son marché auto-régulé. L'ARJEL en fera de même.
Trois mois plus tard, l'AGCC décide de révoquer complètement cette licence.


2011 (4) : Tapie le sauveur ?

Pendant que tous ses joueurs s'inquiètent d'un jour pouvoir revoir leur argent, Full Tilt continue de chercher un repreneur. Un temps au stade de rumeur, le seul repreneur potentiel a fini par avouer faire partie d'un réel plan de reprise, un peu plus complexe que souvent décrit toutefois.

Ce "sauveur" c'est donc le Groupe Bernard Tapie, qui s'est également lancé au même moment dans l'organisation d'un gigantesque tournoi de poker live dans le stade de Wembley pour 2012, avec des qualifications en ligne prévues. Inutile de dire que les deux opérations sont sans guère de doute liées.

Full Tilt Poker tel le Phénix renaîtra t-il de ses cendres ? Sous un nouveau nom ?
Rendez-vous sur PokerListings pour un point régulier et les derniers développements sur l'affaire.

 

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