Gus Hansen : Des hauts et des bas à la Bobby’s Room

Gus Hansen 2017

Gus Hansen avait quasiment disparu du circuit depuis 2014, mais il est de retour à Las Vegas pour disputer des parties et tournois à hauts enjeux.

D’après les sites de suivi, Hansen a perdu environ 17 millions de dollars au poker high stakes (à hauts enjeux) en ligne entre 2012 et 2014.

Mais le Great Dane était à Vegas dès le début des WSOP cette année. Il confiait à PokerListings avoir passé la majorité de son temps dans la Bobby’s Room du Bellagio pour des parties high stakes.

Il aura en outre participé au fameux Poker Players Championship à 50 000 $, sans atteindre la fin du Jour 2 cependant (et toujours aucune nouvelle place payée en tournoi live à son palmarès depuis mars 2014).

Gus avait accepté de nous parler de ces parties à hauts enjeux qui l'auront occupé quelques semaines, et de faire le point sur ces dernières années.


On est très heureux de te voir aux WSOP, ça faisait longtemps. Est-ce que tu peux nous parler un peu de ces dernières années ?

J’ai fait un peu de poker, mais vraiment très peu, et principalement des cash games. J’ai été au King’s Casino en République Tchèque, un peu à Vienne aussi. Je suis passé à Vegas, notamment depuis le début de l’été, mais le Players Championship était mon premier tournoi.

Tu te concentres sur les cash games depuis que tu es ici ?

Oui, des cash games dans la Bobby’s Room. J’ai eu des bons jours, d’autres moins. Je me concentre sur la 2 000/4 000 $.

Comment cela se passe ?

Il y a des hauts et des bas. Malheureusement, jusqu’à ce tournoi c’était plutôt des bas.

Gus Hansen 2
Un homme qui a inspiré tout une génération de joueurs.

J’avais besoin de changer d’air, c’est pour ça que j’ai décidé de participer à ce tournoi. Mais il faut pouvoir montrer la meilleure main une fois de temps en temps.

Je ne joue probablement pas à mon meilleur niveau, mais je suis globalement assez content de ma performance. Parfois ça marche, parfois non.

Le Gus Hansen que l’on connaît n’a jamais eu besoin de la meilleure main pour gagner.

C’est vrai, mais en Limit on peut moins mettre la pression sur les adversaires. En No-Limit ou en PLO, c’est plus ouvert, mais là ça n’a pas fonctionné.

J’aime beaucoup ce tournoi, cela dit. Je vais peut-être participer à quelques tournois, mais plus probablement uniquement au Main Event.

On sait depuis longtemps que tu adores la compétition. Alors si ce n’est pas dans le poker, où retrouves-tu ces sensations ?

Dans d’autres jeux, à un niveau amateur. Je joue au bridge et beaucoup au squash. Mais en dehors de ça, j’investis aussi dans des entreprises.

Du backgammon aussi ?

Très peu. Après les WSOP, il y a le championnat du monde de backgammon à Monaco, et j’y serai forcément. Mais je ne sais pas encore si je jouerai.

On ne sait jamais comment la roue va tourner. Peut-être que j’en profiterai pour faire quelques cash games ou juste pour voir quelques amis de mon époque backgammon.

On sait que tu as participé à des parties de backgammon à hauts enjeux par le passé. Est-ce que c’est toujours le cas ?

Gus Hansen 3
"Vous allez me revoir plus souvent sur la scène du poker."

Très peu. Cela pourrait se reproduire, mais ça ne fait pas spécialement partie de mes projets.

Est-ce que tu vas passer plus de temps dans le poker à partir de maintenant ?

Oui. J’ai toujours adoré le poker. Pour l’instant, les choses ne marchent pas particulièrement bien pour moi à Vegas, mais je suis là et j’ai bien l’intention de retrouver une place sur le circuit.

C’est sympa la Bobby’s Room l'été ?

Je ne peux pas trop en dire, mais les parties sont intenses et on s’amuse bien. Les gens plaisantent beaucoup, et c’est très agréable. Il faut être capable de gérer les blagues quand on perd, surtout quand comme moi on n’est pas le dernier à en faire.

Même dans le Players Championship à 50 000 $, les joueurs plaisantent beaucoup. C’est assez étonnant de voir que l’atmosphère est aussi détendue alors que les enjeux sont aussi élevés.

L’argent est forcément un facteur important et les gens prennent le tournoi au sérieux, mais pour moi ça permet de créer une atmosphère plus détendue. Généralement, j’ai l’impression de prendre de meilleures décisions dans ce contexte.

Comme je l’ai dit, j’aime quand ça parle et de toute façon, je suis sûrement l’un des joueurs les plus bavards du poker. Donc je crois que ma table est toujours la plus bavarde, quelles que soient les mises.

Est-ce que tu as cette approche de manière générale, selon laquelle il est important de s’amuser et de profiter du moment même si la pression est très forte ?

Je pense que c’est un bon conseil en général, oui. Si tu veux devenir très bon dans quelque chose, il faut que ce soit quelque chose que tu aimes, et ça c’est plus facile quand tu t’amuses.
Donc oui, si quelque chose ne te plaît pas, tu as moins de chances de devenir très bon.

Cela n’empêche pas qu’il faille être sérieux, parce que tout cela prend du temps. Mais on peut toujours s’amuser.

Veuillez correctement remplir les champs requis !

Erreur !

Vous devez attendre 3 minutes avant de pouvoir poster un nouveau commentaire.

Aucun commentaire