Mannequin, musicienne et joueuse de poker : Dee Dozier a trouvé son rythme

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Dee Dozier

On repère facilement Dee Dozier à la table de poker, même lorsqu’on ne connaît pas son nom : c’est la fameuse sympathique jeune fille qui arbore un grand sourire en récupérant les jetons dont elle vient de vous déposséder.

Mais résumer Dozier à sa carrière de joueuse de poker serait une erreur : elle est aussi chanteuse, auteur-compositeur, musicienne, actrice et mannequin. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est difficile de savoir ce qu’elle préfère : le poker, la musique... ou son chien Gamble. 

Dozier grandit à Atlanta, entre la chorale et les cours de piano. Amoureuse de la musique, elle commence très tôt à écrire ses propres chansons.

Elle raconte : “En Terminale, j’ai commencé à vraiment m’y mettre et j’ai rejoint plusieurs chorales. J’ai commencé à écrire des chansons en 2003. J’ai pris une guitare, j’ai appris toute seule à en jouer et j’ai commencé à composer.


Le virus du jeu

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"Je n'étais pas forte au poker, mais aujourd'hui j'ai confiance en moi."

Après le lycée, Dozier et sa guitare partent vers le Mississippi pour étudier les lettres et les sciences humaines. C’est aussi là-bas qu’elle découvre les casinos.

C’est au Mississippi que j’ai découvert le jeu. Deux fois par semaine, j’allais à Tunica pour jouer au blackjack. Je faisais aussi beaucoup de paris sportifs, mais j’étais vraiment obsédée par le blackjack. C’est à ce moment-là que j’ai vraiment attrapé le virus du jeu.

Son diplôme en poche, Dozier emménage à Los Angeles pour continuer à écrire des chansons tout en essayant de percer en tant qu’actrice. Elle est par exemple figurante dans le film Kiss Kiss Bang Bang, avant de recevoir une promotion et de jouer... une morte.

C’est moi la fille dans l’eau, le corps qu’on voit tout le film”, explique-t-elle.

Comme c’est considéré comme un vrai rôle, je continue à toucher des royalties. C’est dingue, tout ce que j’ai fait c’est rester couchée là toute la journée. Le truc cool c’est que toute mes scènes étaient avec Robert (Downey Jr.) et Val (Kilmer), donc j’ai pu un peu traîner avec eux.


Apprentissage à L.A., succès à Atlantic City

Dozier ne se contente pas de faire de la figuration à Los Angeles : elle en profite aussi pour apprendre le poker avec ses voisins. Ce n’est cependant que lorsqu’elle arrive à New York pour devenir mannequin qu’elle s’y met réellement.

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Dozier au Main Event des WSOP en 2007.

Quand je suis arrivée à Los Angeles, mes voisins jouaient au poker. J’ai commencé à lire des livres sur le poker et à jouer pour du beurre sur Internet. Et puis quand je suis arrivée à New York, j’ai très rapidement commencé à jouer.

J’ai beaucoup appris et j’ai gagné mon premier tournoi à Atlantic City. Cette année-là, j’ai participé au Main Event des WSOP.

Après avoir goûté au poker, Dozier décide d’arrêter le mannequinat. Elle finit son album et retourne à Los Angeles.

Je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup plus d’argent à se faire dans le poker. Et puis le climat new-yorkais ne me correspondait pas. Je suis une amoureuse de la plage, j’aime sentir le sable sous mes pieds et entendre l’océan. Cette année, je me suis installée à Malibu et je m’y sens tellement bien.


“J’ai plus d’assurance”

Aujourd’hui, Dozier partage son temps entre la musique et le poker. Son dernier projet, "Yo eleven", était d’ailleurs en stand-by, entre un changement dans la composition du groupe et le fait que Dee passe l’été à Vegas.

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Après plusieurs semaines de réflexion, j’ai réalisé que si artistiquement je n’étais pas investie à 100% dans ce que je produisais, mieux valait repartir à zéro. C’est ce que j’ai fait. J’ai gaspillé un peu d’argent, mais après tout c’est comme le buy-in d’un tournoi.

C’est frustrant, mais il n’y a rien de tel que d’être sûr de soi. Je refuse de produire quelque chose qui ne me ressemble pas. Maintenant, je suis fixée et dès la fin des World Series je retournerai en studio.

Des WSOP qui se seront bien déroulés pour Dozier, avec trois places payées, dont une dans le Ladies Event. Et Dee continuera à étudier le poker et à aborder le reste des tournois estivaux avec confiance :

Je n’étais vraiment pas très forte au poker. Je ne sais pas si je le suis aujourd’hui, mais ce qui est sûr c’est qu’après 7 ans passés à jouer, c’est la première année que j’ai autant confiance en moi.

J’ai beaucoup plus d’assurance qu’avant. Beaucoup de choses m’échappaient, mais à force de jouer et de perdre, on finit par apprendre de ses erreurs et on progresse vite. Je suis vraiment reconnaissante pour tout cela.

 

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