Marcel Luske à la poursuite d’une performance de prestige dans le Main Event

Marcel Luske
Le "Hollandais Volant" va t-il cette fois y arriver ?

Marcel Luske a déjà par deux fois failli atteindre la table finale du Main Event des WSOP. Cette année, il est encore tout proche d’y arriver.

Luske fait partie des tout premiers joueurs professionnels néerlandais, ses résultats en tournois s’étalent jusqu’en 1999.

En 2003 et 2004, il a respectivement terminé 14e et 10e du Main Event. Cette année, il est toujours en lice à la fin du Jour 6, alors qu’il ne reste que 27 joueurs.

S'il est d’ores et déjà sûr de remporter au moins 263 532 $, cette légende du poker a confié à PokerListings qu’il vise beaucoup plus haut : le prestige d’une table finale.

Luske a également récemment signé un contrat de sponsoring avec PartyPoker, rejoignant ainsi une équipe qui comprend déjà Mixe Sexton, Boris Becker, Sam Trickett et bien d’autres.

PokerListings a rencontré le "Hollandais volant" à l’occasion d’une pause lors du Jour 6 de ce Main Event 2017, afin d’évoquer avec lui ce que représente cette opportunité et comment il approche ce moment charnière du plus grand tournoi du monde.


Comment abordes-tu ce tournoi, notamment alors qu’on approche des moments décisifs ?

Je prends chaque jour comme un tournoi. Tu joues à ta table, tu suis l’évolution de la moyenne. Il ne faut pas tomber trop loin de la moyenne, mais il faut surtout évaluer les choses en termes de nombre de grosses blinds.

Marcel Luske 2
"La patience donne un avantage."

Est-ce que ton stack tient la route ? À quelle vitesse avance la structure ? Si tu as entre 30 et 50 big blinds, peu importe que quelqu’un en ait quatre fois plus : ton stack est déjà bien suffisant.

Il faut être très patient.

Il ne faut pas se dévaluer ou s’en faire parce que quelqu’un d’autre a un stack énorme.

La patience donne un avantage, parce que certains joueurs pensent être en danger quand ils se comparent aux chip leaders, alors que pas du tout.

Du coup, ils sont plus susceptibles de payer et de jouer plus large.
Ici, tout le monde est bon donc ce n’est pas aussi manifeste, mais la pression qu’un joueur se met peut toujours le desservir.

En dehors de l’aspect stratégique, qu’est-ce que ça fait d’aller loin dans le plus grand tournoi du monde ?

C’est sympa, mais pour être honnête, la seule chose à laquelle on pense, c’est de ne pas se prendre un coup de malchance. Par exemple, j’ai joué une main où j’ai suivi en position avec 10-9, et le flop a sorti J-Q-K.

C’était le flop parfait, parce que celui qui avait ouvert avait la top double paire, a initié les mises, on a mis l'argent au milieu, et j’ai doublé.

Quand on en arrive à ce stade, tu ne veux pas subir la malchance. Mais il faut aussi savoir saisir les opportunités qui se présentent.

En 2003 et 2004, tu es passé tout près de la table finale. Est-ce que c’est une expérience importante ?

J’ai définitivement appris que les gens ont tendance à sous-estimer la valeur des jetons dans ce tournoi. Sur toute une journée, tu peux ne jouer que trois ou quatre mains.

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"Parfois tes adversaires vont se battre tout seuls."

Vu le nombre de joueurs qui tiltent, tu n’as pas besoin de « battre » tout le monde. Beaucoup de joueurs se battent eux-mêmes.

Est-ce que tu trouves qu’il y a plus de joueurs qui tiltent dans ce tournoi, par rapport à d’autres ?

C’est un très long tournoi, avec beaucoup d’argent en jeu. Ça peut rendre fou. Parfois les choses vont bien, et parfois tu traverses le désert pendant des heures.

C’est là qu’il faut tenir le coup.

Tu as récemment signé un contrat avec PartyPoker. Pourquoi les avoir choisis ?

J’ai rejoint PartyPoker principalement parce qu’après autant d’années avec PokerStars, le poker a commencé à changer. Je voulais me concentrer sur l’aspect social du jeu.

Quand j’ai quitté PokerStars, j’ai pu passer plus de temps avec ma famille et j’ai commencé à chercher des jeux plus sympas, plus axés sur la dimension sociale. L’équipe de PartyPoker est top, et ce sont tous des joueurs, donc ils savent ce à quoi doit ressembler le poker.

Et le poker devrait justement être sympa et amusant.

On n’en est pas encore à la table finale, mais qu’est-ce que cela signifierait pour toi de faire mieux que ta dixième place en 2004 ?

Ce serait très important. Ce genre de résultat change ta vie. Évidemment que je veux atteindre la table finale.

Est-ce que c’est plus qu’une question d’argent ?

Marcel Luske reflechit
"C'est aussi une affaire de prestige."

C’est aussi une question de prestige. Si on regarde toute ma carrière, j’ai tellement de places payées dans des petits tournois... En Europe, les tournois ont longtemps été plus "modestes" qu’aux États-Unis.

Mes gains en tournois s’élèvent à 4,5 millions de dollars, mais si j’étais américain j’aurais gagné beaucoup plus.

Je suis fier de ce que j’ai accompli et je crois avoir très bien joué dans ma carrière, mais cela ne se reflète pas dans mes résultats. Alors c’est une chance à saisir.

C’est aussi un grand honneur pour moi d’être sponsorisé par PartyPoker, alors je veux leur offrir le plus d’exposition possible. Je leur suis vraiment reconnaissant de me faire confiance, parce que je ne suis plus un jeune joueur. Mais je pense qu’on forme une bonne équipe.

J’ai hâte de voir grandir PartyPoker. Les joueurs sont vraiment au centre de leur réflexion, et ils n’ont pas peur d’investir sur le long terme.
L’équipe grandit petit à petit, avec des joueurs expérimentés et un bon mélange de jeunes et de moins jeunes : moi, Mike Sexton, Padraig Parkinson, Simon Trumper, Rob Yong...
Ce sont tous de vrais joueurs de poker, et on va travailler tous ensemble pour rendre le monde du poker meilleur.

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