Sarah Herzali : «Mon meilleur souvenir ? Jouer avec Doyle Brunson»

Sarah Herzali
photos (c) PMU Poker / GCM 2016

A la fois humble et pétillante, Sarah Herzali est le nouvel atout de la Team PMU Poker, qu’elle vient de rejoindre il y a tout juste un mois. Entre joie et ambitions pour cette année de contrat, la jeune Marseillaise a accepté de se confier à PokerListings.

 

Sarah, pour ceux qui ne te connaissent pas encore, peux-tu brièvement nous raconter comment tu es arrivée dans le poker et tes premiers pas ?

J’ai commencé à apprendre les règles en 2007, à une époque où j’étais encore étudiante. J’ai été initiée par mon petit ami de l’époque qui était croupier. Puis à la fin de mes études j’ai décidé de me lancer vraiment dans le poker.

J’ai commencé par des petites parties de cash games dans le sud, puis je suis allée au MPO de Marrakech où ça s’est plutôt bien passé, et je suis devenue une « reg » de Marrakech.

Combien de temps t’a- t-il fallu pour devenir une joueuse de poker gagnante ?

C’est une très bonne question (rires). En fait ça s’est tout de suite bien passé, j’avais un peu la chance du débutant.

J’ai aussi eu la chance d’être stackée quand j’allais à Marrakech, c’est quelque chose qui se faisait beaucoup, beaucoup de joueurs étaient invités. Le niveau était relativement faible là-bas à l’époque et ça m’a permis de gagner de l’argent sans en dépenser et de faire monter ma bankroll qui n’était pas bien grosse.

Te considères-tu toujours plutôt comme une joueuse de cash games que de tournois ?

Absolument. A l’heure actuelle je fais vraiment très peu de tournois.

Sarah Herzali
"Faire partie de l'équipe PMU est une bénédiction."

Sais-tu pourquoi PMU t’as choisie pour intégrer leur équipe, après les départs de Damien Lhommeau et Brian Benhamou notamment ?

Je crois qu’on était plusieurs sur une liste. La lettre de motivation que j’ai faite a dû être convaincante j’imagine. Je ne sais pas si le fait que je sois une femme a joué ou pas. Il faudrait leur poser la question. Ce que je sais c’est qu’on m’a appelée, on m’a proposé ce contrat et j’ai sauté de joie (rires).

En quoi consiste ce contrat ?

Je dois bien sûr promouvoir la salle et être active sur les réseaux sociaux. Ensuite bien sûr il y a le circuit, que je ne parcourais jusque-là qu’en tant que joueuse de cash games.
A l’époque quand je me déplaçais que ce soit pour l’EPT ou les WSOP à Vegas, j’y allais pour jouer en cash. Si ça se passait bien j’allais ensuite me faire juste un ou deux petits tournois, mais sans pression particulière.

Tes belles performances et deep run (48è du Ladies des WSOP en 2011, 254è du Main Event en 2013, 20è d’un event à 1587 joueurs en 2014, et toute récente 18è du WPTn Bruxelles notamment) sont d’autant plus remarquables alors, pour selon du peu de tournois que tu faisais donc.

Ça doit être la chance encore une fois (rires). A Bruxelles ça s’est bien passé alors que ça faisait peut-être 8 mois que je n’avais pas fait de tournoi.

Ce n’est pas ton premier contrat de sponsoring puisque tu avais déjà fait partie de la team Sajoo en 2011. On imagine que tu sais donc à quoi t’attendre.

Contrairement à ce que l’on peut penser, je pars au contraire un peu de l’inconnu. L’aventure Sajoo n’a dû durée que deux mois. Et la Team PMU est beaucoup mieux encadrée, tout est mieux géré, ça n’a absolument rien à voir.

Ce contrat d’un an c’est en tout cas une sorte de bénédiction pour toi qui préfère le live.

Sarah Herzali
Après déjà de belles performances, Sarah vise désormais une grosse table finale.

C’est plus qu’une bénédiction, et je n’ai même pas les mots pour le décrire. C’est une opportunité qui peut-être ne se représentera jamais à moins de gagner un gros tournoi.

Dans une interview pour l’un de nos confrères, tu disais que tu te sentais moins légitime qu’il y a quelques années, alors que tu as pourtant plus d’expérience. Pourquoi ?

Disons que j’étais plus médiatisée à une époque car je faisais justement des tournois. Je n’ai jamais eu l’opportunité de faire une grosse performance, et je n’ai finalement dû jouer qu’un EPT, et deux fois le Main Event des WSOP.

Personne n’a donc forcément entendu parler de moi, et il est d’ailleurs possible que les gens qui se sont mis au poker au cours de ces deux dernières années ne me connaissent même pas.

Quelle est la partie de ton jeu que tu penses avoir le plus besoin de travailler et d’améliorer ?

La marge de progression que je peux avoir en tournoi est presque comparable à celle d’un débutant (rires). Le jeu a tellement évolué !

Du coup tu vas potasser ?

Je n’ai jamais lu le moindre livre de poker à vrai dire, j’ai fait toute mon expérience sur le tas.

Mais j’ai beaucoup de chance car Erwann Pecheux est peut-être le meilleur joueur français en tournoi à l’heure actuelle.
En plus il est très ouvert à la discussion, et c’est très bénéfique pour moi. Je préfère qu’il m’explique lui plutôt que d’avoir à lire un livre, ce qui est plus ennuyeux.

Sarah Herzali et Erwann Pecheux
Erwann Pecheux et Sarah Herzali, la nouvelle jeune équipe de choc de PMU.

Et puis Erwann est quelqu’un de très encourageant. Par exemple à Bruxelles on a tous les deux fini le Jour 2 à 5 BB chacun, et on a fini par faire 16è et 18è ! Il avait pris l’initiative de lui-même de m’envoyer un tableau de « push or fold ».

Quel conseil donnerais-tu aux nouveaux joueurs sur PMU Poker et aux débutants en général ?

De bien gérer leur bankroll !

Quels sont tes objectifs pour cette année ?

Gagner un tournoi bien évidemment même si on est plus là dans le rêve que sur un objectif. Sinon j’aimerais faire un maximum de places payées, et une table finale d’un Main Event.

En termes de voyages que tu vas faire cette année, y a-t-il des pays ou destinations que tu es plus particulièrement impatiente de visiter ?

En fait sur tout mon programme de prévu il n’y a qu’à Malte où je n’ai jamais été.

Il y a sinon un tournoi du LAPT organisé à Punta Cana qui me fait assez rêver je dois dire !

Quel est ton meilleur souvenir de poker ?

Ce fut de jouer avec Doyle Brunson dans le Main Event des WSOP en 2013, en table télévisée. En plus je l’ai trouvé sympathique. Ça m’a fait de la peine quand il a été éliminé (rires).

On a même parlé de moi comme la petite française qui voulait bluffer Doyle Brunson. Les présentateurs d’ESPN m’appelaient la Bond Girl (rires).

Quelles sont tes autres passions en dehors du poker ?

Moi qui n’étais pas du tout sportive je me suis mis récemment au sport. Je fais du fitness, de la musculation…

J’aime aussi beaucoup écouter de la musique. Je chante aussi. Mais je ne conseille à personne de m’écouter chanter (rires).


Le saviez-vous ? Le pseudo en ligne de Sarah Herzali est « Bold_Eagle88 ». C’est le nom du cheval vainqueur du prix d’Amérique le jour où elle a appris qu’elle allait signer chez PMU, et son année de naissance.

 

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