Tito Ortiz : « J'ai toujours su résister à la pression. »

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L'ancien champion mi-lourd de l'UFC Tito Ortiz est présent au PCA 2015.

Ancien champion UFC des poids mi-lourds, Jacob "Tito" Ortiz a évoqué au PCA qui se tient actuellement aux Bahamas le contrôle positif de Jon Jones à la cocaïne, les combats et bien sûr le poker.

L'événement a été annoncé il y a longtemps, mais la question que tout le monde a à la bouche n'existait pas il y a encore 5 jours, avant l'annonce du contrôle positif à la cocaïne de Jon Jones, champion UFC des poids mi-lourds.

Jones a défendu son titre avec succès face à Daniel Cormier il y a un peu plus d'une semaine, mais il a été contrôle positif à la cocaïne avant le combat. Il va entrer en cure de désintoxication.

« J'en suis bouche-bée, j'ai appris ça ce matin », nous confiait ces derniers jours Ortiz.

« Je n'arrive pas à comprendre qu'un athlète professionnel se mette dans cette situation alors qu'il fait partie des plus grands champions de ce sport. »


Ortiz : « À lui de réagir en homme et de prendre soin de lui »

Ortiz lui-même a eu des problèmes de drogues dans sa jeunesse, ses deux parents étaient même toxicomanes. Ortiz a réussi à se sortir de ce cercle vicieux grâce à la lutte, qu'il a commencé à pratiquer au lycée.

Il a continué la lutte au niveau universitaire avant de se lancer dans une belle carrière dans l'UFC.

Et il a été soumis aux mêmes tentations que Jones, sans y succomber.

« À lui de réagir en homme et de prendre soin de lui », poursuit Ortiz. « J'ai été à la place de Jones, mais j'ai toujours su dire non. J'ai toujours su résister à cette pression. »

Or lorsque Ortiz se prépare pour un combat, il ne fait que cela.


Combats et tournois de poker

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Sur le ring comme au poker, pas de fête avant la victoire pour Ortiz.

Dans les trois mois précédant un combat, Ortiz ne fait pas la fête, ne boit pas et ne pratique aucun autre sport pour ne pas augmenter les risques de blessures.

Son programme consiste à se lever, emmener ses enfants à l'école, faire une sieste puis s'entraîner de 11h à 19h.

« Si tu veux être professionnel, il faut se comporter comme tel », affirme t-il. « Dormir, manger, s'entraîner, prendre des vitamines. La fête, c'est après le titre. »

Et quand Ortiz célèbre un titre, c'est en général avec quelques verres et un peu de jeu. Mais avant un combat, Ortiz estime que rien n'est pire que l'alcool. L'alcool ne permet pas au corps de bien se reposer et fait commencer la journée mal plutôt qu'en forme.
Et pour lui, cela est valable dans tous les domaines, dont le poker :

« La fête, c'est après la victoire. »

Avant cela, tout est une question de préparation. Et seule une bonne préparation permet d'obtenir de bons résultats.

« Rien n'est jamais facile, mais bien se préparer permet de se faciliter la tâche. Les combats, c'est facile, très facile. C'est tout l'entraînement pour en arriver là qui est difficile. »


La clé du succès ? La répétition

Trophies
La clé pour gagner selon Ortiz ? La répétition.

Outre l'aspect purement physique de l'entraînement, Ortiz estime que la répétition est également importante.

« Répéter les mêmes mouvements encore et encore permet de créer des réflexes et d'apprendre à réagir. Il faut arriver à ne plus penser à ce que vous faites. »

Pour Ortiz, cela est également valable pour le poker et c'est précisément pour cette raison qu'après avoir fini de jouer ce jour-là, il est tout de suite monté dans sa chambre pour jouer en ligne. Et si ses compétences en poker ne sont pas à la hauteur de ses qualités de combattant, il fait tout pour continuer à progresser.

Après tout, il est déjà arrivé jusque là. Car en effet, si le PokerStars Caribbean Adventure a accueilli Ortiz à bras ouverts, il n'a pas été invité. Il a bel et bien gagné sa place à ce PCA 2015 en remportant un tournoi caritatif auquel participaient 200 joueurs.

Même s'il ne sera pas parvenu à obtenir sa première place payée en tournoi, nul doute que l'on devrait bientôt revoir le combattant aux tables de poker.

 

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