Danzer, Rousso et Esfandiari se remémorent les moments clés de leur carrière

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Esfandiari lors de sa victoire dans le Big One for One Drop en 2012.

Tous les joueurs pro doivent savoir gérer les hauts et les bas dans leur carrière, mais il est également de ces moments clés qui peuvent soit vous propulser dans une autre dimension, soit vous anéantir.

Les grands moments, comme le premier bracelet WSOP de Phil Hellmuth ou l'incroyable victoire de Chris Moneymaker qui a changé la face du poker, sont inoubliables. Mais la plupart des joueurs sont en fait hantés par les mauvais moments qui auraient pu faire basculer leur carrière.

Parmi les plus terribles exemples, Matt Affleck qui perd un pot qui aurait pu lui permettre de prendre la tête du tournoi au Main Event des WSOP 2010, ou encore la main désastreuse de Connor Drinan avec AA vs AA au One Drop. Oui le poker peut se montrer très cruel.


George Danzer « freiné » par un bad beat en 2006

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Un très jeune George Danzer, qui n'a pas toujours été autant en réussite qu'aujourd'hui.

La carrière de George Danzer est parsemée de très nombreux succès, et le joueur allemand vient d'ailleurs de gagner la course pour le titre de Joueur de l'Année des WSOP 2014 en Australie.
Tout n'a cependant toujours pas été aussi évident, et le triple détenteur de bracelets est passé par plusieurs moments difficiles au début de sa carrière.

La main la plus cruciale de son début de carrière l'a vu jouer de malchance face à Dimitri Nobles lors d'un énorme pot dans le Main Event des WSOP 2006, en plein boum du poker.

Danzer avait alors 80% de chances de remporter la main avec une paire de rois contre as-8 pour Nobles. Malheureusement, un as à la turn a réduit les espoirs de Danzer à néant et a précipité son élimination du tournoi.

« Cette main a changé la direction de ma carrière. Ça m'a ralenti. »

Heureusement, cela n'a pas complètement découragé Danzer, qui a pu remonter la pente pour devenir l'un des tout meilleurs joueurs du monde.


Rousso : « Le poker te force à surmonter ces coups de malchance »

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Le premier gros bad beat aura eu du mal à passer pour Vanessa Rousso.

Vanessa Rousso, autre figure de proue du circuit, se souvient elle aussi d'un bad beat en particulier au milieu de résultats de prestige.

Sur l'Epic Poker Tour 2011, la Franco-américaine était sur le point d'atteindre la bulle lors d'un tournoi à 60 000 $, avant de voir sa paire de dames éliminée par... la main 4-2 de Joe Tehan.

« J'étais complètement abattue. C'était mon premier véritable gros coup dur. Je suis restée stupéfaite quelques secondes, puis j'ai détesté le poker. Ça m'a semblé tellement injuste sur le moment, mais c'est comme ça. Le poker te force à surmonter ces coups de malchance. »

Ce tournoi a vraiment marqué la carrière de Rousso puisqu'elle a beaucoup moins joué au poker l'année qui a suivi (pour une seule place payée).


Esfandiari pas sorti indemne de six ans passés à faire la fête

La carrière d'un joueur de poker ne se joue pas toujours sur quelques secondes.

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Antonio Esfandiari a longtemps fait la fête, pour le meilleur et pour le pire.

Ainsi, Esfandiari explique par exemple que suite à son premier titre sur le WPT (qui l'a révélé), il a plus ou moins fait la fête non-stop pendant six ans.

« Ces six années m'ont beaucoup freiné, » explique-t-il. « Ce n'est que quand je me suis reconcentré que j'ai recommencé à gagner. »

Évidemment, qui dit bad beats dit également coups de chance, et tout cela s'équilibre généralement dans la carrière d'un joueur.

Rousso se souvient :

« J'ai aussi eu de très bons moments, comme lorsque j'ai remporté le High Roller de l'EPT Grand Final en 2009 pour près d'un million de dollars. Peu de gens peuvent se vanter d'avoir gagné autant d'argent en une journée. C'était vraiment exceptionnel et c'est un moment que j'ai savouré. »

Pour Esfandiari, il n'y a pas que le poker qui a fait la différence dans sa carrière.

« Quand ESPN m'a proposé de commenter le Main Event, c'était vraiment énorme. Et puis évidemment remporter le One Drop. Pour moi, c'était des moments vraiment importants. »

Et s'il peut être trop difficile pour certains de gérer les hauts et les bas d'une carrière de joueur de poker, Rousso estime que c'est aussi ce qui rend le jeu tellement addictif :

« C'est une aventure permanente. Finalement, le poker est le meilleur révélateur de ses propres faiblesses. Le poker a fait de moi une meilleure personne, une meilleure athlète et je me connais beaucoup mieux qu'il y a neuf ans. »

 

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