1er Avril: la fin du poker en ligne

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La mort du poker en ligne? ou 1er Avril...:)

La crise mondiale associée au marché des jeux qui s'annonce de plus en plus réglementé dans certains pays majeurs dont la France, inquiète les plus grands acteurs du poker en ligne. Ces derniers songent déjà… à se recycler. Et parfois là où on ne les attend pas.

L'ouverture du marché en France s'accompagne de nombreux doutes pour les salles de poker en ligne, qui ne sont pas encore fixées sur leur stratégie et leur poursuite d'activité si les conditions ne sont pas réunies. Pire, la France n'étant pas un cas isolé (la situation est également tendue en la matière dans de nombreux autres pays dont les Etats-Unis), ces nouvelles difficultés associées à une la crise mondiale généralisée pourraient même pousser des acteurs tels que PokerStars ou Full Tilt a carrément stopper net leur activité !

Mais de telles sociétés ont plus d'une corde à leur arc, et un tel revirement ne serait qu'un pas en arrière pour mieux rebondir. Plusieurs salles bien connues planchent ainsi déjà sur leur avenir, qui consisterait à reporter leur activité sur d'autres secteurs. Et au premier rang d'entre eux, les jeux de société.

Mika Billaud, directeur audit et marketing de PokerStarsau Canada, confie déjà quelques idées lumineuses dans cette optique :
« De par son aura mondiale l'adaptation en ligne du Trivial Pursuit est l'une de nos priorités si nous parvenons à un accord avec son éditeur, mais nous ne souhaitons fermer aucune porte et nous prévoyons de nous porter sur d'autres jeux encore plus populaires, tels que le 1000 bornes ou les petits chevaux. L'intéressement à de tels classiques pourrait en outre nous permettre de toucher des catégories d'âge que le poker n'atteignait pas, notamment les retraités au-delà de 70 ans. Les résidents des maisons de retraites sont d'ailleurs demandeurs d'activités, et nous serions fiers de contribuer à un renouveau social. Mais les pistes sont nombreuses, et nous n'excluons pas une extension live si notre bifurcation fonctionne, tel que le lancement d'un World Monopoly Tour. »

Même son de cloche du côté de Full Tilt Poker, qui préfère même ouvrir d'autres perspectives plus éloignées. Allert O'Fish, directeur-adjoint du pôle innovations à Dublin, témoigne :

« Les jeux ne sont pas tout, et il faut aussi penser au recyclage des plus grandes stars du poker qui portent nos couleurs aujourd'hui. Nous voyons par exemple mal Chris Ferguson ou Phil Ivey passer des heures à essayer de se refaire après être tombé quatre fois sur la Rue de la Paix, ou Gus Hansen chercher désespérément à obtenir son dernier camembert Arts et littérature. Il faut voir plus loin et c'est pourquoi nous pensons transférer nos compétences dans les services ou la vente en ligne. Avec de tels porte-drapeau, nous sommes confiants en notre réussite, même dans le cas où nous devrions vendre des boîtes de petits pois. Nous avons d'ailleurs déjà contacté Scotty NGuyen déclaré intéressé pour être responsable d' une branche spiritueux. »

Le dernier mot revient à Agnès Padon, directrice clientèle d'Everest Poker France :
« Le plus dur sera de faire transiter nos plus fidèles joueurs de poker en ligne vers là où nous comptons nous rediriger. Mais nous sommes confiants. Tout est possible, il suffit d'y croire ! N'est-ce pas ? (sourire)»

Les joueurs peuvent donc être rassurés : malgré un avenir en eaux troubles leurs salles favorites ne les laisseront pas tomber. Affaire à suivre.

 

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