Les sites de jeux encore interdits de terrains

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La pelouse n'est pas encore verte pour les sites de jeux en ligne

Le débat sur l'ouverture du marché français et la publicité pour les sites de poker et de paris en ligne a été relancé samedi par l'interdiction d'un sponsor maillot en Ligue 1 française de football pour la reprise du championnat samedi dernier.

Le football français a repris ses droits ce week-end, avec la première journée du Championnat de France. Si toutes les équipes ne sont manifestement pas encore réglées, tant dans leur jeu que dans leur effectif, il en est de même pour certains sponsorings maillots. A commencer par celui de l'Olympique Lyonnais, qui s'est affiché au Mans dans un maillot vierge de tout sponsor. La raison ? Le sponsor principal en question n'a pas encore droit d'apparaître d'une telle manière en France.

Il n'aura donc pas fallu attendre longtemps cette saison pour voir le Président de l'Olympique Lyonnais partir dans ses traditionnelles pleurnicheries et jérémiades. Mais pour une fois on ne peut donner tort à Jean-Michel Aulas. La législation française est on le sait en porte-à-faux depuis plusieurs années avec celle européenne qui prévaut : la liberté au niveau des prestations de service, et donc la libre concurrence dans le secteur des jeux.


Mais la France s'accroche comme une teigne à son monopole, se préparant à l'ouverture du marché tout en semblant essayer de ralentir les choses tant qu'elle le peut. Toujours est-il que jusqu'au 1er janvier 2010 (dans le meilleur des cas), les clubs ne peuvent s'afficher avec des sponsors de sites de poker ou de paris sportifs.
Le FC Toulouse avait d'ailleurs déjà essuyé l'affront il y a trois ans. Le club de la ville rose avait dû retirer manu-militari son tout frais sponsor maillot de l'époque, 888.com, non sans l'avoir remplacé par un "???.com - censuré" sur le devant des tuniques violettes. A la même période, Monaco et Saint-Etienne avaient dû se résoudre à abandonner leur projet de sponsorisation par Bwin, ayant vu les seuls clubs étrangers (dont certains parmi les plus grands, Real Madrid, Milan AC, ...) continuer d'avoir ce privilège en Europe.

Le président lyonnais a lui préféré agir sous le ton de la menace de braver les interdits, mais a finalement dû se résigner à se plier aux directives des instances du football français, pour éviter le risque de pénalités sportives en plus de celles pénales ; non sans avoir ensuite clamé qu'il comptait passer à l'offensive pour faire bouger les choses. Enième façon détournée pour faire parler de son équipe et de manière indirecte du sponsor en question, Betclic ?

Toujours est-il que l'affaire est bien loin de n'intéresser qu'un seul club, même si les autres se sont jusque là montrés plus discrets sur le sujet. L'AS Saint-Etienne, l'Olympique de Marseille (tous deux également Betclic) et le Paris Saint-Germain (Unibet) ont en effet déjà signé un contrat avec plusieurs opérateurs de jeux et de poker, pour l'année 2010, en attendent impatiemment le déblocage de la situation.
D'aucuns pourront au passage s'interroger du fait que le Lille OSC puisse s'afficher avec Partouche en sponsor maillot, dès lors que la célèbre maison possède sa salle en ligne depuis quelques mois.

Une chose est sûre, la partie est encore bien loin d'être finie.

 

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