Online : vers la fin des sites de tracking ?

Turning pennies into nickels

Devenus parmi les sites favoris des "shark" (requins) et réguliers du poker en ligne, les sites de tracking (statistiques sur les parties et joueurs à grande échelle) pourraient bientôt se retrouver sur la sellette.

Ils semblent en tout cas déjà l'être pour PokerStars, la première salle au monde poursuivant plus loin sa politique de chasse aux programmes tiers trop avantageux.
Sont désormais visés les sit-and-go, dont l'accès aux résultats s'en retrouve restreint aux joueurs participants. Pour le moment seuls quelques catégories de tournois sont concernés, mais PokerStars a confessé penser étendre cette restriction à l'intégralité de ses SNG. La salle entend limiter les avantages que les sites collecteurs d'informations fournissent au détriment des joueurs plus faibles, ainsi "espionnés" par leur biais.
Une telle opération constituerait un énorme pavé dans la mare de sites bien connus tels que Sharkscope et Officialpokerranking.

Cette mesure est pour nous l'occasion de rappeler quelques-unes des malversations les plus courantes pouvant se rencontrer autour d'une table. Dans le cas où vous penseriez avoir repéré quelque manège douteux entrant dans ces catégories, n'hésitez pas à en informer le support de la salle en ligne concerné, ou le responsable (floor manager) si vous jouez en live.

Collusion

Le principe le plus facile à comprendre est aussi celui qui se rencontre le plus aux tables. Qu'elles concernent la triche à part entière (communication entre deux joueurs sur leurs cartes) ou ce qui pourrait parfois s'apparenter à un manque à l'éthique, ces collaborations ne s'en limitent pas au jeu en ligne, bien au contraire.
Attention, il convient de différencier les actes à la malveillance manifeste, des checks multiples de plusieurs joueurs aussi fort soit leur jeu, lorsqu'à la bulle d'un tournoi un short stack est à tapis. Même si pouvant dans un sens se montrer douteuse, il s'agit d'une stratégie autorisée et même totalement recommandée.

Chip dumping

Le chip dumping consiste en ce qu'un joueur distribue volontairement ses jetons à un autre joueur. Les motivations pour un tel acte peuvent être multiples, parfois liées à une collusion en tournois. Et même si cela peut parfois ne se trouver être qu'un "transferts de fonds" entre amis sans triche ni personne de spolié au passage (par exemple et notamment au cours d'un heads-up), une telle interdiction tend surtout à empêcher le blanchiment d'argent.

Data mining

Le data mining s'apparente à une collecte en masse de données, pouvant aller jusqu'au partage de celles-ci. Exemple de data mining interdit : s'asseoir à de nombreuses tables sans jouer en faisant tourner des programmes de collecte d'informations en arrière plan. Ou encore faire passer à un autre joueur son fichier de notes sur les autres joueurs rencontrés aux tables, pour que celui-ci l'intègre à son logiciel.
Les sites visés par PokerStars dans notre news initiale peuvent s'assimiler à cette catégorie, même si leur credo premier est d'apporter un certain service tout ce qu'il y a de plus légal.

Programmes illégaux

Nombre sont les programmes d'aide au joueur, parfois gratuits, souvent payants, aux fonctions diverses allant du calcul en direct des probabilités à parfois bien plus.
Tout comme pour le reste, sont tolérés ceux qui ne fournissent qu'une petite aide à l'expérience de jeu. Les salles donnent pour certaines d'entre elles une liste des logiciels autorisés et prohibés sur leur site.

 

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