Ouverture du Marché : Dernière Ligne Droite

EU Flag
L'UE ne Veut Plus Attendre la France

L'arlésienne de l'ouverture du marché des jeux (et notamment de celui du poker) à la concurrence sur le territoire français verrait-elle ses derniers jours ? Les premières tractations entre acteurs du web tendent en tout cas à le penser.

Le bout du tunnel est en vue pour les joueurs en attente d'un cadre de jeu totalement légal et d'un contexte global plus serein. Prévu pour cette année 2009, le texte du projet de loi sur l'ouverture du marché français au marché des jeux (paris et bien évidemment poker) serait sur le point d'aboutir ; une question de semaines. Mais dans ce genre de révolution, et comme le passé a déjà pu le prouver, mieux vaut ne pas s'attacher de trop à un délai précis.

Les questions sont en effet sans doute encore délicates à régler pour certaines, tant les enjeux sont gros pour l'Etat qui a jusque là défendu bec et ongles son monopole, jusqu'à se mettre en porte-à-faux avec la législation européenne. Quelle taxation ? Quelles modalités pour l'attribution des licences aux sociétés prestataires ? Quelles considérations spécifiques pour les établissements de jeu en dur ? Quels jeux autorisés ?
Reste que pressés qu'ils sont par le couperet des ultimatums brandis par l'Union Européenne, la marge de manœuvre des politiques français est désormais restreinte. Le Conseil des Ministres devrait ainsi étudier le projet de loi d'ici le mois de mars, en vue d'une promulgation et d'une application pour l'été ou la rentrée, même si les plus pessimistes parlent de 2010.

Une association ChiliPoker - Free

Les joueurs de poker quant à eux seront évidemment attentifs aux questions d'imposition (expatrions de joueurs professionnels en vue ?), ainsi qu'à la taxation initiale. Et si l'Etat veut gaver de trop sa nouvelle poule aux œufs d'or, il ne serait pas surprenant de voir des opérateurs en ligne conserver leur implantation dans les paradis fiscaux afin d'y échapper. Les joies de la libéralisation du net pourraient à l'arrivée ne guère changer la donne actuelle sur certains points de vue, même si cela paraît peu probable. D'autant que la loi pourrait cette fois serrer son étau et faire la chasse aux salles non autorisées, avec pourquoi pas le concours des fournisseurs d'accès, à l'image de la lutte contre le piratage musical.

Une chose est sûre, la publicité pour le poker et les paris devrait envahir le pays sitôt les licences accordées aux opérateurs et sociétés de jeu. Et des premiers partenariats voient déjà le jour, tel que celui qui unira Chiligaming (Chilipoker) et le groupe Iliad (groupe du fournisseur d'accès Internet Free), officialisé jeudi.

Déjà touchés par la crise, les casinos jouent gros

Les casinos jouent pour leur part également gros. En pleine récession liée à la crise (avec pour effet de faire monter au créneau certains casinotiers inquiets tels que Partouche et Barrière), la nouvelle taxation devra se monter juste et supportable pour ces établissements.

A l'heure actuelle, les premiers chiffres qui circulent (10% en général) semblent partir dans une mauvaise direction, et être bien supérieurs à ce qu'attendent les opérateurs (tant live qu'online) pour ne pas se retrouver les dindons de la farce.

Comme il est coutume de dire en pareille situation, suite donc... au prochain numéro.

 

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