Ouverture du marché : premières offensives

Justice scales
La législation européenne devrait forcer l'ouverture du marché des jeux français

Alors que l'ouverture du marché français aux opérateurs et salles de poker continue de n'être qu'une étape trouble et lointaine, certains acteurs préparent déjà leur terrain… quand ils ne passent pas carrément à l'offensive.

La France n'a plus le choix. Comme de nombreux autres pays, elle devra dans un futur proche ouvrir son marché des jeux à la concurrence, conformément à la législation européenne. Entendez par là que le monopole de la Française des Jeux, l'opérateur national et historique, a fait long feu.

Mais malgré les injonctions répétées de Bruxelles, les conditions d'ouverture et de régulation sont encore loin d'être établies, tout comme le délai exact d'attente de ce fait imposé aux nombreuses sociétés de jeu, et tout particulièrement celles proposant du poker en ligne (le prévisionnel pour l'instant annoncé est de fin 2009 voire 2010).

Trop au goût de certains qui perdent patience, et le font savoir.

La « poker room » Partouche opérationnelle

Patrick Partouche est l'un de ceux-là. Le directeur du groupe éponyme ne cesse de monter au créneau pour crier son ras-le-bol lors de ses diverses interventions au cours de réunions avec la presse ou les acteurs étatiques concernés.

Et l'homme fort du groupe aux plus de cinquante casinos est un homme d'action. Témoin sa stratégie qui semble désormais s'orienter autour d'un passage en force.

Après avoir il y a quelques semaines ouvert sa propre salle de poker en ligne en argent fictif, Partouche vient ce week-end d'y lancer ses parties en argent. Les joueurs peuvent donc désormais y retrouver leur jeu de poker favori en argent réel. Et bien que la salle soit encore loin de la qualité technique ou de la fréquentation des « majors » du marché, celle-ci a déjà trouvé quelques adeptes.

Quid de la « légalité » de la chose venant d'un opérateur clairement identifié comme français ? En hébergeant sa salle sur l'un des territoires exotiques bien connu des sociétés de jeu, Partouche a sans doute évidemment pris certains précautions nécessaires. Mais l'Etat encaissera t-il cette attaque frontale sans réagir ? Rien n'est moins sûr. Affaire à suivre.

Bwin s'offre un allié de poids

 

Pendant ce temps nombre d'autres opérateurs préparent eux-aussi le terrain en douceur, dans l'ombre assurément, mais aussi sur le devant de la scène.

C'est le cas de la société Bwin qui vient de signer un accord avec l'omnipotent groupe Amaury (L'Equipe, France Football, Le Parisien, le Tour de France, le Paris-Dakar...), en vue de la création d'une nouvelle « entité » jeu et poker qui se trouvera lancée sur le marché lors de son ouverture, une fois les licences attribuées.

Selon Antonio Costanzo, directeur des affaires publiques de Bwin, « le groupe Amaury a toutes les qualités pour être un acteur incontournable de l'ouverture du marché. »

Une chose est sûre : le train est lancé et aucun acteur ne souhaite prendre du retard. Et même si le bout du tunnel est encore loin, les mois à venir devraient se montrer intéressants et excitants pour les joueurs de poker français.

 

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