Pokerstars et Full Tilt bannis du marché américain

marteau loi

C'est un coup de tonnerre qui a frappé le monde du poker en ligne ce vendredi : PokerStars et Full Tilt Poker, deux des plus grosses salles de poker en ligne mondiales, ont été bannies du marché américain.

(dernière mise à jour 13/06/14)

Vendredi (désormais connu sous le nom de "Black Friday"), le procureur de New York a accusé trois des plus gros acteurs du poker en ligne mondial, de fraude bancaire, jeu illégal, et blanchiment d'argent.
Au total, ce sont 11 responsables qui se retrouvent attaqués, dont Isai Scheinberg de Pokerstars, Ray Bitar et Nelson Burnick de Full Tilt Poker, et Scott Tom d'Absolute Poker.

Les noms de domaine utilisés par ces sites (ainsi qu'Ultimate Bet puisque qu'avec Absolute c'est tout le réseau Cereus de concerné) ont immédiatement été saisis, et redirigent désormais vers un message de la Justice américaine et du FBI.

En réponse, Pokerstars a dû afficher un pop-up sur son logiciel, annonçant qu'elle suspendait le jeu en argent réel aux Etats-Unis.
"Les développements de cette affaire se confinent aux Etats-Unis et n'ont aucun impact sur votre capacité à utiliser nos services. Soyez assurés que vos bankrolls sont en sécurité, et il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Pour tous nos clients en dehors des Etats-Unis, tout continue comme si de rien n'était."
Le site américain a depuis relancé son site, accessible sous le nom de domaine pokerstars.eu, mais de nombreux joueurs effrayés ont naturellement déjà vidé leur compte.

pokerstars home page
Voici désormais sur quoi tombent les visiteurs de Pokerstars.com
 

Son de cloche similaire du côté de Full Tilt : "Full Tilt Poker est au regret des charges lancées à l'encontre de son PDG Raymond Bitar, et lui offre tout son soutien ainsi qu'à Nelson Burtnick. (...) Le poker en ligne est un jeu d'adresse apprécié par des dizaines de millions de gens aux Etats-Unis et à travers le monde. Full Tilt Poker reste plus engagé que jamais pour préserver les droits de ces joueurs à s'adonner à leur jeu favori en ligne. M. Bitar et Full Tilt Poker estiment le poker légal, tout comme certains des meilleurs hommes de loi aux Etats-Unis. (...)."

Certains établissements locaux ont malgré tout déjà stoppé leur partenariat d'avec ces salles, notamment Wynn Resorts avec Pokerstars.

Depuis l'UIEGA (The Unlawful Internet Gambling Enforcement Act), décret élaboré en 2006 ayant considéré le jeu en ligne illégal aux Etats-Unis, la situation s'était toujours montrée tendue, les salles continuant d'exercer (depuis l'étranger) et d'engranger des revenus en dépit de cette interdiction. Mais rien ne laissait augurer d'un tel coup de filet, aussi soudain que brutal.

La France non-affectée

75 comptes bancaires utilisés par les sites pour leurs transactions ont été bloqués, et ce sont près de 3 milliards de dollars qui sont désormais réclamés aux accusés, recherchés par Interpol pour ceux n'ayant pas encore pu être appréhendés.

Une chose est sûre : même si l'affaire ne touche concrètement que les Etats-Unis, ce que le secteur a déjà nommé le "vendredi noir" marque d'une nouvelle pierre la grande histoire du poker en ligne.

Si l'on peut à terme malgré tout espérer une issue favorable (et un marché au final légal ?) pour les joueurs américains et la plupart des opérateurs visés au vu du potentiel d'un tel marché -y compris pour le gouvernement- , la question peut aujourd'hui se poser de savoir si ces fermetures ne risquent pas de venir perturber les qualifications en ligne pour les WSOP de l'autre côté de l'Atlantique.

Quant à l'impact sur les autres marchés, il faudra attendre encore un peu pour y voir plus clair. Une chose est sûre, les salles de poker en ligne que nous listons étant reconnues légales par l'ARJEL, aucun risque n'est à craindre pour le joueur français.

(30/08/11) - Affaire Full Tilt : Phil Ivey pointé du doigt

phil ivey fulltilt clash

L'affaire Full Tilt prend des airs de Dallas. Phil Ivey aurait mis des bâtons dans les roues de Full Tilt en attaquant la salle en justice après que son repreneur ait été éconduit.

L'affaire Full Tilt (puisqu'on ne peut même plus seulement parler de Black Friday) continue d'alimenter bon nombre de conversations, notamment du côté des milliers de joueurs pour l'instant lésés de leur argent, bloqué sur le site.
Vous pouvez toujours retrouver les derniers développements importants sur notre article principal : Full Tilt poker fermé !

Pas aussi agité que le mercato de football mais presque, l'affaire réserve tout de même de temps à autres ses rebondissements.
L'un des derniers en date nous vient des écrits d'Harry Demetriou, joueur pro, et Jeff Iffrah, l'un des avocats de Full Tilt Poker, sur le célèbre forum américain 2+2 il y a quelques jours.

On y apprend que plusieurs investisseurs se sont présentés dès les premiers jours ayant suivi le Black Friday. Certaines des ces offres ont été refusées par Full Tilt car elles ne garantissaient pas le remboursement des joueurs de tous les pays, notamment ceux américains.

Un autre investisseur aurait été introduit par Phil Ivey lui-même, et Ivey aurait touché une grosse commission sur ce rachat. Mais suite à son rejet (l'offre était la moins intéressante parmi trois), le champion aurait pris la mouche. Et c'est à ce moment qu'il aurait attaqué le site, son site, en justice, avec dans l'optique de "déménager" sur Pokerstars.

Et Ivey d'être donc accusé d'avoir tout foutu par terre, notamment une autre offre dont nous avions déjà parlé, qui aurait apporté les plus solides garanties, ayant émané du célèbre magnat Jack Binion et s'étant retiré suite à cette plainte déposée.

Tout comme en politique il semble en tous les cas que cette affaire remue certaines querelles intestines entre actionnaires, et que l'imbroglio a encore 15 bons jours de vie devant lui, avant la nouvelle audience (privée cette fois) des responsables de la salle devant l'AGCC - Alderney Gambling Control Commission (qui demanderait 300 millions de dollars pour toute reprise), prévue pour le 15 septembre aux Etats-Unis.

(22/09/11) - Affaire Full Tilt : Vers le dénouement ?

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Howard Lederer a cette fois bien de quoi afficher sa mine des mauvais jours.

Alors qu'on en sait un peu plus sur les malversations de Full Tilt Poker, une bonne nouvelle transpire à quelques heures de la fin de son audience devant la justice américaine : un repreneur français serait sur les rangs pour racheter la salle.

Hier on en apprenait un peu plus sur le mic-mac interne de la société, et ce sont même à certaines malversations que se seront livrés certains des plus éminents ambassadeurs de Full Tilt Poker, j'ai nommé Howard Lederer et Chris Ferguson.

Aux côtés d'autres cadres dont le PDG Ray Bittar, les deux champions auraient ainsi touché une part de 440 millions de dollars que les membres du comité d'administration se seraient auto-versés en tant que dividendes depuis 2007 sur l'argent du compte des joueurs, d'après le gouvernement américain. Soit quelques 40 millions de dollars chacun.

La salle se contentait alors de gérer les demandes de retrait avec l'argent des dépots, mais c'est au moment où le gouvernement est venu perturber cette collecte à l'été 2010 (le poker n'ayant jamais été régulé aux Etats-Unis), que Full Tilt s'est retrouvé dans les ennuis, d'autant plus après avoir par la suite crédité bon nombre de joueurs sans jamais les avoir encaissés, comme nous vous l'avions relaté il y a quelque temps.

Le comité directeur de la récemment créée Epic Poker League, aux critères d'admission drastiques (et dont fait partie la propre soeur de Lederer, Annie Duke), a d'ailleurs exclu les deux hommes en réaction à cette affaire.

Un repreneur français ?

Pendant ce temps l'audition s'est poursuivie hier, et une bonne nouvelle aura tout de même fini par poindre au milieu de ce marasme : la potentialité d'un investisseur français, pour la reprise de Full Tilt. Selon les premières rumeurs, il s'agirait de Laurent Tapie, fils de Bernard, déjà très investi sur le net, et ex-directeur général de Partouche Interactive.

Selon Jeff Ifrah, l'un des avocats de la salle, la lettre d'intention de ce repreneur garantirait le remboursement de tous les joueurs, américains comme du monde entier.
Si les premières discussions remontent déjà à quelque temps, avec une rencontre entre cet investisseur et les responsables de Full Tilt à Dublin fin août, rien n'est cependant encore fait, et toutes les parties (dont le Département de Justice américain et l'Alderney Gambling Control Commission) devront encore s'accorder sur la formalisation et la finalisation d'une telle action.

(28/09/11) - Le rachat de Full Tilt se précise

tribunal full tilt

Officialisation du rachat de Full Tilt Poker pour bientôt ? Si quelques obstacles restent à surmonter pour les repreneurs français emmenés par Laurent Tapie, les choses semblent désormais bien engagées.

Comme nous vous l'annoncions il y a quelques jours, le dénouement de l'affaire Full Tilt se précise, plus l'on se rapproche de la fin de la délibération post-audience des responsables de la salle devant l'AGCC (Alderney Gambling Commission) démarrée le 19 septembre.

Selon les dernières rumeurs en date, le rachat de Full Tilt par les fameux investisseurs français (emmenés par Laurent Tapie, le fils de Bernard) serait déjà effectué.
Si les choses semblent avancer dans le bon sens et proches d'aboutir, rien n'est pourtant encore officiel, ni même fait. Selon Jeff Ifrah (l'un des avocats de la salle), ces investisseurs ne rencontreront pas le Department of Justice avant vendredi au plus tôt, mais probablement pas avant lundi prochain.

Toutes les parties espèrent en revanche que l'AGCC ne révoque pas définitivement la licence de Full Tilt, possibilité qu'elle laissait entendre en vu de l'ampleur du désastre et des malversations en coulisses*, voire de doutes sur le projet de reprise.

Une telle action de la part de l'AGCC réduirait en effet à néant les chances de voir revivre la salle, en faisant fuir cet investisseur qui semble aujourd'hui bien la dernière chance pour l'ex-numéro 2 du poker mondial d'éviter la liquidation pure et simple. Et pour les joueurs de revoir leur argent.

Plus qu'une question d'heures ?

Selon un article de la presse américaine, les investisseurs devraient sortir dans les 750 à 800 millions de dollars de leur poche, entre l'argent dû aux joueurs (350 millions), les amendes (350 à 400 millions), et les investissements nécessaires pour remettre la salle d'aplomb.
Restera à cet investisseur à négocier avec le DOJ pour d'éventuels aménagements financiers.

*Pour rappel, les membres du conseil d'administration (dont les deux joueurs professionnels bien connus Howard Lederer et Chris Ferguson) sont accusés d'avoir opéré une chaîne de Ponzi, et se seraient versés près de 440 millions de dollars, transférés vers des comptes bancaires suisses et étrangers. Le Department of Justice de Manhattan aura depuis saisi les comptes des personnes incriminées, tout en ayant prononcé un mandat d'arrêt à leur encontre.

A noter que Tom "durrrr" Dwan, ex-membre de la Team pro Full Tilt, a proposé d'offrir 1 million de dollars de sa poche pour aider à rembourser les joueurs. Une goutte d'eau publicitaire ? Le geste a tout de même le mérite d'être souligné.

Du côté des joueurs français, on suit avec impatience (et parfois angoisse) l'affaire. L'équivalent de 5 millions de dollars (un peu plus de 3,6 millions d'euros) seraient dûs aux joueurs de l'hexagone. Certaines voix s'élèvent pour une éventuelle plainte collective, pendant que le silence radio est toujours de mise du côté de l'ARJEL.
Gageons au moins que cette affaire devrait voir des choses évoluer, au risque pour l'autorité de régulation française de perdre toute crédibilité (si ce n'est déjà fait).

Mise à jour 30/09 : L'AGCC a finalement révoqué la licence de Full Tilt, ce qui ne constituerait cependant et finalement pas un obstacle au projet de reprise.

(03/10/11) - Retour de Full Tilt en 2012 ?

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Laurent Tapie

L'accord de reprise de Full Tilt serait signé d'après le dernier communiqué de la salle. Reste désormais aux futurs repreneurs de convaincre le Ministère de la Justice américain. L'homme à la tête du projet, Laurent Tapie, est confiant et espère voir la salle rouvrir l'année prochaine.

La révocation de la licence de Full Tilt Poker par l'AGCC (Alderney Gaming Control Commission) jeudi dernier n'a finalement pas eu la conséquence (presque) fatale annoncée : le groupe d'investisseurs emmené par Laurent Tapie est bel et bien toujours sur les rangs pour la reprise de la salle, et l'opération même de plus en plus avancée.

Peu après ce nouvel évènement dans le feuilleton Full Tilt, la salle n'en a effet pas tardé pour se fendre de son communiqué, annonçant que le groupe Bernard Tapie avait signé un contrat d'accord exclusif pour acquérir la société et tous ses actifs. Cet accord ne reste aujourd'hui donc plus qu'essentiellement tributaire de la décision finale du DOJ (Department of Justice) américain. Les pourparlers ont déjà démarré.

D'après Le Journal du Net, interrogé par l'AFP Bernard Tapie aurait pour sa part tempéré en affirmant que le GPT ne participerait en fait qu'à hauteur de 5 à 10% d'un tour de table, mené par International Stadiums poker Tour, organisateur de tournois dont le GPT détient 30% du capital.

A noter que le DOJ pourrait lui aussi voir à partiellement rembourser les joueurs après avoir bloqué 331 millions de dollars des comptes de la salle depuis un certain temps, mais sur plus long terme.

Tapie or not Tapie ?

LogoFullTiltPoker
3 mois pour un retour ?
 

Le groupe Bernard Tapie (du nom du célèbre homme d'affaires multi-facettes qu'on ne présente plus), possède 30 ans d'expérience dans le sauvetage d'entreprises en difficultés financières, avec 40 compagnies acquises et reconduites vers le profit, au premier rang desquelles le géant Adidas il y a plus de 10 ans (depuis revendue et qui a donné lieu à la fameuse affaire Tapie - Crédit Lyonnais).

La stratégie de l'activité du groupe répose sur trois fondements : renégocier la dette des sociétés (plutôt que voir la faillite d'une société, ses créanciers préfèrent obtenir un peu moins que rien du tout), une réduction des coûts, et la recherche de nouveaux débouchés pour trouver de nouvelles sources de revenus.

Renaissance et réouverture de Full Tilt début 2012 ?

Laurent Tapie a également réagi dans une interview accordée à iGaming France. Le directeur général du groupe a notamment indiqué qu'il ne serait jamais lancé dans un tel projet s'il n'y croyait pas. Après avoir affiché au ministère de la justice américain les garanties financières suffisantes pour combler la dette et rembourser les joueurs, il espère maintenant un aménagement qui lui permettrait de ne pas avoir à sortir tout l'argent immédiatement.

Son autre volonté est de conserver la marque, malgré l'image désormais grandement écornée de cet acteur historique : "Le nom de la marque n'est pas en question, c'est une marque célèbre et sa technologie est connue pour être l'une des meilleures sur le marché. (...) Nous avons les outils nécessaires pour refaire du site l'un des leaders dans l'industrie du poker en ligne."

Bien que confiant, Tapie avertit cependant que "la route sera encore longue" avant que le site ne puisse renaître. Mais après avoir lancé une mission de conseil sur cette reprise, l'ancien responsable de Partouche Interactive et créateur de Livebetting.com espère bien voir les choses aboutir pour janvier prochain.

(24/10/11) - Dan Shak : « Les propriétaires innocents de Full Tilt doivent passer un accord »

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Les noms de quatre des propriétaires de Full Tilt Poker ont été ajoutés à la plainte du Ministère de la Justice américain, mais d'après Dan Shak, les dix-neuf autres seraient bien avisés de ne pas traîner et de conclure un accord avec le gouvernement américain.

Ancien gestionnaire de ''hedge funds'' (fonds de placement spéculatifs), vainqueur de tournois à des buy-ins allant jusqu'à 100.000$, le joueur pro américain Dan Shak est d'avis que les propriétaires, bien que n'étant pas au courant des pratiques de l'entreprise, ne sont pas à l'abri de voir le Ministère de la Justice se pencher sur les bénéfices de leurs investissements.

Un accord préférable à une bataille judiciaire interminable

« Je pense sincèrement que la majorité des propriétaires ne savaient pas ce qui se passait, et s'ils prennent des décisions raisonnables, j'ose espérer que le gouvernement les traitera en conséquence », nous a ainsi confié Shak à l'occasion des WSOP Europe 2011 à Cannes la semaine dernière.

« Donc s'ils arrivent à un accord à l'amiable avec l’État qui leur permette de garder assez d'argent et une perspective de carrière, je pense que le gouvernement se montrerait compréhensif. Vu les frais qu'engendre une bataille judiciaire face à l’État, c'est en tout cas ce que moi je ferais. »

Pour rappel, d'après la plainte déposée plus de 440 millions de dollars auraient été distribués aux directeurs et autres propriétaires de FullTilt Poker durant les quatre années précédant le 15 avril 2011.
Les accusations vont plus loin puisque pendant que les propriétaires drainaient des millions hors de l'entreprise, celle-ci était déclarée insolvable.

On estime le montant dû aux clients à 390 millions au 31 mars 2011 alors qu'à ce moment-là l'entreprise possédait moins de 60 millions en actifs.

Si Shak s'est empressé de nous préciser qu'il n'a pas d'information venant ''de l'intérieur'' et que son avis est simplement basé sur ce qui a été rendu public, il a tout de même une idée assez claire de la situation.

« Je pense que si les propriétaires font le premier pas et proposent de rendre l'argent, l’État se montrera clément, mais s'ils se font trop prier, le Ministère de la Justice ne les épargnera pas », avertit-il.

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Tom Dwan s'est d'ores et déjà proposé de restituer tout l'argent qu'il a gagné grâce à Full Tilt Poker.
 

« L'entreprise n'a clairement pas gagné ces 440 millions, ou du moins ils n'auraient pas dû recevoir ces 440 millions, donc l’État va vouloir les récupérer. »

« Mais le but du gouvernement n'est pas de ruiner les gens, donc ça devrait mieux se passer s'ils font le premier pas, font des offres raisonnables et proposent de rembourser des sommes décentes après avoir fait l'inventaire de leurs biens », ajoute-t-il.

Les profits des propriétaires pourraient servir à rembourser les joueurs

Pour l'instant, le gouvernement américain n'a pas encore intenté d'action contre le reste des propriétaires de Full Tilt Poker, mais il y a quelques raisons de penser que cela ne saurait tarder.

« Je pense que les joueurs vont récupérer leur argent, parce qu'en fin de compte, ce que veut le gouvernement, selon la somme qu'ils arriveront à rassembler, c'est rembourser les joueurs aussi entièrement que possible. »

Mais l'argent des joueurs va devoir venir de quelque part, et les actifs de l'entreprise ne couvrant qu'une infime partie ce de qui est dû, les propriétaires vont être la cible principale de l’État. D'autres paramètres sont cependant à prendre en compte. En particulier cette offre du Groupe Bernard Tapie qui a signé un accord conditionnel pour l'acquisition de FTP qui permettrait aux joueurs de récupérer leur argent.

« Pour moi, le problème avec cette offre c'est qu'elle demande 300 millions, mais qu'ils ne veulent pas les investir. Ils veulent que le Ministère de la Justice retourne l'argent saisi à l'entreprise et ils veulent financer le reste. Ça m'étonnerait que ça se passe ainsi », poursuit Shak.

« Ça m'embête de critiquer cette offre, mais honnêtement je ne pense pas que vendre l'entreprise soit une solution viable », ajoute-t-il, allant plus loin que l'offre du GBT. « À mon avis, la seule vraie valeur de Full Tilt, c'est son logiciel. »

« Je ne suis pas sûr de ce que peut être la valeur du programme aujourd'hui, mais la valeur de la marque doit être négative, et la base de joueurs aussi.

Le site a perdu toute sa crédibilité et malheureusement maintenant leur nom n'évoque qu'un business désastreux, une direction désastreuse et des joueurs en colère, donc je ne vois pas l'intérêt de garder le nom de Full Tilt, il n'a plus d'autre valeur que celle d'être connu. »

« Le software existe toujours, donc au final, même s'il y a faillite, l’État va vendre le programme à quelqu'un, une raison de plus qui fait qu'une vente me paraît peu probable. Si quelqu'un veut vraiment ce logiciel, il y a de grandes chances qu'il pourra l'acquérir pour moins cher dans une enchère », conclue Shak.

(27/10/11) - Full Tilt Poker en 10 dates

Full tilt en 10 dates

Retrouvez l'histoire de Full Tilt Poker en 10 dates et évènements marquants.

2004 : Full Tilt Poker ouvre ses portes

Retour 7 ans en arrière. Le marché du poker en ligne est déjà bien lancé. Party Poker est le leader de l'époque, et PokerStars le petit nouveau qui grimpe. Plusieurs autres salles de poker connaissent du succès, dont beaucoup sont d'ailleurs aujourd'hui disparues.
Des professionnels se lançaient même dans l'aventure en lançant leur propre poker room (on se souvient notamment de Doyle's Room, qui n'a jamais laissé un épique souvenir).
Eté 2004 : Full Tilt rentre à son tour dans la danse, avec l'idée de réunir un groupe de joueurs bien connus pour détenir et sponsoriser la salle en forme de stratégie encore inédite.

2006 : Passage de l'UIGEA aux Etats-Unis

L'Unlawful Internet Gambling Enforcement Act (acte de régulation du jeu en ligne et interdisant son activité sous certaines formes et les transferts d'argent) aura eu un gros impact négatif sur l'industrie du poker en ligne dans son ensemble. Mais il aura été un véritable cadeau divin pour Full Tilt. Avec Party Poker et d'autres salles côtés en bourse forcées de se retirer du marché US, c'est un énorme vide dans lequel ont pu s'engouffrer PokerStars et Full Tilt.
Et cette dernière allait en devenir la deuxième salle de poker en ligne au monde.

2007 : Jerry Yang remporte le Main Event des WSOP

Après avoir vu le sceau PokerStars accolé au vainqueur du Main Event des WSOP durant trop longtemps, et même un joueur... de Bodog Poker remporter ce titre tant convoité en 2006, Full Tilt Poker connaît enfin son premier (et seul) champion du Main Event en 2007.
Jerry Yang est alors un amateur inconnu, et restera l'un des moins fameux vainqueurs de la compétition. L'opération n'aura d'ailleurs pas été d'un grand apport pour Full Tilt, Yang n'ayant guère ensuite joué en dehors de ce tournoi.

En 2010, Full Tilt fait signer tous les November Nine hormis deux, dont Jonathan Duhamel. Le canadien offrira un peu plus tard un nouveau titre à PokerStars.

2009 : Le Dwan Challenge est né

Avec autant de célèbres joueurs à hauts enjeux sur leur salle, il n'était pas surprenant de voir Full Tilt comme le théâtre des plus grosses parties sur Internet. Phil Ivey, Patrik Antonius et Gus Hansen y étaient quelques-uns des habitués du côté des plus hautes limites.
Certains petits nouveaux ont malgré tout eux aussi commencé à tirer leur épingle du jeu, dont un certain Tom "durrrr" Dwan.

Dwan finit par lancer un challenge inédit : se laisser défier par quiconque à des cotes de 3 contre 1. En d'autres termes, le jeunot acceptait de risquer 1,5 million de dollars contre 500 000 "seulement" pour son adversaire, dans une partie de cash game en heads-up. Dwan affirmait pouvoir finir avec un profit au terme de 50 000 mains.

Antonius et Daniel 'jungleman' Cates relevèrent le défi, et bien qu'aucun n'ait jamais été terminé, ce petit évènement attira des milliers d'observateurs autour de ces tables. Au grand plaisir de Full Tilt qui y gagna un peu plus de publicité gratuite.

Un peu plus tard (en 2010), c'est l'arrivée du phénomène Isildur1, un mystérieux et talentueux joueur de high stakes (depuis révélé au grand jour, le suédois Viktor Blom), qui aura eu le même effet.

2010 (1) : Le Rush Poker

Souvent à la pointe de l'innovation, Full Tilt lance début 2010 un produit censé révolutionner les parties d'argent (cash games) : le Rush Poker.
Le Rush Poker, c'est un peu du poker sous stéroïdes. Le principe ? Vous vous asseyez à la table, et si votre main ne vous plaît pas, en la jetant vous passez automatiquement et instantanément à une nouvelle table, prêt à jouer avec une nouvelle main de deux cartes !

Les avantages sont certains : un jeu accéléré, et la possibilité de monter à un rythme de 300 mains en une heure, soit 5 ou 6 fois le taux habituel en ligne, du jamais vu !

2010 (2) : Full Tilt obtient sa licence de l'ARJEL

Juillet 2010. Les premières licences ARJEL du nouveau marché français régulé et légal ont été attribuées un mois auparavant, et Full Tilt obtient la sienne à son tour.
Un peu plus d'un an plus tard, les joueurs français se demandent encore comment l'ARJEL a pu autant faillir à sa mission de n'octroyer des licences qu'aux salles présentant toutes les garanties.

2011 (1) : Le Black Friday

Wall Street aura eu son "jeudi noir" en 1929, le poker en ligne aura eu son "vendredi noir" en 2011.
Tous les joueurs garderont en mémoire cette date du 15 avril 2011, à commencer par ceux aux Etats-Unis. Coup de tonnerre : PokerStars, Full Tilt Poker et Absolute Poker sont accusés de fraude bancaire et de blanchiment d'argent par le Ministère de la Justice.

Full Tilt se retrouve alors forcé de stopper son activité presque immédiatement aux Etats-Unis. L'impact est tel que cette fermeture et la saisie de fonds feront apparaître de nouvelles irrégularités dans son business au cours des mois suivants. Avec le terrible engrenage que l'on connaît donc désormais (voir notre dossier pour en savoir plus).

2011 (2) : Phil Ivey attaque Tiltware

Six semaines plus tard, à quelques jours du début des WSOP 2011, Phil Ivey met les pieds dans le plat, et attaque son propre employeur. Bien qu'Ivey aura un peu plus tard retiré sa plainte, c'est un nouveau coup de massue pour la salle, très médiatique.
Cette opération aurait surtout même découragé un certain projet de reprise, initié par un ponte de l'industrie, Jack Binion.

2011 (3) : Licence(s) suspendue(s)

Fin juin, après que Full Tilt ait prouvé avoir de grosses difficultés (pour ne pas dire l'impossibilité) pour payer ses joueurs en dehors des Etats-Unis, l'Alderney Gambling Control Commission décide de suspendre sa licence d'exploitation, causant la fermeture immédiate du site pour tous ses joueurs à travers le monde, dont en France malgré son marché auto-régulé. L'ARJEL en fera de même.
Trois mois plus tard, l'AGCC décide de révoquer complètement cette licence.

2011 (4) : Tapie le sauveur ?

Pendant que tous ses joueurs s'inquiètent d'un jour pouvoir revoir leur argent, Full Tilt continue de chercher un repreneur. Un temps au stade de rumeur, le seul repreneur potentiel a fini par avouer faire partie d'un réel plan de reprise, un peu plus complexe que souvent décrit toutefois.

Ce "sauveur" c'est donc le Groupe Bernard Tapie, qui s'est également lancé au même moment dans l'organisation d'un gigantesque tournoi de poker live dans le stade de Wembley pour 2012, avec des qualifications en ligne prévues. Inutile de dire que les deux opérations sont sans guère de doute liées.

Full Tilt Poker tel le Phénix renaîtra t-il de ses cendres ? Sous un nouveau nom ?
Rendez-vous sur PokerListings pour un point régulier et les derniers développements sur l'affaire.

(01/11/11) - Antonius dit risquer plus de 5 millions de dollars sur Full Tilt

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"Beaucoup de gens me doivent beaucoup d'argent et si Full Tilt fait faillite ils ne pourront pas me rembourser."

Patrik Antonius, icône du poker et ancien membre de la salle, déclare qu'il serait l'une des plus grandes victimes de la faillite de Full Tilt Poker, contrairement à de récentes rumeurs apparues dans les médias spécialisés.

« Quelqu'un s'en est pris à moi en disant que je n'avais que 100$ sur mon compte. Il est dans le vrai. Par contre là où il se trompe c'est que j'ai beaucoup à perdre dans tout ça », a confié Patrik Antonius à PokerListings lors du Main Event des récents WSOPE à Cannes.
« Mais je me demande aussi comment cette personne a pu avoir accès à mon compte et pourquoi il divulgue des informations censées être confidentielles », s'étonnait-il.

Si Antonius reconnaît n'avoir donc que 100$ sur son propre compte, le Finlandais explique aussi qu'il risque plusieurs millions si Full Tilt s'écroule, et ce pour différentes raisons.
La plus grande partie de ses pertes potentielles sont liées au gel des capitaux sur le site, mais également au fait que d'autres joueurs lui doivent de l'argent.
« Il y a beaucoup de gens qui me doivent beaucoup d'argent et si Full Tilt s'effondre complètement, ils vont avoir du mal à me rembourser. »

Antonius évalue la somme lui étant dûe à plus de 5 millions de dollars.
Et il évoque un joueur en particulier qui lui devrait plus de 2,4 millions et dont la capacité à rembourser repose uniquement sur la possibilité que Full Tilt Poker continue de fonctionner.

"Il y a beaucoup de gens qui me doivent beaucoup d'argent"

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Antonius a encore plus de raisons que d'autres joueurs d'espérer la survie de Full Tilt Poker.
 

Dans cette dette faramineuse, il y a également 500.000$ qu'il avait transféré de joueur à joueur depuis son compte Full Tilt avant d'aller aux WSOP à Las Vegas, sachant qu'il ne pourrait pas avoir accès à son compte en ligne de là-bas, comme il l'explique :

« Full Tilt a refusé de me laisser retirer mon argent après le Black Friday. Mon manager et moi avons essayé de les contacter pour demander pourquoi je ne pouvais pas récupérer mon argent, et ils répétaient qu'il y avait des problèmes. Du coup, comme j'allais être aux Etats-Unis pour les WSOP, j'ai transféré ce que j'avais à des gens qui voulaient cet argent 'virtuel'. Et puis le site s'est écroulé et plus personne ne pouvait toucher à son argent.

Maintenant les gens à qui j'avais transféré l'argent refusent de me payer parce que celui-ci est bloqué sur le site et qu'ils ne le considèrent pas comme de l'argent "réel". »

Bien qu'il soit avéré que certains joueurs hors des Etats-Unis ont réussi à retirer leur argent du site après le Black Friday, la plupart ont signalé de gros problèmes et beaucoup n'ont jamais reçu l'argent. On peut donc penser que FTP  n'a donc pas fait de traitement de ''défaveur'' envers Antonius mais simplement que le site était tout bonnement incapable d'effectuer un retrait aussi important.

Pour couronner le tout, Antonius risque plus que ses dettes si Full Tilt fait faillite : « Full Tilt me paie une grande partie de mon indemnisation à la fin de chaque année contractuelle, en juin, et je ne l'ai pas touchée cette année. Et c'est pareil pour les quelques mois avant cela. »

(18/11/11) - Accord trouvé pour le rachat de Full Tilt

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Un accord vient d'être trouvé entre le Ministère de la Justice américain et le Groupe Bernard Tapie pour la reprise de Full Tilt. Et avec lui c'est le remboursement de tous les joueurs qui se rapproche.

La nouvelle est tombée dans la nuit, et elle devrait ravir de nombreux internautes dans l'embarras depuis maintenant de trop nombreux mois : le groupe Bernard Tapie et le DOJ (Department of Justice américain) ont trouvé un accord pour la reprise de Full Tilt Poker par le premier nommé.

Concrètement, il s'agissait de l'étape la plus importante dans l'optique de la survie de la salle, et de l'espoir pour les joueurs d'être remboursés.
Full Tilt et le Groupe Bernard Tapie ayant fin septembre trouvé un protocole d'accord, il ne restait "plus" qu'à convaincre le Ministère de la Justice américain (DOJ), pour que le processus final puisse concrètement s'enclencher.

C'est désormais chose faite, avec l'avocat du groupe Tapie à Washington Behn Dayanim qui vient donc d'annoncer que les deux parties ont signé cet accord : le GBT reprendrait la salle pour 80 millions de dollars (soit 59 millions d'euros), avant de racheter ses actifs devenus la propriété du DOJ.
Le DOJ abandonnerait alors les plaintes civiles déposées contre la compagnie, et le GBT deviendrait libre de relancer celle-ci.

Mais tout n'est pas tout à fait fini. Il reste maintenant au GBT d'obtenir l'aval d'au moins 2/3 des actionnaires actuels de Full Tilt, sachant que ces derniers doivent céder tous les actifs et renoncer à tout intérêt dans la nouvelle société.

Pas de réouverture de Full Tilt en France ?

Le plus dur reste néanmoins passé, puisque Ray Bitar, PDG de Full Tilt, s'est déjà montré favorable à l'opération dans un communiqué officiel :

"Full Tilt est heureux des efforts du Groupe Bernard Tapie et du Department of Justice, et que ceux-ci soient parvenus à un accord. Nous apprécions leur dévotion continue à travailler mutuellement dans le sens d'un accord bénéfique qui facilitera le remboursement des joueurs. Maintenant que l'accord a été trouvé, le Groupe Bernard Tapie et Full Tilt Poker vont se rencontrer afin de commémorer les termes finaux de l'agrément, pour emmener cette affaire vers une résolution complète aussitôt que possible."

Concernant ce remboursement des joueurs dont l'argent est toujours bloqué, les termes de l'accord prévoient que le Groupe Bernard Tapie sera responsable du remboursement des joueurs français, tandis que le DOJ sera responsable de celui de tous les autres à travers le monde. Rappelons qu'il s'agit au total d'une somme de 390 millions de dollars, dont 150 pour les américains.

Notons enfin que rien ne dit que la salle réouvrira un jour ses portes en France, de l'aveu même de Laurent Tapie, comme il le déclarait au Journal du Net il y a peu : "Il y a peu de chances que nous demandions une licence auprès de l'ARJEL pour la France. Quand la France ne veut pas ouvrir un marché et qu'elle le fait en y étant contrainte, ça donne forcément une ouverture bidon, avec des conditions tellement difficiles que tous les opérateurs qui ont obtenu des licences en France y perdent de l'argent."

(07/03/12) - Le PDG de Full Tilt s'excuse

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Le PDG de Full Tilt, Ray Bitar

Le PDG de Full Tilt Ray Bitar est sorti de son long silence depuis le Black Friday, pour s'excuser auprès de la communauté poker.

Dans une interview exclusive accordée à PokerStrategy.com, Bitar a pris le temps de demander pardon aux joueurs affectés par le Black Friday, et la fermeture de Full Tilt Poker qui s'en est ensuivie.

Le site a interrogé Bitar sur les raisons qui avaient fait qu'il n'avait fait aucune déclaration depuis ce Black Friday :

"Il y a deux raisons. La première est le processus légal qui m'empêchait de fournir quelconque information capitale autour des investigations en cours, et bien sûr je ne voulais pas compromettre ce processus en aucune façon.

J'aurais pu faire des déclarations d'ordre général, qui n'auraient pas eu de rapport direct sur les problèmes sous le coup de ces investigations. Mais de telles déclarations auraient été de nature si générales, qu'elles n'auraient fourni aucune réponse aux nombreuses questions que les gens ont, comme on peut le comprendre.

La deuxième raison aux côtés d'autres, est que je travaille chaque jour depuis le Black Friday, pour m'assurer que les joueurs seront remboursés, ce qui a été ma priorité numéro 1, tout comme de travailler sur les futurs plans de Full Tilt.

Ce travail devait être fait en dehors du champ de vision du public.

Bien que cela pourrait satisfaire les gens d'avoir des informations spécifiques à propos des discussions en cours - ce qui me retirerait d'ailleurs un peu de pression - , je suis convaincu que de telles déclarations publiques diminueraient la probabilité d'une issue favorable, ce qui est sur quoi nous devons nous focaliser."

Si vous avez manqué le début...

Full Tilt avait été exclu du marché américain en avril dernier, quand le Department of Justice s'en était violemment pris à FTP, PokerStars et UB/Absolute Poker.

FTP avait continué d'opérer en Europe, avant que l'Alderney Gambling Control Commission ne suspense sa licence d'opérateur.

En septembre 2011, le DOJ avait considéré que Full Tilt avait agi comme une chaîne de Ponzi, et que ses propriétaires avaient escroqué les joueurs en leur laissant croire que l'argent de leurs dépôts était bien présent sur le site.

L'interview ne comportait que trois questions, et Bitar y mentionne également qu'il coopère pleinement avec le Ministère de la Justice américain (le DOJ) et qu'il faisait tout en son pouvoir pour s'assurer que Full Tilt survive et que les joueurs soient donc remboursés.

Bitar n'a en revanche pas parlé de l'accord avec le Groupe Bernard Tapie, de Chris Ferguson, de Phil Ivey, ou de si le site allait réouvrir à un moment donné prochainement.

Il précise également que ce silence n'était pas une tentative pour "cacher" ou "ignorer" la situation, mais donc parce qu'il portait toute son attention sur l'objectif de trouver la meilleure issue pour les joueurs de Full Tilt.

En conclusion, il aura fini par dire qu'il espérait avoir de bonnes nouvelles pour les joueurs très prochainement.

(25/04/12 - PokerStars pour racheter Full Tilt Poker ?)

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Coup de tonnerre : Alors que l'on attendait l'officialisation imminente de la reprise de Full Tilt Poker par le Groupe Bernard Tapie, c'est finalement PokerStars qui rachèterait son ancien concurrent numéro 1.

Ce n'est pas un poisson d'avril, même si cela y aurait fort ressemblé. Alors que la reprise de Full Tilt Poker par le Groupe Bernard Tapie semblait bouclée et en simple attente d'officialisation, c'est à un véritable retournement de situation auquel on a finalement droit.

Par un communiqué diffusé hier soir, le GBT a annoncé que le deal de reprise se soldait par un échec, les parties n'ayant finalement pu se mettre d'accord sur un plan de remboursement des joueurs non-américains (condition sine qua non pour recevoir l'aval du Ministère de la Justice américain), mais aussi en raison de complications légales liées aux actifs de Full Tilt se trouvant en dehors du territoire américain.

La surprise est à la hauteur des derniers développements qui laissaient à penser à une réouverture imminente : premiers signes de vies du site de la salle depuis la fermeture, création d'une société au nom de "New Full Tilt Poker" à Dublin par le GBT (qui aura finalement quelques jours plus tard changé de nom), nouvelle demande de licence auprès de l'AGCC, et recrutement massif pour l'une des sociétés mères à Dublin, Pocket Kings.

PokerStars rachèterait Full Tilt, les joueurs remboursés sous 90 jours

Mais ce coup de tonnerre en aura été accompagné d'un autre, en forme d'excellente nouvelle après ce retrait de dernière minute : PokerStars reprendrait Full Tilt.

Là aussi le twist est digne des meilleurs films de M. Night Shyamalan, à aucun moment PokerStars n'ayant été présenté comme un repreneur potentiel, ou tout du moins affirmé.

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Après 7 mois de travail et de négociations, le Groupe Tapie échoue dans son projet de reprise.

L'information a d'abord transpiré sur le célèbre forum poker anglophone 2+2, avant que depuis Monaco où se tient actuellement l'EPT Grand Final la rumeur s'amplifie. Alexandre Dreyfus (directeur de Chili Gaming) twittait ainsi que PokerStars achetait Full Tilt pour 750 millions de dollars, avec remboursement intégral des joueurs pour 330 millions, concluant par un "je suis impressionné" sans doute partagé.

De son côté, le Directeur de la Communication de PokerStars Eric Hollreiser confirmait vers minuit ce qui n'est déjà plus qu'une simple rumeur :

"Nous recevons beaucoup de questions et il y a beaucoup de spéculation sur les forums, j'ai donc voulu m'adresser à la communauté. Comme vous le savez donc, PokerStars est en discussions pour un accord avec le Département de Justice américain. Comme ce genre de discussions sont toujours confidentielles, nous ne pouvons commenter ces rumeurs. Dès que nous aurons des informations à partager publiquement, nous le ferons."

D'après le message anonyme publié hier sur le forum 2+2, les deux sites resteraient deux entités bien séparées.

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"Pokerstars rachetant Full Tilt ? Ca m'étonne mais ce serait une bonne nouvelle."

L'information a en tout cas une certaine saveur, lorsque l'on sait que les deux groupes étaient les meilleurs ennemis du monde, bataillant notamment pour avoir la meilleure équipe professionnelle, en qualité de salles de poker numéro 1 et numéro 2 sur le marché mondial.

Les joueurs espèrent maintenant que cette information ne sera pas juste un nouveau soufflé qui retombera. PokerStars s'annonce en effet cette fois comme le réel dernier espoir pour qu'ils revoient leur argent. A noter qu'une fois le deal entériné, l'une des conditions imposée par le DOJ est de voir les joueurs remboursés sous les 90 jours.

Daniel Negreanu surpris

Interrogé par notre équipe présente à Monaco, Daniel Negreanu (chef de file de la Team PokerStars Pro) a dit qu'il n'était au courant de rien, mais se montre à la fois surpris et positif :

"Je n'ai pas d'information autre que ce que l'on peut lire, mais les gens à qui je parle semblent croire que c'est vrai.
L'idée de PokerStars achetant Full Tilt pour 750 millions de dollars me semble impossible, et basé sur ce que je sais ça me surprendrait vraiment.
Mais ce serait définitivement une bonne nouvelle pour les joueurs de poker, parce que PokerStars est une bonne société, et les joueurs n'auraient plus à avoir affaire à ces salauds.
"

Extraits du Communiqué officiel du Groupe Bernard Tapie :

"Le Grouper Bernard Tapie a le regret d'annoncer qu'après sept mois de travail intense, nos efforts pour obtenir l'aval final du Département de la Justice américain pour l'acquisition des actifs de Full Tilt Poker se soldent par un échec.
A cela deux raisons majeures.

- Les deux parties ne peuvent trouver d'accord sur un plan de remboursement des joueurs hors des Etats-Unis.

Le GBT proposait un plan qui aurait résulté en un rétablissement immédiat de la balance de ces joueurs, avec le droit de retirer ces fonds au fil du temps, selon la balance du joueur et l'activité du joueur sur le nouveau site. (...) 94,9% des joueurs auraient été totalement remboursés dès le premier jour. Le DOJ a finalement insisté pour un repaiement intégral avec droit de retrait dans les 90 jours pour tous les joueurs - une demande tardive surprise après des mois de négociations de bonne foi par le GBT.

- Les complications entourant l'accord, particulièrement les questions entourant la légalité de l'amende sous couvert des lois non-américaines - se sont également montré irrésolvables.

(...) Avec les 80 millions de dollars de prix d'achat et la substantielle somme nécessaire pour le relancement de FTP, ces problèmes se sont finalement montrés trop substantiels pour être surmontés.

Le GBT est conscient des espoirs qu'il a créés, parmi les employés de FTP, les joueurs, et envers la communauté poker toute entière. (...) Le GBT ne peut accepter la fin de ces espoirs.

Pour cette raison, à moins qu'une solution concrète et légalement viable ne soit trouvée dans les tous prochains jours pour sauver les employés et rembourser les joueurs de FTP, nous passerons à notre propre plan d'action.

Nous avons conscience que le DOJ a pu entrer en discussion avec PokerStars pour le rachat des actifs de FTP. (...) Si l'acquisition de FTP par PokerStars signifie que tous les joueurs seront immédiatement payés, nous sommes très content pour eux, cela a toujours été notre priorité.

Nous regrettons seulement qu'un tel accord signifierait une consolidation encore plus grande du marché du poker, déjà dominée par un seul acteur - une issue qui pourrait lever des préoccupations anti-monopole, et qui sur le long terme ne serait probablement pas bonne pour les joueurs et toute l'industrie du poker."

(30/04/12) - Erik Seidel "dégoûté" par ce qu'il s'est passé avec Full Tilt

Seidel Erik
"Comme beaucoup de gens j'ai été particulièrement dégoûté de la manière dont ont été faites les choses et de ce qu'il s'est passé."

Erik Seidel est le joueur qui a gagné le plus d'argent de l'histoire dans les tournois de poker. Il était aussi l'un des membres de la Team professionnelle Full Tilt, et jusque là il était resté silencieux sur tous les évènements ayant entouré la salle depuis le Black Friday.

Seidel est actuallement à Monte Carlo pour jouer le Main Event de l'EPT Grand Final. C'est ici qu'il a pris quelques minutes pour nous parler de Full Tilt, mais aussi de son incroyable succès en tournois.

PokerListings : Comment as-tu réagi quand tu as appris tout ce qu'il se passait en interne chez Full Tilt jusqu'au fameux Black Friday ?

Comme beaucoup de gens j'ai été particulièrement dégoûté de la manière dont ont été faites les choses et de ce qu'il s'est passé.

Espérons maintenant que tout finisse par se résoudre, mais cela ne fera pas oublier toute une année de stress et de désordre pour beaucoup de monde, un stress notamment énorme d'un point de vue financier.

Que pensez-vous des derniers développements laissant penser que PokerStars va acquérir Full Tilt et que les joueurs pourraient finalement enfin être remboursés ?

J'en suis très heureux. J'espère bien évidemment que tout se passe sans problème. C'est fantastique pour tout le monde.

Ces dernières années ont été incroyables pour toi en tournois. Comment expliques-tu ces performances et ton succès ?

Erik Seidel
"Espérons maintenant que tout finisse par se résoudre, mais cela ne fera pas oublier toute une année de stress pour beaucoup."
 

Je n'ai vraiment pas d'explication. Je pense que dans une certaine mesure c'était juste une sorte d'aberration. Si vous restez assez longtemps dans la place, vous finirez par connaître une bonne période.

J'aime à penser que j'ai pris de bonnes décisions et que je jouais bien, mais il est difficile d'exactement pouvoir dire ce qu'il se passe quand vous connaissez un rush tel que celui que j'ai eu.

C'est vraiment la manière dont tu vois les choses ? Seulement un "good run", au vu de la fréquence et de la magnitude des résultats que tu as enregistrés ?

Je le vois comme un good run. A chaque fois que je m'assois et que je joue, j'essaie juste de comprendre le jeu. Je ne me sens certainement pas comme si je savais exactement comme jouer ou si j'avais une sorte de compréhension spéciale.

Nombre de tes succès l'ont été dans des évènements High Roller, des évènements certainement plus nombreux aujourd'hui que par le passé. Excelles-tu dans ces tournois ou s'agit-il juste de la "chance" d'avoir bien marché dans ceux-là ?

Je pense que ça a beaucoup aidé que je joue quelques-uns des premiers de l'année l'an dernier, en ayant vite acquis un bon ressenti des structures et de comment elles devaient être jouées. Je pense que ma concentration était bonne l'an dernier, et j'ai encore plus apprécié ces events. Alors quand je m'assois pour un tournoi à 100k$, je suis encore plus excité.

J'aime vraiment beaucoup être ici mais je ne pense pas la même chose de ces events qui ont des centaines et des centaines de joueurs, parce qu'on connaît la dose de chance qu'il faut pour en arriver aux mêmes résultats. Alors que vous avez bien plus de contrôle sur un event à haut buy-in avec moins de monde. Vous n'avez pas besoin de tracer votre route au milieu de milliers de joueurs.

Tu as mentionné que tu connaissais très bien la structure. Penses-tu qu'il y a des joueurs de talent qui participent à ces tournois mais qui ne la comprennent pas vraiment, ou qui n'ont pas l'expérience que tu as ?

Oui je pense que c'est vrai. Je pense qu'il y a quelques joueurs qui sont vraiment bons mais qui n'ont pas fait les ajustement nécessaires pour faire face à la différence dans le jeu dictée par une structure de High Roller.

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"Je pourrais partir de Vegas, je suis trop amoureux de New York."
 

Ca fait un moment que tu es sur le circuit et que tu joues gros. Que ressens-tu quand tu pose 100k$, 250k$, ou même 1 million de dollars sur la table, comme tu vas le faire cet été aux WSOP pour le Big One ?

Je trouve ça très excitant. Je suis juste content d'être là, dans la partie, et d'être capable de jouer et de prendre des décisions qui importent.

Je pense que ça a pas mal à voir avec l'enthousiasme parce que vous savez que chaque décision que vous prenez peut vous faire vivre un très gros swing financier. Mais quand vous jouez face à 800 personnes, les décisions importent aussi évidemment, mais il y a tellement plus de chance demandée pour y arriver...

Qu'attendez-vous du Big One à 1 million de dollars de buy-in des WSOP cet été ?

Je suis vraiment excité à l'idée de disputer ce tournoi. C'est un évènement historique, que seul un gars comme Guy (LaLiberté) pouvait organiser. Un bon pourcentage du field ne sera pas composé de joueurs de poker professionnels, aussi je pense que ça va être un rendez-vous exceptionnel, et je pense que tout le monde est impatient.

Nous avons entendu que vous pourriez déménager de Las Vegas, c'est vrai ?

Oui j'y pense sérieusement. J'habite à Vegas depuis 1995 vous savez. Je me sens bien, mais pas autant que quand je suis à New York.

Quand je suis à New York je fais quelque chose tous les jours. Il y a toujours quelque chose à faire, musique, théâtre, ou juste se balader. Je me sens comme amoureux quand je suis à New York !

(03/05/12) - Fuite d'e-mail : Un nouveau plan de Tapie pour Full Tilt ?

D'après un communiqué exclusif de Diamond Flush Poker, Laurent Tapie a tenté, dans un ultime effort, de recruter les cadres « clés » de Pocket Kings pour lancer un nouveau site de poker en ligne – après le flop de l'accord entre le GBT et le DOJ pour Full Tilt.

Sur son site internet, Diamond Flush Poker a publié ce qu'il présente comme un e-mail de Laurent Tapie, le directeur exécutif du Groupe Bernard Tapie et fer de lance du projet de reprise de Full Tilt, et destiné à 16 employés clés de Pocket Kings.

Dans l'e-mail en question, Tapie leur fait une offre spectaculaire, leur proposant de maintenir leur salaire actuel mais en travaillant pour un nouveau site de poker en ligne, dans le cadre de la société Game Cubed qu'il a enregistrée en Irlande le mois dernier. Cependant, la condition sine qua non est que les 16 employés acceptent ses conditions.

« Je ferai cela à condition que TOUS les CADRES CLES de Pocket Kings me rejoignent. Avec votre aide et votre savoir-faire, nous pourrons lancer un nouveau site qui, d'ici 6 ou 7 mois, sera la référence sur le marché.

Je me rends compte que c'est un acte de foi que je vous demande, donc voici mon offre : à compter du 1er mai, j'embaucherai l'ensemble des cadres clés de Pocket Kings, soit chacun d'entre vous, au niveau de votre salaire actuel et avec tous les avantages dont vous bénéficiez déjà. J'y ajouterai des stock options dans la nouvelle société afin que nous puissions tous profiter de l'avenir brillant de cette opportunité »

Vous pouvez lire l'intégralité de l'e-mail original (en anglais) sur Diamond Poker Flush.

Nouveau logiciel, mais soldes perdus pour le reste du monde

Tapie ajoute ensuite que son nouveau staff concevrait un programme complètement nouveau et lancerait une nouvelle marque qui offrirait aux anciens joueurs de Full Tilt du reste du monde de recouvrer leurs fonds s'ils s'inscrivent sur le site.

Il semblerait que cet e-mail ait été envoyé à peine quelques heures avant que Tapie n'annonce officiellement son retrait de la course à la reprise de Full Tilt, suite à l'accord n'ayant pu être trouvé avec le Department of Justice américain.
Pour rappel l'accord n'a pas abouti car le Groupe Bernard Tapie n'aurait pas réussi à se mettre d'accord avec le Ministère de la Justice américain quant aux délais de remboursement des joueurs.

Dans l'e-mail, Tapie explique que le Ministère a rejeté la proposition du BTG de rembourser les joueurs le 14 avril 2012 et exigeait que le GBT rembourse 100% des 184 millions de dollars dûs aux joueurs dans un délai de 90 jours.

L'avocat du BTG, Behnam Dayanim, a refusé de commenter la situation lorsque PokerListings.com l'a contacté au sujet de l'e-mail.

Depuis l'annulation de l'accord entre le BTG et Full Tilt, les rumeurs ont rapidement fait état de PokerStars aussi dans la course, et qui aurait commencé à négocier avec le Ministère de la Justice pour racheter ce qu'il reste de Full Tilt Poker pour 750 millions de dollars.

Quant à l'e-mail dont il est ici fait état, nous n'avons pour le moment aucune information concernant la réponse des employés contactés, mais il semble peu probable qu'ils aient acceptés étant donné que Tapie lui-même a annoncé l'annulation de l'accord avec Full Tilt peu après.

(03/07/12) - Le PDG de Full Tilt Ray Bitar arrêté par le FBI

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Ray Bitar

Le PDG de Full Tilt Poker Ray Bitar a été arrêté après s'être lui-même rendu aux autorités, selon Forbes.com.

C'est il y a quelques heures que les premiers échos sur l'arrestation de Ray Bitar se sont fait entendre sur le célèbre forum Two plus Two, sous la forme d'un e-mail envoyé par Ray Bitar lui-même à ses employés à Dublin, où le PDG de Full Tilt se trouvait depuis les actes d'accusation du Black Friday il y a plus d'un an.

Dans cet e-mail, Bitar annonce à son staff qu'il part aux Etats-Unis faire face aux poursuites civiles et pénales lancées contre lui. Il précise également que les salaires du personnel ont été garantis par PokerStars au minimum jusqu'à la fin du mois de juillet, donnant ainsi encore plus de crédibilité aux rumeurs selon lesquelles PokerStars est en cours d'intervention pour racheter la défunte salle de poker où les fonds de milliers de joueurs sont toujours bloqués.

Voici la traduction de l'e-mail en question :

A tous les employés de Dublin,

A cet instant vous êtes probablement déjà au courant que je suis retourné aux Etats-Unis pour répondre des charges civiles et pénales qui sont lancées à mon encontre à New York.
Nous avons tous travaillé dur ces 15 derniers mois pour préserver les actifs et le potentiel de Full Tilt afin de permettre le remboursement de tous les joueurs, et cela continue d'être notre top priorité. Il est encore plus important que jamais que tous ensemble nous faisions tout ce qu'il est possible pour que cela se fasse, et en espérant que notre deal avec PokerStars fera très bientôt de notre objectif une réalité. Mon retour aux Etats-Unis fait partie de ce processus.

Je suis particulièrement reconnaissant envers vous tous ici à Dublin, pour travailler dur, votre patience et votre compréhension en ces temps difficiles. Je suis sûr que notre travail acharné et notre implication ne devraient pas rester vains, et nous avons pris nos dispositions avec PokerStars pour que tous les salaires de juillet soit garantis. Vous ne devriez ainsi avoir aucune inquiétude sur le fait de venir travailler pendant cette période. Après ça, nous comptons que vos contrats de travail soient pris en charge par l'acquéreur des actifs de l'entreprise.

Pour ceux qui ont besoin de me joindre, je compte de nouveau être joignable par e-mail et téléphone à partir de lundi en soirée, heure de New York.

D'ici là, pour toute question opérationnelle, veuillez voir avec *** et pour toute question de ressources humaines avec ***.

Merci encore à tous.
Bien cordialement,
Raymond J. Bitar

Forbes.com a également rapporté qu'une mise à jour de la mise en accusation de Bitar a été faire par le Ministère de la Justice, soulignant de nouvelles allégations prétendant que Bitar aurait dissimulé la nature des problèmes financiers de Full Tilt Poker à la suite du Black Friday, et relançant le terme de chaîne de Ponzi.

Les procureurs fédéraux de Manhattan soutiennent que Bitar a menti à ses clients de Full Tilt, en leur disant que des "problèmes légaux et juridiques interféraient avec le versement des fonds aux joueurs", encourageant les joueurs hors des Etats-Unis à continuer de déposer dans le but renflouer la société, alors que des millions manquaient à l'appel, retirés pour les redistribuer aux actionnaires.

Mise à jour 04/07 : Ray Bitar a plaidé non-coupable de toutes les charges portées contre lui. Il reste en prison, avec une caution à 2,4 millions de dollar, dont 1 million en cash. Il encoure une peine maximale de 145 ans de prison.
A noter que Bitar a quelque part été forcé de se rendre aux Etats-Unis, les autorités irlandaises étaient de toute façon prêtes à l'extrader.

(31/07/12) - Officiel : Full Tilt racheté par PokerStars : C'est Fait !

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Après des mois de spéculation, PokerStars, Full Tilt Poker et le Department of Justice américain sont enfin parvenus à un accord. Et les joueurs vont enfin pouvoir être remboursés.

Les communiqués officiels fleurissent de toutes parts (PokerStars, Full Tilt Poker, ...) : cette fois c'est fait, le rachat de Full Tilt par PokerStars est acté, et validé par le Ministère de la Justice américain ! La fin d'un feuilleton de plus d'un an !

Première chose : cet accord voit donc Full Tilt Poker renoncer à tous ses actifs au profit du gouvernement américain. Ce dernier transférera ensuite ces actifs à PokerStars, qui a son tour devra payer en retour 547 millions de dollars sur les 3 prochaines années.

Les joueurs américains de Full Tilt, qui ont 150 millions de dollars de bloqués sur le site, auront la possibilité de se manifester auprès du service de confiscation des biens du Department of Justice pour récupérer leur bien.
De son côté, PokerStars remboursera directement les autres 184 millions de dollars des anciens joueurs non-américains de la salle (et donc les européens et les Français) sous 90 jours.

L'accord voit également toutes les amendes civiles et charges individuelles pour blanchiment d'argent abandonnées.

Une reprise d'activité autorisée

Preet Bharara
Preet Bharara.
 

L'accord toujours, permettra également à la fois à PokerStars et Full Tilt Poker (si la salle rouvre sous son nom) de proposer du poker en ligne en argent réel aux Etats-Unis une fois que les états ou gouvernements fédéraux y auront légalisé le poker online.

"Nous sommes ravis de pouvoir mettre cette affaire derrière nous, et d'avoir également assuré notre possibilité d'opérer aux Etats-Unis dès que la régulation le permettra." s'est enthousiasmé le Président du Conseil de PokerStars Mark Scheinberg.

Celui-ci ajoute : "Acquérir les actifs de Full Tilt renforcera PokerStars, et apportera du relief aux joueurs de Full Tilt Poker qui attendent depuis plus de 12 mois le remboursement de leur argent, et cela bénéficiera à l'ensemble de la communauté poker."

PokerStars prévoit donc de rouvrir Full Tilt Poker sous 90 jours une fois l'accord officiellement signé, ce qui doit intervenir d'ici une semaine.
La première salle de poker au monde se veut déjà ambitieuse et aspire à redorer le blason d'une marque Full Tilt désormais bien écornée, en s'appuyant notamment sur son logiciel phare qui avait fait son succès, et en proposant des innovations.

L'avocat de Manhattan Preet Bharara, au centre de l'affaire du Black Friday, a lui aussi publié un communiqué à propos de cette bonne nouvelle : "Nous sommes heureux d'annoncer la résolution d'un accord entre les parties, ce qui va nous permettre de rapidement pouvoir dédommager les victimes."

Et pour la France ?

Si les joueurs français peuvent eux aussi avoir le sourire en sachant qu'ils seront bientôt remboursés comme tout le monde, en revanche Full Tilt Poker ne compte pour l'instant pas rouvrir en France. La salle ne fera donc pas de demande de licence auprès de l'ARJEL.

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Cette frustrante fenêtre ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir.
 

A noter que Full Tilt ne compte pas non plus rouvrir sur les autres marchés européens régulés, à savoir l'Espagne, l'Italie, la Belgique, le Danemark et l'Estonie. Une FAQ désormais visible sur le site de Full Tilt en dit plus, sinon vous pouvez en retrouver l'essentiel ci-dessous.

En bref, que retenir de cette grosse info ?


Détails sur l'accord PokerStars - Full Tilt Poker

  • PokerStars acquiert Full Tilt Poker des mains du gouvernement américain, pour la somme de 547 millions de dollars, étalés sur les 3 prochaines années.
  • Les joueurs américains seront remboursés par le gouvernement américain (depuis l'argent payé par PokerStars).
  • PokerStars remboursera directement les joueurs hors Etats-Unis, pour une somme totale de 184 millions de dollars, et relancera Full Tilt Poker sous 90 jours (3 mois).
  • PokerStars (et Full Tilt Poker) auront le droit de postuler auprès des autorités de jeu compétentes pour proposer une offre de poker en ligne en argent réel, une fois qu'une régulation sera mise en place.
  • Toutes les charges et amendes civiles individuelles à l'encontre de PokerStars et Full Tilt Poker sont abandonnées.
  • Isaia Scheinberg (fondateur de PokerStars) est forcé de démissionner de la direction de PokerStars.

Le futur de Full Tilt Poker

  • Il est interdit à PokerStars d'employer ou de recruter les initiés de Full Tilt en les personnes de son ancien PDG Ray Bitar, Howard Lederer, Chris Ferguson, Rafe Furst, et Nelson Burtnick.
  • Des plans sont en cours pour relancer Full Tilt Poker sur la plupart des marchés en tant que marque à par entière, après la nomination d'une "nouvelle équipe de gestion indépendante".
  • Le siège de Full Tilt demeurera à Dublin, mais la régulation sera transférée sur l'Ile de Man.
  • Ray Bitar a lui aussi diffusé un communiqué dans lequel il exprime le regret que l'accord n'ait pas été conclu plus tôt.
  • Full Tilt Poker ne compte pour le moment pas faire de demande de licence auprès de l'ARJEL, et ne rouvrira pour l'instant pas en France.
  • PokerStars espère mettre en marche un système permettant des possibilités de transfert de compte à compte entre Full Tilt et PokerStars, y compris pour les joueurs français.
  • Une réflexion va être menée concernant les points fidélités des anciens joueurs.

(02/08/12) - Retour de Full Tilt Poker : les questions encore sans réponse

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Au lendemain de l'annonce officielle du rachat de Full Tilt Poker par PokerStars, les choses commencent à être plus claires. Mais il reste quand même d'importantes questions sans réponses.

Grâce à ce recueil de questions/réponses évolutif, nous suivrons l'évolution de la situation pour vous tenir au courant des tout derniers développements.

D'ici trois mois, des centaines de millions de dollars vont être remboursés et Full Tilt Poker sera de nouveau opérationnel, pour la première fois depuis plus d'un an.

Retrouvez ci-dessous les dernières nouvelles et posez vos propres questions en commentaire, nous y répondrons à partir de fin août !

Les joueurs vont-ils être remboursés à 100%, et si oui, quand ?

Pour l'instant, tout indique que les joueurs seront effectivement remboursés à 100%, cependant les choses sont beaucoup plus simples pour les joueurs non-américains que pour les américains.

PokerStars a également annoncé que Full Tilt serait opérationnel dans les 90 jours suivant le rachat officiel (qui sera effectif au 8 août 2012). Dès ce moment-là, les joueurs non-américains auront accès à leur compte FTP et pourront retirer leur argent.

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En tant que joueur américain, Tom Dwan va récupérer son argent, mais ne pourra pas jouer sur Full Tilt avant que le poker ne soit légalisé aux Etats-Unis.
 

Quant aux joueurs américains, ils devront formuler une demande de remboursement au ministère de la justice américain pour espérer récupérer leur argent. Plus d'informations devraient être disponibles prochainement.

Quels sont les critères pour distinguer les « joueurs américains » des « joueurs non-américains » ?

PokerStars effectue cette distinction en fonction de la localisation (vérifiée) de leur compte FTP au 29 juin 2011.

Les joueurs non-américains auront accès à leur compte dès que le site de Full Tilt refonctionnera. Les joueurs américains ne pourront pas accéder à leur compte avant que les nouvelles lois de régulation du poker en ligne soient en vigueur aux États-Unis.

PokerStars a déclaré être en train de mettre au point un système qui permettrait aux joueurs américains de pouvoir consulter le solde de leur compte bien qu'ils ne puissent pas y accéder.

Les joueurs qui n'habitent plus aux États-Unis depuis le Black Friday pourront probablement jouer sur FTP-PokerStars, mais PokerStars dit être encore en train de peaufiner les détails qui rendraient cette opération possible.

Est-ce que PokerStars va essayer de récupérer les dépôts fantômes ?

Dans les mois précédant le Black Friday, il a été découvert que Full Tilt Poker transférait de l'argent sur le compte de certains joueurs sans le débiter de leur compte en banque.

On estime le total de ces dépôts fantômes à 130 millions de dollars (sur les 334 millions dus aux joueurs).

Il est évident que des traces de ces dépôts existent, et l'accord entre PokerStars et le ministère de la justice établit clairement que PokerStars aura accès :

  • Aux comptes clients et aux sommes d'argent dues au moment de la suspension de FTP.
  • A toutes les données et archives commerciales, les données informatisées, les bases de données, les rapports d'activité, les budgets.
  • A toutes les poursuites actuelles et potentielles contre des tiers.

S'il semble que PokerStars aura effectivement la possibilité de récupérer ces dépôts, il se pourrait que les démarches soient trop compliquées à mettre en place.

Les autres dettes de Full Tilt, notamment l'argent que doivent des joueurs comme Barry Greenstein, Phil Ivey et d'autres anciens pros de Full Tilt, seront-elles réglées ?

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Barry Greenstein montre l'exemple en payant ses dettes à Full Tilt directement à PokerStars.
 

Après le Black Friday, on a appris qu'un certain nombre de joueurs professionnels devaient de l'argent à Full Tilt Poker via des prêts qui leur avait été consentis. Parmi ceux-là, on compte par exemple Barry Greenstein, Phil Ivey ou Erick Lindgren, entre autres.

L'accord entre le ministère de la justice et PokerStars stipule que la dette est transférée à PokerStars.

Barry Greenstein a d'ailleurs d'ores et déjà déclaré sur Two Plus Two qu'il rembourserait sa dette à PokerStars directement. Il est probable que PokerStars tentera de recouvrer les autres dettes.

Que va-t-il se passer avec les autres mises en accusation, comme celle du groupe d'individus dont fait partie Isai Scheinberg ?

Malgré l'accord entre PokerStars et le ministère de la justice, il reste nombre de mises en accusation où sont impliqués des anciens dirigeants de FTP, PokerStars, et UB/AbsolutePoker.

Onze personnes ont été inculpées, dont trois encore en fuite. Isai Scheinberg et Paul Tate pour PokerStars, et Scott Tom d'Absolute Poker, ne se sont toujours pas présentés devant la justice américaine.

Ces inculpations restent en suspens, mais quoi qu'il en soit Isai Scheinberg n'est plus autorisé à diriger PokerStars ou Full Tilt jusqu'à ce que tout ça soit résolu.

Beaucoup des inculpés ont d'ores et déjà plaidé coupable et ont été condamnés. En charge des paiements, Ira Rubin a été condamné à 3 ans de prison et 5 millions d'amende, et Brent Beckley d'Absolute Poker purgera lui une peine de 14 mois.

Ray Bitar, PDG de Full Tilt, s'est rendu aux autorités début juillet et Nelson Burtnick, qui était à la tête des paiements chez Full Tilt, s'est rendu le 31 juillet à l'aéroport de Newark alors qu'il revenait d'Irlande. Ils n'ont pas encore été condamnés.

Le ministère de la justice va-t-il essayer de récupérer l'argent qui a été distribué aux actionnaires de FTP alors que l'entreprise était insolvable ?

Dans les mois qui ont précédé le Black Friday, les actionnaires de FTP continuaient de toucher des dividendes chiffrés à des dizaines de millions de dollars alors que l'entreprise était insolvable par ailleurs.

Si la justice estime que ces fonds sont issus d'activités illégales, ils auront toutes les raisons de les saisir.

L'année dernière, Dan Shak - gestionnaire de « fonds de couverture » - nous avait confié que dans ces cas-là, il est préférable pour les actionnaires de faire le premier pas et de collaborer avec la justice plutôt que d'aller à la confrontation.

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Verra t-on Phii Ivey à nouveau représenter Full Tilt Poker ?
 

Cependant, de tous les actionnaires de FTP, seuls Howard Lederer et Chris Ferguson ont été officiellement inculpés.

Quel angle va adopter PokerStars pour faire la promotion du nouveau Full Tilt ? Vont-il reprendre des anciens de la team Full Tilt ?

Compte tenu du fait que PokerStars compte remettre en service FTP d'ici 90 jours et des déclarations qui ont été faites, il semble que le site reprendra exactement là où il en était il y a un an.

Du côté de PokerStars, on n'a fait aucune déclaration indiquant une redéfinition de la marque Full Tilt ou le retour d'anciens de la team Full Tilt.

Quel sera le système de rakeback/récompenses sur le nouveau site ? Est-ce que les points acquis sur Full Tilt seront utilisables ?

Lee Jones a déclaré que PokerStars n'avait pas encore pris de décision définitive quant à ces points de fidélité chez FTP, mais qu'ils avaient la ferme intention de trouver une solution équitable qui ne pénaliserait pas les joueurs.

Nous n'avons pour l'instant aucune indication sur le système de rakeback qui sera en vigueur sur le nouveau Full Tilt, mais beaucoup espèrent qu'il sera similaire aux 27% qu'offrait autrefois le site.

Est-ce que FTP/PokerStars arriveront à faire leur retour sur le marché américain avec la nouvelle législation ?

On tient certainement là la plus importante des questions, et probablement la plus difficile à résoudre.

Les américains ne peuvent pour l'instant jouer au poker en ligne nulle part, et l'option de la régulation a du mal à prendre. Et même si le poker en ligne est finalement réglementé, rien ne garantit que Full Tilt et PokerStars seront les bienvenus.

L'accord passé avec le ministère de la justice stipule simplement qu'ils seront autorisés à faire une demande pour une licence une fois que la réglementation sera en place, mais ne garantit en aucun cas que celle-ci sera acceptée.

A suivre...

(06/08/12) - Interview : Gus Hansen vole au secours de Lederer et Ferguson

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Ancien joueur sponsorisé et actionnaire de Full Tilt, Gus Hansen ne croit pas que Chris Ferguson et Howard Lederer aient été mal intentionnés dans leur gestion de la salle de poker aujourd'hui portée disparue.

En septembre 2011, Hansen déclarait avoir été complètement pris de cours par les révélations sur la la gestion de Full Tilt Poker avant le Black Friday. Il avait d'ailleurs été un des très rares membres de la team Full Tilt à s'exprimer.

Aujourd'hui, dans une interview accordée à PokerListings à l'occasion des récents World Series of Poker à Las Vegas, Hansen a réaffirmé sa complète ignorance de ce qui se tramait, mais ajoute qu'il serait extrêmement surpris d'apprendre que Ferguson ou Lederer aient commis de quelconques délits.

En effet, si Hansen reconnaît que la direction a agi de manière inconsidérée et laxiste, il pense néanmoins que ni Lederer, ni Ferguson n'ont agi à l'encontre des intérêts de l'entreprise ou des joueurs.

Dans cette interview (réalisée donc durant les WSOP, et avant la reprise de Full Tilt par PokerStars), Hansen évoque également entre autres le Big One for One Drop à 1 million de dollars, les cash games en high-stakes à Macao, et bien sûr donc les récents développements concernant le Black Friday et Full Tilt Poker.

PokerListings.com : C'est la première fois que l'on te croise cette année aux WSOP, et c'est lors du Players Championship à 50.000$. On dirait que tu n'as pas une table facile...

Gus Hansen : Ouais, on en est au Day 2, du coup il reste encore tout le monde. C'est pas un exploit d'être encore ici.

Ceci dit, c'est toujours mieux que d'être déjà sorti.

Oui, ça s'est sûr. Mieux que d'être un des trois qui se sont fait sortir. Mais je préférerais quand même avoir une table un peu plus facile. J'ai fait un petit tour, et je crois que c'est vraiment la plus relevée. Entre Phil Ivey, Daniel Negreanu, Matt Glantz et Brian Rast, y'a du niveau. Même les joueurs apparemment plus faibles ne le sont pas du tout.

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"Je pense pas que quelqu'un ait envie de sauter d'un tournoi à 1 million de dollars."
 

Pour l'instant je joue prudemment, mais c'est en partie parce que mes mains n'ont pas été terribles jusqu'ici. Mais bon, je fais mon petit bonhomme de chemin et avec un peu de chance je serai toujours là demain.

C'est vraiment l'un des tournois les plus intéressants de l'année. J'aime bien le fait qu'il combine plusieurs variantes. Il faut être complet.

(NDLR : Gus n'aura finalement pas atteint l'une des 16 places payées).

Quel(s) autre(s) tournoi(s) te paraissent alléchants aux WSOP cet été ?

Le One Drop. Je n'ai pas l'habitude de jouer avec d'aussi gros buy-ins. Personne n'en a l'habitude j'imagine. Et apparemment le tournoi sera complet, donc on devrait être 48. Six tables de 8 je suppose.

Ça doit être vraiment sympa d'atteindre la table finale d'un tel tournoi.

Et ça devrait être intéressant de voir ce que ça va donner, entre les magnats des affaires et les cadors du poker, non ? Comment tu vois ça ?

En fait, j'arrive très bien à l'imaginer, mais mon avocat m'a conseillé de ne jamais révéler mes secrets.

Non, en fait j'ai vraiment hâte d'y être et de voir comment cela va se passer. Je suis sûr que tout le monde a déjà commencer à penser à comment ils vont jouer ou comment vont jouer leurs adversaires.

J'ai quelques idées et j'espère qu'elles fonctionneront, parce que cela me mettrait en très bonne position dans le tournoi. Mais comme je l'ai déjà dit, je n'ai pas l'intention de dévoiler les détails.

Quant à ceux qui ne sont pas professionnels, je pense qu'ils seront tout de même de redoutables compétiteurs.

A ton avis, qui aura le plus peur de se faire sortir ?

Honnêtement, je crois que personne n'a envie de sortir d'un tournoi à un million de dollars.

Tu as beaucoup d'expérience, même avec de tels enjeux, mais est-ce que tu penses que tu risques, par moment, de jouer avec plus de retenue que d'habitude compte tenue des sommes en jeu ?

J'espère vraiment que non. Ces deux dernières années, il y avait le tournoi à 250.000$ à l'Aussie Millions, c'est déjà un gros tournoi. Celui-ci est un peu plus gros, c'est tout. Et avec un peu plus de joueurs.

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Hansen aux Aussie Millions 2012.
 

Alors oui, bien sûr, gagner ce tournoi c'est l'équivalent de plusieurs gros tournois, donc il y a de la pression. Mais j'espère vraiment que j'arriverai à jouer "mon" jeu. Et avec un peu de chance cela suffira pour me mener jusqu'à la table finale, mais ça, on verra.

Si je sens que j'ai besoin de passer la vitesse supérieure, j'espère que j'oserais le faire.

(NDLR : là encore Gus n'aura finalement pas atteint l'argent).

Petit retour en arrière maintenant. Comment s'est passée ton année ?

Ca a été une année un peu différente. Je ne sais pas si tout le monde est au courant, mais en gros je n'ai pas joué en ligne depuis un an. J'ai bien joué un peu de Pot-Limit Omaha à 5$/10$ avec un ami, mais ça s'arrête là.

Par contre j'ai participé à d'énormes cash games à Macao.

C'est comment de jouer là-bas ?

L'ambiance est très sympa. J'en ai parlé sur mon blog il y a un petit moment, en disant que les gens d'ici auraient pas mal à apprendre de l'ambiance qu'il y a là-bas. Ce sont des hommes d'affaires, mais on hésite pas à rire, personne ne balance de cartes sur le dealer ou les autres conneries qu'on voit parfois dans certains tournois d'ici.

Donc dans ce sens-là, c'est vraiment sympa, les gens sont sympas.

Évidemment, comme il y a des joueurs amateur, c'est un peu plus simple que de jouer contre Phil Ivey ou Daniel Alaei. Mais il y a quand même de très très bons joueurs.

Par exemple, pendant une des parties que j'ai fait là-bas, un mec de Macao nous a fait quatre ou cinq énormes bluffs sortis de nulle part, on était choqués. Beaucoup de ces mecs-là vont participer au One Drop.

Ils sont capables de jouer dans n'importe quelle situation, donc ils te testent en permanence et t'obligent à prendre des décisions très compliquées. Et plus les décisions à prendre sont difficiles, plus tu as de chances de te planter.

Tu nous a dit ne pas avoir joué au poker en ligne cette année. Auparavant tu étais très actif sur Full Tilt en tant que joueur et membre de la Team. Que penses-tu de tout ce qui s'est passé depuis le Black Friday en terme de remboursement des joueurs ?

Il est de notoriété publique que j'étais actionnaire de Full Tilt et que j'avais énormément d'argent placé sur le site. Tout s'est passé très vite. En plus, non seulement j'étais actionnaire, mais ils étaient également mes sponsors et j'avais de l'argent sur le site.

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Gus Hansen était l'une des figures de proue pour l'image publique de Full Tilt.
 

Du coup, on peut dire que je suis directement impliqué dans tout cela, et comme tout le monde j'aimerais vraiment que l'on trouve une solution. Il y a pas mal de rumeurs sur un rachat de PokerStars (interview réalisée avant la reprise officielle NDLR), et j'espère que cela se fera car cela signifierait que les joueurs seraient remboursés. Personnellement, je ne dirais pas non. Je peux survivre sans cet argent, mais si je peux le récupérer, je le ferai.

Je suis quand même très triste de voir cette entreprise dans laquelle j'étais très investi financièrement et émotionnellement parlant couler, qu'il s'agisse de malversations ou de simples négligences.

Mon point de vue, c'est que tout se passait tellement bien qu'ils n'ont pas été assez prudents. Je crois que c'est ce qui s'est passé mais je ne peux pas l'affirmer à 100%. Je n'étais pas impliqué à ce niveau là, je ne m'occupais pas de la gestion au quotidien.

Beaucoup d'entreprises qui marchent bien se retrouveraient dans le pétrin si elles perdaient 60% de leurs clients, si leurs actifs étaient bloqués, et si l'état américain les poursuivait en justice. Il semble évident qu'il ait pu y avoir de mauvaises décisions, mais le Black Friday en reste la cause principale.

Aujourd'hui, beaucoup montrent du doigt la gestion de Full Tilt avant le Black Friday, notamment en ce qui concerne les dépôts fantômes et les fonds manquants. En tant qu'actionnaire, quelle était ta vision des choses ?

Comme je l'ai dit, je n'étais pas impliqué dans la gestion au quotidien. En ce qui me concerne, tout allait bien dans le meilleur des mondes. J'étais aux Aussie Millions, comme d'habitude, je jouais au poker, je matais un peu de tennis, tout allait bien.

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Hansen et Lederer aux Aussie Millions 2007, quand Full Tilt en était alors le sponsor.
 

Et puis je suis rentré à Monaco, où j'habite, et là c'était l'apocalypse. Comme beaucoup de gens, je pensais qu'il n'y avait aucun problème.

Pour ce qui est des dépôts fantômes et tout le reste, je n'en ai aucune idée. Je préférerais être au courant parce qu'il s'agit d'une entreprise dont je faisais partie, mais ce n'est pas le cas.

Dirais-tu que Ray Bitar, Chris Ferguson et Howard Lederer étaient au cœur de ces affaires et que personne d'autre n'était au courant ?

C'était une entreprise comme n'importe quelle autre, on savait bien qui la dirigeait.

Je suis un joueur de poker, pas un homme d'affaires, mais cela me semble normal que ce soit le PDG et le conseil d'administration qui prennent les décisions. Je pense que tout se passait tellement bien depuis tellement longtemps qu'ils ont été un peu négligents.

Toi qui connais bien Howard Lederer et Chris Ferguson, penses-tu qu'ils aient toujours voulu agir dans le meilleur intérêt de l'entreprise et des clients ?

Je les connais tous les deux depuis très longtemps et honnêtement, je serais extrêmement choqué s'il s'avérait qu'ils aient réellement été malhonnêtes.

Qu'ils aient fait preuve de négligence ne fait aucun doute, mais je ne peux pas imaginer qu'ils aient commis des malversations. Je peux bien sûr me tromper, mais je n'y crois pas.

(20/08/12) - Rachat de FTP par PokerStars : Quel impact sur le poker ?

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Les joueurs qui vont récupérer leur argent n'est que l'un des effets que cet accord trouvé aura sur le monde du poker.

Le rachat de Full Tilt Poker par PokerStars et l'accord trouvé avec la justice américaine vont avoir des conséquences à tous les niveaux et dans le monde entier.

Du remboursement des joueurs à la globalisation du marché du poker, ce rachat et les nouvelles lois de régulation du poker en ligne aux États-Unis vont définir le futur du poker.

Les centaines de millions de dollars qui vont être remboursés sont la conséquence la plus visible – et la plus attendue – de ce nouveau développement. Cependant, il aura un impact à de nombreux niveaux et sur énormément de gens.

Dans cette analyse de l'accord entre PokerStars, le ministère de la justice et Full Tilt Poker, nous nous pencherons plus en détails sur ce que représente l'accord commercial le plus important de l'histoire du poker en ligne et sur ses conséquences.

Un afflux d'argent important pour l'économie du poker

Les sommes d'argent dont il est question sont titanesques.

Premièrement, PokerStars a promis une somme de 547 millions de dollars sur 3 ans au gouvernement américain, et ce sans compter les quelques 184 millions qu'ils vont rembourser aux joueurs non-américains.

Le gouvernement dévouera 150 de ces 547 millions au remboursement des joueurs américains qui se sont retrouvés avec des fonds bloqués sur Full Tilt.

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Blair Hinkle a plus d'1 million de dollars bloqués sur Full Tilt Poker.
 

On arrive donc à un total de 334 millions de dollars consacrés au remboursement des anciens joueurs sur Full Tilt. Et bien que l'intégralité de cette somme ne sera pas automatiquement réinjectée dans l'industrie du poker, son versement aura forcément un gros impact sur le marché.

Un impact que l'on pourra mesurer ne serait-ce qu'en chiffres purs : de très nombreux comptes inactifs depuis la fermeture de FTP vont redevenir actifs instantanément.

Les joueurs du dimanche qui n'avaient que peu d'argent bloqué sur Full Tilt se remettront à jouer directement. Quant aux pros et aux high-rollers, soit ils reprendront là où ils en étaient, soit ils transféreront leurs fonds vers le site où ils jouent depuis le Black Friday.

La plupart des joueurs non-américains qui avaient eux arrêté de jouer après le Black Friday, s'y remettront dès que leur argent sera disponible et que le site fonctionnera.

Aux États-Unis, ce sont surtout les cash games et les tournois qui s'en ressentiront, en attendant que le poker en ligne soit de nouveau autorisé.

Ce sera également l'occasion de régler des dettes entre joueurs, à l'image de Patrik Antonius qui nous disait en octobre que plus de 5 millions de dollars lui étaient dus.

Le retour de la domination PokerStars – Full Tilt Poker

L'époque entre l'introduction de l'UIGEA et le Black Friday a été modelée par la domination de PokerStars et Full Tilt Poker sur le marché du poker. Un retour à cette situation est probable jusqu'à ce que les États-Unis légifèrent sur le poker en ligne.

PokerStars a annoncé aujourd'hui que l'activité de Full Tilt Poker reprendrait dans les 3 mois suivant la finalisation de l'accord avec le ministère de la justice.

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Full Tilt avait construit une marque très forte. Malheureusement, celle-ci aura été complétement érodée par les évènements ayant suivi le Black Friday.
 

En réalité, la seule différence, est qu'au lieu d'avoir deux entreprises en compétition l'une contre l'autre, les deux sites seront sous la houlette de PokerStars.

PokerStars aura donc entre les mains le futur du poker en ligne pour la majorité des joueurs du monde entier, ce qui leur permettra d'élargir son offre.

On attend bien sûr de voir comment PokerStars va marquer une différence entre les deux sites, et à quel point la société va aussi s'appuyer sur la « marque » Full Tilt telle qu'on la connaissait avant le Black Friday.

La réapparition de Full Tilt Poker sur le marché du poker en ligne aura aussi forcément un impact sur de plus petits sites comme 888poker ou Party Poker.

Ces sites ont très bien réussi à se démarquer de PokerStars, notamment en améliorant leur programme et en proposant des avantages aux joueurs, mais ils vont devoir encore se perfectionner pour garder leur place dans un univers de plus en plus compétitif.

Façonner l'image du nouveau Full Tilt

PokerStars a annoncé qu'il mettrait une équipe dirigeante entièrement nouvelle à la tête de Full Tilt à Dublin, mais que les instances régulatrices seraient transféré sur l'île de Man.

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Une chose est sûre, le rebranding de Full Tilt Poker ne ressemblera plus à ça.
 

Si les deux sites seront gérés par deux équipes différentes, on peut bien sûr supposer que les décisions importantes concernant les deux sites seront prises par les mêmes personnes, et ce dans un esprit de coopération.

On peut ainsi penser qu'avoir deux sites permettra à PokerStars d'accroître encore son attractivité. Mais quelle que soit la stratégie choisie, la société devra impérativement distinguer les deux produits.

La plupart des joueurs professionnels s'attachent à la gamme de jeux offerte, le niveau de compétition et les programmes de rakeback/récompenses. Ce sont sur ces trois pôles que PokerStars va pouvoir travailler à se diversifier sur les deux sites.

PokerStars a toujours eu un programme VIP de récompenses, tandis que Full Tilt Poker proposait directement du rakeback. Certains ont évoqué la possibilité d'un programme de récompenses commun aux deux sites qui permettrait aux joueurs d'accumuler des points sur les deux sites.

En revanche si les pros s'inscrivent sur le site qui leur apporte le plus d'avantages, les joueurs "lambda" s'attachent eux plus à l'image d'un site, au marketing, et à la confiance qu'ils peuvent lui accorder.

Et s'il y a une chose que PokerStars sait faire, c'est le marketing.

On imagine que le nouveau Full Tilt va vouloir repartir à zéro, ce qui veut dire que PokerStars sera à la recherche d'une nouvelle fournée de grands noms du poker professionnel. On verra peut-être revenir des habitués comme Tom Dwan ou Patrik Antonius, des gens qui sont sortis intacts du Black Friday. Mais qui dit nouveau site, dit nouveau visage, et celui-ci doit être aussi différent que possible de l'ancien.

Retour aux États-Unis pour PokerStars et Full Tilt Poker

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L'avocat américain Preet Bharara.
 

PokerStars et Full Tilt Poker sont devenus les deux plus gros sites de poker en ligne après 2006, et ce en continuant à laisser les joueurs américains jouer après l'introduction de l'UIGEA.

Depuis le Black Friday, on a toujours pris pour acquis que ni Stars ni FTP ne seraient autorisés à revenir aux États-Unis en raison de ce mépris de l'UIGEA. Mais d'après ce qui a été annoncé aujourd'hui, ce n'est pas le cas :

« Nous sommes très heureux d'avoir réussi à tourner la page et d'avoir assuré la possibilité de revenir aux États-Unis quand la loi le permettra. », a ainsi déclaré Mark Scheinberg, Président du Conseil d'administration de PokerStars.

Deux étapes importantes se dessinent donc à l'horizon : la croissance du nouveau Full Tilt, et la nouvelle législation de régulation du poker en ligne aux États-Unis.

Et selon la direction que prendra celle-ci, il est fort probable que ces deux développements soient très liés.

Si les nouvelles lois américains permettent le retour de PokerStars et Full Tilt, il est difficile d'imaginer meilleur endroit où jouer pour les américains.

Le programme, l'expertise et l'expérience que possède PokerStars en matière de poker en ligne risque d'ailleurs aussi de compliquer les choses pour les casinos réels.

(11/10/12) - Questions à PokerStars : Les réponses du Directeur de la Communication

Pokerstars Logo

Rien ne semble pouvoir arrêter PokerStars ces derniers temps. Nous avons interrogé son directeur de la communication corporate sur les dossiers chauds du moment.

La « plus grande poker room du monde » vient de boucler la dernière édition en date des WCOOP à l'international, l'European Poker Tour bat son plein, et l'entreprise vient même d'acheter des parts dans l'Hippodrome Casino à Londres, de quoi laisser entrevoir la possibilité d'une salle de poker live sous label PokerStars.

Mais le mois de novembre à venir va marquer un tournant spectaculaire dans l'histoire de PokerStars.

En effet, son plus grand concurrent, Full Tilt Poker, va faire son retour. Mais dans des circonstances bien différentes d'il y a un an lorsque la salle n°2 avait fermé ses portes. PokerStars va donc se retrouver en concurrence... avec lui-même, puisque rappelons-le c'est Rational Enterprises, la société mère, qui a racheté FTP il y a quelques mois.

Eric Hollreiser, directeur du département de communication entreprise pour Full Tilt et PokerStars, a répondu à nos questions sur ce qui se profile à l'horizon.

PokerListings.com : Qu'est-ce qui a changé chez PokerStars depuis l'acquisition de Full Tilt et l'accord obtenu avec la justice américaine ?

Eric Hollreiser : Tout le monde est très occupé, et nous avont été très heureux lorsque l'accord a été conclu avec le ministère de la Justice.

L'accord a t-il mis longtemps à être conclu ?

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Eric Hollreiser
 

Je ne peux pas vraiment vous donner de détails, mais c'était un procédé très complexe, et probablement sans précédent. Donc oui, ça ne s'est pas fait du jour au lendemain.

Full Tilt va faire son retour le 6 novembre. Mais même après ça, est-ce que PokerStars ne sera t-il pas simplement en compétition contre lui-même ?

Il y a de la place pour toute la concurrence possible dans le poker en ligne. Beaucoup de joueurs aiment jouer sur plusieurs sites à la fois. Nous pensons donc qu'offrir une gamme de marques de qualité et de confiance qui œuvrent pour le poker en innovant sans cesse va tirer le marché du poker dans son ensemble vers le haut.
Dans beaucoup de domaines, il est courant d'avoir plusieurs marques dans un même portfolio, par exemple dans l'automobile, la restauration, les médias et donc le jeu.

Il nous a semblé qu'il était très important pour vous que, dans le cadre de cet accord, PokerStars ne soit pas désigné coupable de quelconques malversations. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi s'agissait-il d'un point crucial pour vous ?

Chez PokerStars nous avons toujours agi de manière responsable et en accord avec la loi, et toutes nos décisions sont prises en accord avec nos avocats. Alors bien évidemment, il était inconcevable pour nous d'être associés à ces malversations.

Nous avons voulu signer un accord à l'amiable pour enfin pouvoir tourner la page, passer à autre chose, et avancer sans entraves ni distractions. L'autre option était de s'embourber dans des années de procédures, cela ne nous paraissait pas judicieux.

L'idée d'un blog d'entreprise est intéressante pour un site de poker. Quel est son degré de transparence ?

Je peux y mettre ce que je veux, du moment que j'ai le temps de le faire. Pour nous, c'est une bonne plateforme de partage direct d'informations et d'idées, et globalement on en a eu de très bons retours. Le blog est encore en train de se construire et de trouver sa voix et son propos.

Le départ de Viktor Blom (Isildur) de chez PokerStars a paru assez brutal. Un retour est-il envisageable dans un futur proche ou lointain ?

Viktor est un mec génial et un très bon joueur. Je suis sûr que nos chemins se croiseront à nouveau dans le futur, alors qui sait ?

(13/06/14) - Amaya Gaming acquiert PokerStars et Full Tilt pour 4,9 milliards de $

PokerStars et Full Tilt

La société canadienne Amaya Gaming vient d'opérer un accord de reprise du géant Rational Group, détenteur de PokerStars et Full Tilt Poker, signifiant un retour probable sur le marché américain.

Amaya acquiert ainsi 100% des actions émises et en circulation du Rational Group, compagnie mère de PokerStars et Full Tilt, pour un montant total de 4,9 milliards de dollars.

Le Financial Post, Bloomberg et Businessweek étaient parmi les premiers médias à communiquer la nouvelle, avant que les détails ne soient rendus publics dans le communiqué de presse.

Cette transaction fera d'Amaya la plus grosse société de jeu en ligne côté en bourse du monde, et devrait également constituer l'opportunité pour PokerStars de revenir sur le marché du poker en ligne aux Etats-Unis.

Le groupe d'actionnaires Oldford Group (société mère du Rational Group), dirigé par Mark Scheinberg, rendra également ses actions et démissionnera de toute position une fois l'opération finalisée.

Selon le communiqué, Amaya "estime que l'opération permettra l'entrée de PokerStars et Full Tilt sur les marchés réglementés où Amaya a déjà posé son empreinte, en particulier aux Etats-Unis."

Les actions d'Amaya ont grimpé en flèche depuis cette annonce. Le cours a été arrêté aujourd'hui à 14,08 C$, après une hausse de 32,84%.

Des premiers signes d'un accord en mai

CalvinAyre.com a été le premier à rapporter qu'Amaya Gaming était en discussions avec le Rational Gaming Group, qui détient donc PokerStars et Full Tilt, en mai.

Le site anglophone spéculait qu'il pouvait s'agir d'une prise de contrôle inversée, dans l'espoir d'avoir PokerStars de retour sur le marché US, voire une sorte de fusion.

PokerStars pourrait toujours être bloqué en Californie et à New York en raison d'un "mauvais comportement" d'acteur du marché, mais devrait probablement être en mesure de postuler à nouveau pour une licence dans le New Jersey.

Plus de détails (en anglais) à cette adresse.


Plus sur l'Affaire Full Tilt

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hppol 2011-07-20 17:04:37

J'ai prédis tout ce qui arrive, personne ne m'écoute, même l'Arjel dont j'ai eu en une réunion en Janvier 2011, sur les malversations des sites de poker en ligne.
Comment se fait-il que je gagne sur chaque site ou je joue.
Fulltilt: 490€ de gain avec 10€ de mise de départ.
Il m'ont réglé 350€ la 1ere fois, et j'ai regagné 140€ qu'ils n'ont pas voulu me régler. J'ai écris un email à l'Arjel copie à Fulltilt, et tout est rentré en ordre... bizarre!! mais allez voir mon site.

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