PokerShares : Mike McDonald présente un nouveau site de paris

Mike McDonald et Mike Watson presentent PokerShares
La promo est déjà assurée.

Un nouveau projet accapare le joueur pro canadien Mike McDonald, du nom de PokerShares. "Timex" nous raconte ce nouveau site de paris sur les joueurs de poker.

Lors de sa victoire à l’EPT Dortmund en 2008, Mike « Timex » McDonald était devenu le plus jeune vainqueur de l’EPT.

Depuis, il est devenu incontournable sur le circuit (après une brève période de « retraite ») et a failli devenir le premier joueur à remporter deux titres sur l’EPT avec une deuxième place au Main Event de la PCA en 2014.

Alors lorsqu’il manque plusieurs EPT consécutifs, c’est qu’il se passe quelque chose.

« Je n’étais pas à Malte ni à Prague », nous a expliqué Timex au PokerStars Championship 2017 où nous l’avons retrouvé. « Alors que j’ai participé à l’EPT Prague neuf fois d’affilée avant ça je crois. »

La raison de son absence ? Un nouveau projet l’accapare : un concept de paris liés au poker appelé PokerShares, site où n’importe qui peut miser sur un joueur de poker de son choix dans n’importe quel tournoi.

C’est d’ailleurs la deuxième fois qu’il tente de lancer un tel concept. Nous y reviendrons.


Mike, pourrais-tu nous expliquer brièvement le concept ?

L’idée était de concevoir une plate-forme de paris autour du poker afin de donner aux fans la possibilité d’investir dans leurs joueurs préférés.

Nous voulons donner aux joueurs la possibilité de grimper dans les mises s’ils le souhaitent, de miser sur leurs amis, de faire des prop bets et plus généralement de parier sur tout ce qui tourne autour du poker.

PokerShares, site de paris sur le poker

Lorsqu’on clique sur un tournoi dans PokerShares, une liste de joueurs apparaît. Comment sont-ils choisis ?

Nous choisissons une poignée de joueurs, une liste de ceux qui participent aux plus grands tournois. Et pour les plus petits tournois comme ceux à 2000 $, nous aurons une liste de tous les joueurs.

Imaginons que quelqu’un vienne sur le site pour acheter des parts de Jason Mercier dans le tournoi à 10 000 $, mais qu’il ne le voie pas de la liste. Il peut nous demander un prix et nous lui donnerons le prix générique.

C’est-à-dire que si le taux générique est 1,3, nous garantirons que celui de Jason Mercier est aussi de 1,3 (ou moins). 

Le site est très rapide, ce qui nous permet de répondre aux demandes en deux minutes lorsque quelqu’un est disponible.

Quand tu dis « générique », est-ce que ça concerne vraiment n’importe qui ? Est-ce que je peux miser sur mon pote qui a gagné un package ?

Oui, bien sûr. Le seul problème, c’est que moins on connaît un joueur, moins le taux peut être compétitif.

Joueur de poker avec un longue barbe.
Il est possible de miser sur absolument n'importe qui.

Si un mec qu’on n’a jamais vu arrive, il peut être le pire joueur du monde ou le meilleur, donc le taux doit être élevé.

Plus un connaît un joueur, plus les taux sont justes. Les joueurs qu’on connaît bien grâce à leurs résultats sont bien plus faciles à évaluer. Mais nous devons être prudents avec les joueurs que nous ne connaissons pas.

Pour un joueur inconnu, nous pourrions appliquer un taux de 1,1, alors qu’il pourrait mériter 0,5. Nous faisons de notre mieux pour nous renseigner. Par exemple, s’il s’agit d’un joueur roumain, nous pourrions demander quelques informations à d’autres joueurs roumains. Nous faisons jouer notre réseau.

Si je mise sur quelqu’un, où va mon argent ?

Dans un compte en banque. Et dès que le joueur choisi atteint une place payée, l’argent revient sur votre compte.

Pour l’instant, nous utilisons Skrill et le virement bancaire. À terme, nous souhaiterions utiliser aussi Bitcoin. Plus on propose d’options, plus ce sera facile pour tout le monde.

Neteller sera aussi approuvé très rapidement, nous aurons donc autant d’options que possible.

Comment garantir que l’argent sera versé ?

De la même manière que sur PokerStars. Nous avons des fonds de côté si les pertes sont importantes.

Mais PokerStars est une entreprise établie, vous vous êtes tout nouveaux.

C’est vrai. Mais là, je mets ma réputation en jeu, et notre bankroll ne se résume pas à la mienne.

Pour vous donner une idée, le concept a tellement séduit que si nous perdions un million de dollars sur chacun des cinq premiers paris pris, nous ne serions quand même pas en danger : il suffirait que nous, les propriétaires, prenions un pourcentage plus faible dans les paris futurs et d’autres investisseurs des pourcentages plus importants.

Mike McDonald
"Je mets ma réputation en jeu."

La somme d’argent investie dans ce projet est très importante et est loin de se résumer à moi et à mon partenaire.

Et si quelqu’un veut acheter plus de 100 % d’un joueur ?

Cela ne nous pose pas de problème. Un joueur lui-même ne peut pas vendre plus de 100 % de ses parts, mais nous, en théorie, nous pouvons monter à l’infini, même jusqu’à 10 000 % si cela se présentait.

C’est vraiment une question de confiance. Alors évidemment, en pratique, si quelqu’un vient de créer un compte et veut acheter énormément de parts pour un petit tournoi, on va poser quelques limites.

Mais s’il s’agit d’un investisseur établi ayant une bonne réputation, il serait tout à fait possible d’acheter plus de 100 % d’un joueur.

Donc le choix de joueur sur lequel miser n’a rien à voir là-dedans ? C’est simplement entre vous et le parieur ?

Exactement. La plupart des joueurs sur lesquels des gens ont misé ici au PSC Bahamas ne sont pas au courant.

Dans la « vraie » vie, un joueur doit donner son accord pour vous vendre ses parts. Mais dans notre cas, il n’y a aucun intermédiaire entre l’acheteur et le vendeur. Et c’est nous le vendeur.

Nous créons nous-mêmes les parts et nous vous les vendons.

Comment calculez-vous le taux ?

« Calculer » est un grand mot, il s’agit plutôt d’une estimation. Pour cette estimation, nous nous appuyons sur notre expérience dans le poker : taux de victoires, rakes, structure du tournoi.

Mike McDonald
"Notre objectif est que les joueurs puissent parier sur tout ce qu'ils souhaitent."

Avec le temps, la démarche deviendra plus scientifique, mais lorsqu’il s’agit d’un joueur inconnu, comme je l’ai expliqué plus haut, il n’y a rien à faire pour obtenir un chiffre précis. Mais nous faisons de notre mieux.

Qui est ton partenaire ?

C’est Veron Lammers, qui n’est pas forcément très connu dans le poker, mais qui fait partie des gens contre qui nous aurions peur de parier.

Je l’ai contacté il y a environ trois ans lorsque j’ai voulu progresser en deepstack. Via ce coaching, nous sommes devenus très bons amis et c’est comme ça que cette idée est née.

Ça me paraissait très compliqué à mettre en place, mais il a proposé de prendre en charge l’aspect « commercial » du projet : les licences, les comptes en banques, les avocats, etc.

Moi, je suis plus impliqué du côté pratique et marketing. Il n’est pas très connu parce qu’il se concentre sur les cash games high stakes en ligne depuis une dizaine d’années.

Est-ce qu’il y aura aussi d’autres types de paris, comme des prop bets ?

Oui. Pour l’instant, nous proposons déjà des prop bets, comme qui remportera le match cerveau contre IA, ou quand Joe Ingram finira son livre.

En gros, si vous voulez parier sur le fait que Antonio Esfandiari pissera dans une bouteille, vous pourrez le faire. Notre objectif, c’est que les joueurs puissent parier sur tout ce qu’ils souhaitent.

Il y a quelque temps, tu as essayé de lancer la Bank of Timex, mais ça n’a pas marché. Pourquoi les choses sont différentes cette fois-ci ?

C’était un problème légal. Mais cette fois-ci, c’est assez proche d’une activité de bookmaker pour pouvoir avoir une licence.

C’est un projet inédit dans le poker et je n’ai pas l’intention de ruiner ma réputation pour des paris. Nous ne prenons aucun risque au niveau légal.

La banque de Timex n’a duré que trois jours, mais cette fois, nous faisons les choses correctement.


Crédits photos : PokerListings / Carlos Monti et Neil Stoddart (Rational Group)

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