Quand et comment bien miser au poker

patrik antonius 13548
Patrik Antonius peut tout le temps vous dire pourquoi il mise.

Si vous voulez réussir au poker et particulièrement en No-Limit Hold'em, vous devez à tout instant agir avec un plan en tête, et donc miser avec un objectif précis. Mais il est aussi important de faire des mises de tailles correctes !

Dans cet article vous apprendrez également l'art de tirer une deuxième cartouche (faire une deuxième mise à la turn après avoir effectué une mise de continuation au flop).

Nous irons enfin au devant des sur-relances (3-bets), qui vous permettront de gagner beaucoup d'argent en exploitant les faiblesses de vos adversaires. Mais pour réussir ces 3-bets, il vous faudra là aussi proprement ajuster leur taille.

Au sommaire de ce dossier :


L'importance de miser avec un but au poker

Si vous voulez réussir en No-Limit Hold'em, vous devez à chaque instant agir avec un plan en tête, et donc miser avec un objectif précis.

De nombreux joueurs misent sans guère de réflexion sur ce qu'est leur objectif. Vous devriez savoir exactement pourquoi vous misez avant de mettre le moindre jeton dans le pot.

Lorsque vous misez sans un objectif clair en tête, vous gaspillez de l'argent. Vos mises doivent avoir un but spécifique.

Il n'y a que deux raisons pour miser ou relancer. Vous voulez soit voir une plus mauvaise main suivre, soit voir une meilleure main se coucher.

Le Value Bet

Lorsque votre but est de voir votre adversaire suivre avec une main plus mauvaise que la vôtre, vous misez pour la valeur (le fameux value bet).

Nous avons traité en détails du value bet dans de nombreux articles, mais nous allons brièvement y revenir dessus à nouveau.

Si vous avez une main que vous pensez meilleure que l'éventail de mains possibles votre adversaire, vous misez dans l'optique de générer de la valeur sur sa main plus mauvaise.

Miser pour la valeur est l'une des compétences les plus fondamentales en No-Limit Hold'em (c'est ainsi que vous voyez vos mains payées), et il s'agit réellement de l'essence entière du jeu. Si vous devez expliquer à un ami qui ne connaît pas le jeu pourquoi le poker peut être profitable, c'est probablement ce dont vous allez le plus parler.

Vous lui diriez « les joueurs gagnants savent quand leur main est meilleure que celle de leurs adversaires, et ils ne misent que lorsqu'ils sentent avoir le dessus. »

Avant que vous ne décidiez de miser pour la valeur, vous devriez vous demander « si je mise, mon adversaire va t-il me payer avec moins bien ? ». Si vous pensez que la réponse est oui, essayez de lister les types de mains desquelles vous extrayez de la valeur.

Exemple :

Partie en ligne à 1$/2$.

Stacks effectifs de 200 $.

Vous avez A A au bouton, et relancez à 8 $.

La grosse blind, un joueur large, suit, et le flop donne J 7 3.

Votre adversaire mise 12 $.

Un joueur qui s'apprête à miser au poker
L'art de bien savoir miser est une qualité essentielle au poker.

Vous décidez que votre main est bien meilleure que l'éventail de votre adversaire et que si vous relancez, il va très probablement continuer avec des mains plus faibles. Mais avant que vous ne misiez, réfléchissons aux types de mains avec lesquelles il vous rendrait de la valeur.

Votre adversaire est un joueur plus large et ne va probablement pas coucher un valet, nous pouvons ainsi ajouter AJ à TJ à son éventail de suivi. Il va également probablement chercher tous ses tirages avec des paires aléatoires plus petites que les valets, telles que TT-88 et certains sept.

Puisque votre adversaire va poursuivre avec tant de mains plus mauvaises que la vôtre, vous avez une décision assez facile, celle de relancer. Ce que vous faites, à 40 $.

Bien sûr, voir clair sur ce que votre adversaire va payer ou non ne sera jamais précis à 100%. Vous devez utiliser l'information que vous avez gagnée en jouant contre lui, dans le but de faire de bonnes déductions.

Savoir ce avec quoi votre adversaire va vous payer est une compétence qui sépare les bons joueurs des excellents, les Robert Varkonyi des Phil Ivey.

Les meilleurs joueurs semblent toujours savoir lorsque leur main est la meilleure, et sont capables de très fins value bets (thin value bet dans le jargon).

A terme vous allez améliorer vos value bets si vous vous demandez toujours avec quelles mains votre adversaire va vous payer. Si vous ne pouvez penser à une main moins bonne qui vous suivrait, alors vous ne misez plus pour la valeur.

Le Bluff

Si vous ne misez pas pour la valeur, vous misez dans l'optique de faire coucher une meilleure main. Techniquement, c'est un bluff.

Lorsque vous choisissez de bluffer, vous vous concédez à vous même que votre main n'a aucune chance de remporter l'abattage, et que la seule manière de pouvoir gagner le pot est de bluffer et de faire coucher la meilleure main de votre adversaire, transformant ainsi une main non-profitable en une main profitable

Pour ce faire, à nouveau vous devez être capable de mettre votre adversaire sur un éventail. Pensez aux types de mains qu'il détient probablement, et décidez si elles peuvent supporter un coup de chaud ou non. Si le plus gros de cet éventail est faible, alors tirez une cartouche.

Cependant, s'il détient une main qui a) n'est pas moins bonne que la vôtre , et b) ne va jamais se coucher, alors miser n'accomplit rien. Cela met juste de l'argent en danger.

Un autre exemple :

Partie en ligne à 1$/2$.

Stacks effectifs de 200 $.

Vous recevez T T au bouton et relancez à 8 $.

Votre adversaire à la grosse blind suit et le flop vient avec A 9 7.

La grosse blind checke, et vous misez 12 $.

Vilain suit et le turn amène le J.

Vilain checke, vous misez 25 $ et il suit.

La river apporte le K.

Votre adversaire checke.

Maintenant réfléchissez à tout ça. Si vous misez, va t-il suivre avec une plus mauvaise main ? Probablement pas.

Et si vous espérez le voir coucher quelque chose de mieux ? Eh bien c'est aussi très peu probable.

Si votre adversaire a suivi à la turn, il va presque toujours suivre à la river avec n'importe quelle main qui vous bat. Si de l'autre côté il a manqué son tirage, il ne va de toute façon pas suivre une nouvelle mise. Vous feriez mieux de checker et de simplement voir un abattage plutôt que de transformer une main avec bonne valeur à l'abattage, en bluff.

Une mise de poker en avançant ses jetons
Oubliez la "mise pour information".

L'exception de la zone trouble

Il y a certains moments où vous ne misez ni pour la valeur, ni pour faire coucher une meilleure main. Le but d'un continuation bet est de remporter immédiatement le pot ; et non d'extraire de la valeur ou de faire coucher une meilleure main.

Dans la plupart des situations de continuation bet, vous ne misez en définitive que pour gagner de l'argent mort.

Vous avez relancé avant le flop ; le flop n'aide généralement personne. Vous misez parce que vous avez l'initiative en tant que relanceur pré-flop. Puisque votre adversaire était le joueur passif pré-flop, il va souvent simplement vous concéder le pot.

Il s'agit réellement de la seule zone trouble. Le reste du temps où vous faites une mise, vous devez avoir un but très clair en tête.

Le mythe de la mise pour information

Souvent vous entendrez les nouveaux joueurs justifiant leur mise en disant qu'ils misent pour l'information. C'est une réflexion incorrecte. En misant vous pouvez obtenir de l'information, c'est vrai. Mais c'est seulement un bonus, et cela ne devrait pas être la seule raison pour le faire.

Vous devez avoir vos objectifs précis en tête avant de décider de miser ou de relancer le pot. Si votre main n'obtient pas d'une main plus faible un suivi, ou le couchage d'une main plus forte, c'est une mauvaise mise.

Si vous éliminez ces mauvaises mises de votre arsenal, et vous posez à chaque fois la question « pourquoi est-ce que je mise ? », vous allez finir par faire de meilleures mises, et avant que vous ne vous en rendiez compte, vous aurez ajouté quelques points à votre taux de gains.

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Ajustez proprement la taille de vos mises

De nombreux joueurs de poker intermédiaires souffrent d'une faiblesse à laquelle il est facile de remédier : le fait de faire des mises de tailles incorrectes à des moments incorrects.

Plutôt que de déterminer avec précaution la meilleure taille de mise à utiliser, ces joueurs écrasent le bouton « bet pot », ou misent simplement un nombre aléatoire.

Ne tombez pas dans ce piège. Le jeu de poker dépend de la précision, et en faisant des mises à tailles appropriées, vous pouvez augmenter votre avantage sur la concurrence.

Définissez votre but

Nous avons parlé de l'importance jouer chaque coup pour une raison auparavant. Il s'agit de quelque chose de crucial lorsque vous faites une mise. S'agit-il d'un value bet ? Ou essayez-vous de faire coucher le joueur ?

Votre but ultime va affecter la taille de la mise que vous allez décider de faire. Plutôt que de marteler le bouton de mise de la taille du pot, prenez le temps de réfléchir à quel est votre but. Un peu de finesse augmentera la chance que votre mise accomplisse sa mission.

Isaac Baron se demande comment bien ajuster la taille de sa mise
Combien miser ?

Une rapide note à propos du fait de varier votre jeu : vous ne voulez évidemment pas tout le temps effectuer la même mise dans les mêmes circonstances. Cela vous rendrait incroyablement facile à lire. Vous pouvez varier la taille de vos mises, tout en gardant votre but ultime en tête.

Alors comme ça vous voulez faire coucher votre adversaire ?

Vous avez décidé que le but de la mise que vous vous apprêtez à faire est de faire coucher votre adversaire. Voici une règle générale : misez aussi bas que possible pour remplir le job.

Maintenant je n'ouvre pas la porte à ce que vous commenciez à miser au minimum à chaque main. Vous n'iriez pas seulement ressembler à un petit poisson, vous en seriez probablement un.

Ce que vous avez besoin de comprendre est que vous pouvez économiser de l'argent tout en accomplissant votre but. Si vous relancez en position pré-flop et êtes suivi, et que vous souhaitez faire un continuation bet, il n'y a aucune raison de miser le pot entier.

Souvent, la moitié, jusqu'aux trois-quarts du pot, réussiront leur coup tout autant que la plus grosse mise, tout en risquant moins de jetons. La plupart des adversaires se coucheront autant souvent devant la plus petite mise, que devant une mise de la taille du pot.

Si votre adversaire compte suivre à la vie à la mort, il va suivre quelle que soit la taille de la mise. Ainsi en misant la plus petite somme, vous sauvez de l'argent lorsque vous êtes payé !

Exemple :

No Limit 1$/2$, six-joueurs ; stacks effectifs de 200 $. Vous êtes au bouton. L'action est couchée jusqu'à vous, vous relancez à 7$ avec J T. La petite blind se couche, et le faible joueur à la grosse blind suit.

Le flop vient avec K 3 8. La grosse blind « donk-bet » (mise comme un âne -souvent en premier-) 2$.

Vous décidez que vous allez relancer sa mini-mise. Evidemment votre but est ici de faire fuir votre adversaire. Il y a 17$ dans le pot.

Alors combien allez-vous miser ?

L'erreur que je vois faite par beaucoup de joueurs dans cette situation, est d'y aller avec 16$. C'est beaucoup trop. Un joueur tel que celui-ci mène probablement avec une faible paire ou essaye de voler le pot de manière inefficace.

Ce joueur va juste probablement se coucher sur une relance à 10$, tout autant que sur une à 16$. Les fois où il suivra, vous économisez 6$. Il n'y a pas besoin de risquer ces 6$ supplémentaires là où la mise à 10$ gagnera le même nombre de fois !

Vous voulez que votre adversaire suive ?

Lorsque vous faites une mise que vous voulez voir suivie, vous faites un value bet (mise pour la valeur). L'idée est que vous avez la meilleure main et que vous voulez voir votre adversaire payer avec une moins bonne.

Ceci étant dit, votre règle de base, comme votre objectif, sont l'exact opposé de ce qu'était l'affaire dans notre exemple précédent. Vous allez vouloir miser le plus gros montant que vous pensez que votre adversaire va suivre.

Cela signifie que parfois vous feriez mieux de faire une plus grosse mise qui sera suivie moins de fois, plutôt que de faire une plus petite mise qui sera suivie plus souvent.

Connaissez votre adversaire. Vous êtes l'un de ceux qui ont joué avec lui. Vous devez connaître ses tendances. Certains joueurs arrivent toujours à penser qu'un overbet (mise exagérée) équivaut à un bluff ; d'autres penseront qu'un overbet équivaut toujours au jeu max.

C'est la même chose pour la plus petite mise - certains joueurs seront toujours poussés à chercher leur tirage avec d'irrésistibles cotes. Attachez toujours de l'attention et utilisez les informations que vous avez acquises durant votre session, et décidez quelle taille de mise vous fera faire le plus d'argent.

Cette partie ne vous aura probablement pas enseigné quelque chose que vous ne sachiez déjà. Cependant, savoir quelque chose et utiliser cette connaissance sont deux choses complètement différentes.

Bien sûr nous savons tous comment miser, mais nous vous garantissons que la plupart d'entre nous ne posons guère de réflexion à propos la taille de nos mises habituelles. Pourtant, nous faisons des mises lors de chaque main que nous jouons.

Si vous pouvez économiser un euro ici ou là et en faire quelques extras ailleurs, tout cet argent s'accumule sur le long terme. Alors prenez quelques secondes supplémentaires pour réfléchir à propos de la taille des mises. Je suis sûr que votre taux de gains vous remerciera.

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Parties d'argent de No-Limit Hold'em : Combien miser ?

gros pot plein de jetons

La chose merveilleuse au No-Limit Hold'em, est que quelqu'un peut miser le montant qu'il veut à n'importe quel moment donné.

L'astuce est de trouver le juste milieu entre miser trop au flop et effrayer vos adversaires, et miser trop peu et laisser beaucoup de monde chercher son tirage contre vous.

Sur la plupart des flops lorsque j'ai une bonne main, je mise généralement la moitié du pot. Je ne mise presque jamais un tiers du pot car je déteste que les gens tirent contre moi en No-Limit.

Bien sûr, vous donnez à votre adversaire de pauvres cotes du pot avec un tiers de pot à suivre si votre adversaire a un tirage couleur ou un tirage quinte par les deux bouts. Cependant, parfois votre adversaire détiendra deux tirages, tel qu'un tirage quinte par le ventre et un tirage couleur, avec lesquels il lui sera correct de suivre, les cotes du pot n'étant pas suffisamment hautes pour le forcer à partir.

C'est à vous de voir combien miser et quand. Il y a trop de situations pour en discuter de toutes, mais les conseils que j'ai formulé peuvent vous aider à envisager une stratégie adéquate pour le flop.

Quand faire des mises de la taille du pot

Le meilleur moment pour faire une mise de la taille du pot est lorsque vous sentez que votre main est en danger à cause d'un adversaire cherchant un tirage. Vous pouvez même vouloir miser plus que le pot. Etant donné que le No-Limit Hold'em est affaire de cotes implicites, il est meilleur de vous ranger du côté de la prudence lorsque vous misez trop gros, à l'inverse de miser trop faible. Même si vous ne donnez que de faibles cotes pour qu'un tirage couleur vous suive, vous pouvez lui donner de correctes cotes implicites.

Par exemple, admettons que vous et votre adversaire êtes assis avec 2000€. Vous touchez le flop et misez le pot, qui sera dans notre exemple 100€. Si votre adversaire a la bankroll, il est correct pour lui de payer votre mise de 100€, car s'il touche il vous entraînera généralement au tapis dans un gros pot comme celui-ci. Même si le tirage couleur est de 4 contre 1, il a les cotes implicites correctes pour suivre.

Connaître votre adversaire devient pratique dans cette situation. Vous allez vouloir miser la taille du pot ou même plus si vous savez qu'il suivra de beaucoup sur les tirages.

Quand faire des mises de deux-tiers du pot

Il n'y a pas de règle établie en termes de mise en No-Limit Hold'em. Néanmoins, la plupart du temps, j'aime miser les 2/3 du total du pot. Les mises de cette taille sont le plus souvent et du mieux jouées lorsque vous suspectez votre adversaire d'être sur un tirage et que votre main semble un peu vulnérable. Votre adversaire n'ira ainsi pas chercher son tirage contre vous.

Quand faire des mises de la moitié du pot

Pareillement que les mises des deux-tiers du pot, j'aime miser la moitié de ce pot lorsque je touche mon brelan, deux paires, ou toute autre main forte au flop. J'aime aussi que mes adversaires essayent de tirer contre moi en les attrapant avec une mise plus faible, qui peu chère juste ce qu'il faut pour qu'ils essaient d'attraper leur tirage. De cette manière, sur le long terme ils auront joué plus d'argent, rendant le pot plus intéressant pour vous.

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L'art de tirer une Deuxième Cartouche au poker

Tom Dwan songe à tirer une deuxième cartouche
Tom Dwan sait quand il peut continuer d'agresser ses adversaires.

Pourquoi faire des continuation bets au poker, si vous abandonnez ensuite dès lors qu'ils sont suivis ?

Dans ce cas vous ne joueriez pas seulement un poker très prévisible et exploitable, mais vous abandonneriez également une tonne d'argent à la table.

Les continuation bets sont excellents - ils tirent leur avantage de l'initiative que vous avez gagnée en ayant été le relanceur pré-flop. Et souvent ils remportent ainsi le pot de manière complètement incontestée au flop.

Tandis que la popularité du continuation bet s'est accrue, les joueurs ont commencé à devenir de plus en plus tenaces. Même les « fish » ont compris que si vous aviez relancé avant le flop, vous alliez faire un continuation bet sur le flop, que vous ayez touché quelque chose ou non. Alors ils ont commencé à suivre au flop plus souvent.

Vos adversaires suivent dans le but de voir comment vous allez réagir à la turn. Car de trop nombreux joueurs TAG (serrés-agressifs) font leur mise de continuation au flop, puis abandonnent ensuite, concédant le pot à la turn.
Jouer un poker aussi prévisible vous rend extrêmement exploitable.

Votre adversaire sait que si vous tirez deux cartouches (misez deux fois d'abord au flop puis à la turn), vous avez du lourd, mais que si vous checkez la turn vous n'avez rien.
Un jeu aussi évident ne va jamais se montrer profitable sur le long terme, alors arrêtez de vous enfuir aussi facilement si quelqu'un suit votre continuation bet au flop.

Avec quoi les joueurs continuent-ils au flop ?

Évidemment ce avec quoi votre adversaire suit va varier d'un adversaire à un autre. Un joueur serré aura plus vraisemblablement quelque chose qu'un joueur large lorsqu'il paye au flop.

Daniel Negreanu avant de lancer son agression dans la main
Tirer une deuxième salve dépend de plusieurs facteurs.

La majorité des joueurs suivent tranquillement au flop dans le but de voir ce que vous allez faire à la turn. Ils ont généralement une main faite faible ou un faible tirage, et ils se résignent à suivre au moins une mise pour voir "ce qu'il va se passer".

Mais la plupart des mains de ces joueurs restent très marginales et ne peuvent supporter trop d'action. Par conséquent ils vont souvent suivre au flop pour ensuite seulement se coucher à la turn lorsque vous maintenez la pression.

Avec quelles cartes devrais-je continuer à faire feu ?

Attention, nous ne prêchons pas pour que vous ne fassiez que canarder à tous les tours de mises avec rien du tout dans l'espoir que votre adversaire se couchera. Vous vous ruineriez très rapidement en procédant de la sorte.

Toutes les turn ne sont pas équivalentes lorsqu'il s'agit de décider de tirer la deuxième cartouche, et vous devez rechercher les bonnes situations. Certaines cartes sont bonnes, d'autres non. Vous devez être capable de proprement analyser quelles cartes sont de bonnes cartes pour tirer une deuxième cartouche, et lesquelles ne s'y prêtent pas.

Les bonnes cartes pour une deuxième mise

De bonnes cartes pour tirer une deuxième cartouche sont des cartes qui améliorent votre range (éventail / panel) de mains possibles, ou qui y font mal. Jetons un œil à un exemple.

Partie à 1$/2$, table à 6 joueurs en ligne.
200$ de stacks effectifs.

Tout le monde se couche jusqu'à vous au bouton, avec 8 9.

Vous relancez à 7$ et la grosse blinde suit.

La flop vient avec 4 7 J.

Votre adversaire checke et vous misez 12$. Votre adversaire suit.

Le range de votre adversaire à ce stade ressemble à quelque chose comme de faibles tirages quinte, une paire de 7, des pocket paires comme 6-6 à 9-9, ou un valet.

La turn amène l'A.

C'est une bonne carte pour votre range sous-jacent, et qui fait mal à ceux d'en face. Il ne complète aucun tirage, et s'il y avait en face une paire plus petite que les valets il y a maintenant deux overcards au sujet desquelles votre adversaire doit s'inquiéter. Même s'il avait un valet, votre adversaire doit maintenant se préoccuper de l'as.

Votre adversaire checke. Vous misez 25$. Il se couche.

Dan Cates se demande s'il doit miser encore une fois
"To bet or not to bet, that is the question."

Les as font d'excellentes cartes pour poursuivre l'agression car beaucoup de joueurs croient toujours que chaque relance pré-flop contient un as.

Cette main est très standard. Votre adversaire suit le flop avec sa main faible mais s'en va face à une agression maintenue à la turn. Si vous aviez laissé tomber une fois que vous avez été suivi, vous auriez dû vous résigner à perdre le pot lorsque les deux rues suivantes se seraient conclues par des check, check.

Les mauvaises cartes pour tirer une seconde cartouche

Les mauvaises cartes pour une seconde cartouche sont celles qui incitent votre adversaire à continuer à suivre. Lorsque vous tirez de multiples cartouches sans rien en main, vous vous reposez évidemment sur la fold equity (espérance de faire coucher l'autre). Mais si votre fold equity est faible, vos chances de remporter le pot sont également faibles, sachant que vous allez rarement gagner à l'abattage sans avoir amélioré.

Si les cartes ont peu de chances d'avoir amélioré votre range et/ou ont vraisemblablement aidé votre adversaire, oubliez la mise supplémentaire et économisez de l'argent.

Réfléchissez à l'éventail de votre adversaire lorsqu'il a suivi votre mise au flop et à ce que vous feriez dans cette situation et avec quelles mains.
Prenons un autre exemple.

Partie à 1$/2$, table à 6 joueurs en ligne.
200$ de stacks effectifs.

Vous êtes au bouton avec 5 7.

Vous relancez à 7$ et la grosse blinde suit.

Le flop vient avec 3 2 T.

Vous misez 10$ et votre adversaire suit.

Le T arrive à la turn.

S'agit-il d'une bonne carte pour tirer une autre cartouche ?

Absolument pas. Réfléchissez à quelles mains votre adversaire a pu suivre avec au flop. Probablement une pocket paire, un dix ou un tirage couleur. Est-ce que l'une de ces mains va se coucher devant une deuxième mise à la turn ? Jamais de la vie.

Le T n'a pas seulement complété le tirage couleur, mais il a également doublé la carte la plus haute, rendant plus improbable le fait que vous en ayez une.

Même les plus affreux débutants comprennent ce concept et suivront votre deuxième mise.

Si la turn donne à votre adversaire de nouvelles raisons de suivre, ne misez pas !

Les ranges, les ranges, les ranges

Les choses auxquelles nous voulons que vous réfléchissiez le plus lorsque vous décidez de tirer une deuxième cartouche ou non sont « Est-ce que cette carte apparaît comme ayant pu m'aider ? » et « Est-ce que cette carte a peu de chances d'avoir aidé mon adversaire ? ». On en revient au concept d'éventail de mains.

Si la réponse est oui aux deux, alors tirez cette deuxième cartouche. Vous serez surpris de la fréquence à laquelle vos adversaires abandonneront.

Une fois que vous avez appris à arrêter d'abandonner chaque fois que vous êtes suivi et à continuer de mettre la pression, vous ne gagnerez pas seulement plus de mains, mais vous deviendrez aussi un joueur moins prévisible.

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Jouer les Pots en 3-Bet avec l'initiative

Peter Eastgate piégé par un 3-bet, une sur-relance
Il y a beaucoup d'argent à se faire dans les mains à 3-Bet.

Il y a beaucoup d'argent à faire dans les pots sur-relancés en exploitant quelques faiblesses évidentes de vos adversaires.

Si vous avez suffisamment joué au No-Limit Hold'em en ligne à six joueurs notamment, vous savez à quel point les parties sont agressives.
Il y a peu de limping et chaque pot est généralement relancé ou même sur-relancé.
Avec tant de 3-bet (sur-relances) qui vont et viennent, vous pensez peut-être que tout le monde maîtrise le jeu dans ces pots. C'en est bien loin.

Pourquoi le 3-bet ?

L'idée derrière le 3-bet est de contrer un adversaire qui relance un haut pourcentage de ses mains d'ouvertures.
Sur ces mains, seul un faible pourcentage peut continuer à voir plus d'action. Ce qui veut dire qu'il relancera/couchera un bon peu de son éventail avant le flop.
Rien que cela créé suffisamment d'"argent mort" pour rendre le 3-betting profitable. Mais ce n'est pas la seule raison. Le 3-betting varie aussi votre jeu.

Réfléchissez ainsi : si vous ne sur-relancez qu'avec les as, vos adversaires ne vont faire que se coucher à chaque fois que vous le ferez. Mais si vous 3-bettez plus souvent qu'avec les as (et rois et dames), vos adversaires ne peuvent être totalement sûrs de ce que vous avez et envisageront plus de vous suivre.

De manière spécifique nous parlons de 3-betting light, c'est à dire lorsque vous le faites avec une main loin d'être premium. Et encore plus spécifiquement, cet article se focalise sur quand votre 3-bet est suivi et que vous ne floppez rien.

Gus Hansen spécialiste des 3-bets et relances
La sur-relance vous donne l'initiative.

C'est sur les tableaux que vous loupez complètement que vous pouvez surpasser vos adversaires et ajouter beaucoup de points à votre ratio de victoires.

De l'avantage de l'initiative

Lorsque vous sur-relancez pré-flop et que vous êtes payé, vous avez l'initiative. Vous menez la danse et avec vient l'avantage.
Vous êtes celui avec la main perçue comme forte. Vous avez choisi de sur-relancer et il n'a fait que payer.
Maintenant qu'arrive t-il si vous manquez complètement le flop ?

Utilisez cette initiative. Voyez la situation et réfléchissez à propos de sa main potentielle. Connaissez votre adversaire. Si vous savez (ou avez une bonne idée sur) ce qu'est son éventail de suivi d'une sur-relance, alors vous saurez exactement combien de chaleur son éventail de main peut supporter.

Le point de rupture de vos adversaires est le facteur le plus important dans les pots sur-relancés lorsque vous n'avez rien. Vous avez besoin de connaître votre adversaire et comment il joue. Ayez une idée des types de mains avec lesquelles il se retrouvera dans les pots 3-bettés, et lesquelles non.

Dans les pots sur-relancés avec l'initiative, vous jouez les cartes de vos adversaires plus que les vôtres.

Un exemple

Table 6 joueurs, 1$/2$, stacks effectifs de 250$. Votre adversaire relance à 6$. Vous sur-relancez à 18$ avec T 8. Il suit et tout les autres se couchent.

Votre lecture de votre adversaire : c'est un habitué qui réfléchit, mais pas exceptionnel. Il a tendance à surestimer les cotes implicites et joue un poker trop académique.

Le flop vient avec J 3 5. Il checke. Vous tirez 28$. Il réfléchit et paye. Le turn est le 2. Il checke.

Une erreur que beaucoup de joueurs font ici est de checker en retour. Checker aussi dans cette situation équivaut à jeter de argent par les fenêtres.
Si vous faites une mise de continuation sur ce flop, vous devez miser sur presque 100% des turns. Pourquoi ? Parce que votre adversaire va venir essayer de gratter quelque chose avec un éventail de mains contenant une paire extrêmement grand.

Réfléchissez-y. Disons que vous relancez 9-9 pré-flop et que votre adversaire vous sur-relance. Si vous décidez de suivre, allez-vous envisager de vous coucher sur un tableau hauteur valet pour une mise ? Non.

ElkY scrute un adversaire qui a l'initiative
Chaque situation est dépendante du joueur...

Le jeu "standard" est de gratter une carte de plus et espérer que votre adversaire va se calmer. Mais lorsque vous êtes l'adversaire, ne ralentissez pas. Tirez cette seconde cartouche. La plupart de son éventail pour s'être accroché n'est pas suffisamment fort pour suivre une seconde mise.

De tels joueurs sont faciles à attraper. Ils suivent hors de position, espérant flopper un brelan, et lorsque ce n'est pas le cas, il se résignent à suivre un tour de plus et à se coucher face à toute action s'ensuivant.
Ces joueurs sont des distributeurs ambulants et vont vous donner 25 grosses blindes à chaque fois dans cette situation. Lorsque vous sur-relancez pré-flop et misez deux rues ensuivant, votre adversaire va régulièrement voir à vous mettre sur une grosse main.

Alors, exploitez ceci et tirez plus de deuxièmes cartouches. Pensez à l'éventail de votre adversaire et à ses tendances de jeu. Poussez-le en dehors de la zone de confort.

Une question de bon sens !

Comme pour tout au poker, cette situation est dépendante du joueur.

Vous ne pouvez pas simplement faire feu sur chaque rue et sur chaque tableau, en espérant que vos adversaires se coucheront. Cela ne marche pas comme ça. Vous avez besoin d'agressivité avec un bon timing et dans les bonnes situations.

Si par exemple votre adversaire fait partie du clan des serrés et ne fait que suivre tranquillement les 3-bets avec J-J et plus, vous n'avez probablement pas à vous soucier d'essayer de le chasser en faisant feu sur un tableau hauteur 7. Cela n'arrivera pas.
Ceci étant, si la turn apporte une carte parfaite pour une deuxième cartouche, telle qu'un roi ou un as, alors tirez à nouveau. Mais si cette turn est une brique (carte anodine), vous devriez probablement cesser le feu en l'absence d'une lecture spécifique.

Votre supériorité se manifeste d'elle-même dans les pots 3-bettés, lorsque vous tirez plusieurs salves face à ces joueurs multi-tableurs académiques et serrés-agressifs, qui espèrent juste que vous allez vous taire après avoir tiré votre continuation bet.
Ils sont également faciles à débusquer. Regardez comment les joueurs agissent dans les pots sur-relancés même lorsque vous n'êtes pas dans le coup. Il y a des chances qu'il y en ait quelques-uns à chaque table où vous jouerez.

Mettez-les sur un éventail et trouvez le point de rupture pour leur main. Et puis atteignez-le, c'est aussi simple que cela.

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Comment bien jauger la taille de vos sur-relances (3-bets)

Dans les parties de poker en ligne short-handed aujourd'hui dominées par les joueurs LAG (large-agressifs) et TAG (serrés-agressifs), les 3-bets (sur-relances) sont monnaie courante. Mais de nombreux joueurs continuent de mal les ajuster.

Il y a donc deux raisons pour vouloir 3-better (sur-relancer) :

1) Pour la valeur, c'est à dire que vous avez une bonne main (AA, KK, etc) et voudriez rentabiliser face à des mains plus faibles.
ou
2) En temps que bluff ou semi-bluff, auquel cas on appelle cela un "3-bet light" (3-bet léger).

Lorsque vous sur-relancez léger, vous faites un semi-bluff. Vous savez que votre adversaire relance léger, et en le sur-relançant vous espérez le faire coucher, pour gagner le pot immédiatement.

Cela vous conduit à gagner plus de pots, sans abattage, et à obtenir plus d'action sur vos sur-relances légitimes, avec des mains de valeur.

Cependant, bien que la pratique du 3-bet light soit courante de nos jours, de nombreux joueurs continuent de les faire routinièrement mais surtout de manière incorrecte.

Joueuse de poker au décolleté affriolant
La position est la clé.

Certains joueurs ajustent leur sur-relance selon la force de leur propre main.

Ils misent un plus gros montant lorsqu'ils ont une main faible et qu'ils veulent que leur adversaire se couche, et misent moins lorsqu'ils misent pour la valeur et espèrent être suivis.

C'est un mode de pensée incorrect. Un adversaire talentueux le décèlera vite, et l'exploitera, et donc vous avec.

La taille de vos mises (y compris de manière générale) ne doit pas être déterminée par la puissance de votre main.

La position dicte tout

Alors si la force de la main n'est pas le facteur de décision, quel est-il ?

La réponse est la position. Vous l'entendez d'ailleurs encore et toujours, et continuerez de l'entendre - la position dicte tout au poker.

Pour déterminer la taille de vos 3-bets, ce n'est pas différent. Lorsque vous êtes en position, vous pouvez vous en sortir avec un plus petit 3-bet.

Pourquoi ? Parce que vous serez le dernier à agir durant toute la main. Etant donné qu'agir en dernier est un tel énorme avantage, vous pouvez souvent "punir" le ou les joueurs hors de position, indépendamment de la force de votre main.

Lorsque vous êtes en position, une relance de bonne taille serait de 3 à 3,5 fois la taille de la relance initiale.

Suffisamment grand pour que votre adversaire n'ait pas un call automatique à faire, tout en ne risquant pas déjà un nombre non-nécessaire de jetons.

Prenons un exemple

Partie à 6 joueurs, No-Limit 1€/2€. Stacks effectifs 200€.
Vous êtes au bouton avec A Q. Tout le monde se couche jusqu'au cut-off (bouton -1), qui mise 6€.

Vous sur-relancez à 18€. Votre adversaire suit, et vous voyez le flop suivant arriver : J T 3.
Votre adversaire checke, vous misez 24€, il se couche.

Rayan Nathan n'a pas peur de miser hors de position
Faites leur comprendre qu'ici on parle business, avec de plus grosses relances hors position.

Etant en position, vous gagnez de l'information, avec votre adversaire agissant avant vous.

Comme nous l'avons dit, cet avantage est tel que vous n'avez pas besoin de relancer autant que si vous étiez hors position.

Augmenter ses mises Hors de Position

Lorsque vous êtes hors de position, la vie est toujours difficile. Vos décisions ont besoin d'être prises sans l'avantage de connaître l'action et donc les intentions de votre adversaire.

Avec le dernier mot pour lui, il a le contrôle, et vous êtes dans une position désavantageuse.

Pour compenser, vous allez toujours vouloir sur-relancer plus hors position.

Tandis que la relance à 3x était bonne en position, dans ce second cas, vous allez vouloir faire 4x ou plus.

En essence, vous allez vouloir le faire payer pour le privilège de jouer en position contre vous.

Lorsque vous êtes en position, cela ne vous fait rien de voir un flop et de laisser votre supériorité se manifester ensuite. Lorsque vous êtes hors position, vous allez vouloir le décourager de suivre, pour éviter de devoir jouer aux devinettes post-flop.

Offrir à votre adversaire de bonnes cotes et la position est une erreur. Alors faites leur comprendre qu'ici vous parlez business, avec une belle sur-relance hors de position.

Un autre exemple

Six-max No-Limit à 1€/2€ toujours, et stacks effectifs de 200€.
Vous avez Q Q à la grosse blinde. Tout le monde se couche jusqu'au bouton, qui relance à 6€. Vous relancez à votre tour à 26€.

La mise de 26€ fera le boulot un peu plus efficacement qu'une mise à 18€ ici. Vous allez chercher à minimiser votre temps passé à jouer hors position. Ainsi, avec la plus grosse relance, vous dites "Ok, tu veux jouer ce pot en position, tu vas devoir payer".

Ashton Griffin attentif dans un pot multi-joueurs
Ajoutez 1x pour chaque suiveur.

La Règle d'Or pour les pots multi-joueurs

Si vous sur-relancez une relance et un suivi (ce qu'on appelle un "squeeze"), vous devez sur-relancer encore plus fort. Tout simplement parce que votre relance va devoir s'affranchir de deux joueurs au lieu de un.

Vous n'allez en effet pas vouloir miser à une hauteur qui verrait le relanceur originel payer et l'autre suiveur payer également.
Dans ce cas, vous auriez à jouer la main face à deux adversaires - rarement une bonne idée. Et en plus avec un pot encore plus gros.

Lorsque vous êtes en position face à une relance et un call, vous devriez ajouter 1x la relance originelle pour chaque suiveur dans le pot. Ainsi, si un joueur suit la première relance, allez-y pour 4x. 5x pour deux, etc.

Si vous êtes hors de position et face à de multiples adversaires, ajoutez 1x pour chaque suiveur, et au moins 1x à 2x la relance originelle pour le fait d'être hors position.

Ce qu'il faut garder en tête à propos des 3-bets

Dans les parties d'aujourd'hui, vous allez 3-better bien plus fréquemment.
Si vous faites trop souvent des erreurs avec la taille de vos sur-relances, vous vous rendez les gains et la victoire plus difficile.

Gardez la taille de vos 3-bet proprement ajustés par rapport à la position et au nombre de joueurs restant dans la main ; vous vous rendrez la vie plus facile sur le long terme.

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