Rapport annuel de l'ARJEL : un Bilan mitigé

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Comme chaque année, l’ARJEL (L'Autorité de Régulation des Jeux En Ligne) publie son rapport annuel.

La dernière publication est consultable à l’adresse suivante http://www.arjel.fr/IMG/pdf/rapport-activite-2012.pdf. Elle détaille l’état et les tendances du marché français des jeux en ligne, trois ans après son ouverture.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le bilan est mitigé, surtout pour les opérateurs de jeux.
Déjà, un certain nombre d’entre eux a disparu du marché (leur nombre a chuté de 35 à 22). Ensuite, ce secteur d’activité est déficitaire : la perte d’exploitation est de 183 millions d’euros en 2011 (contre 168 en 2010), même si la marge (exprimée en % du Produit Brut des Jeux), a un peu progressé, en restant négative.

Ensuite, si le nombre de joueurs actifs a baissé (de 300 000 à 295 000), c’est surtout le nombre de gros joueurs qui a chuté de 20%, et l’augmentation de 4% de joueurs engageant des sommes faibles ne suffit pas à compenser.

D’autre part, même si les tournois de poker ont enregistré une hausse d’activité de près de 21%, les jeux en cash game ont chuté de 5% et la hausse de l’un ne compense pas non plus la baisse de l’autre : résultat, le PBJ des opérateurs a chuté de 5%.

Vers un marché du jeu européen ?

L’ARJEL préconise donc un certain nombre de pistes pour redresser la situation, notamment « l'ouverture de l'offre légale à de nouvelles variantes de poker et […] permettre à des joueurs français de se confronter à des joueurs étrangers. » Mais cela nécessitera des modifications législatives et une plus grande coopération avec des marchés étrangers régulés. Elle insiste également sur la diminution de la fiscalité dans ce secteur.

Réaliste, elle impute la baisse d’activité du secteur à la crise économique et à la limitation des liquidités chez les petits opérateurs... ainsi qu’au manque d’attractivité (comparé aux offres étrangères) qui n’attire que peu de nouveaux joueurs.

Enfin, pour finir sur une note positive, signalons que le modèle français de l’ARJEL semble inspirer d’autres pays, puisque les délégations québécoise, sud-coréenne, suédoise et de l’état du Nevada, sont venues se renseigner sur son fonctionnement.

Par ailleurs, l’ARJEL entretient également des liens avec ses homologues italien, britannique et espagnol, ce qui a donné lieu à des conventions de coopération bilatérales. Un premier pas vers un marché du jeu européen ?


C.C.

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