L'importance de savoir se coucher (folder) au poker

Erica Schoenberg se couche (fold ses cartes)
Tout le monde ne se couche pas aussi facilement.

Aucune erreur ne coûte plus aux débutants que de refuser de passer une main perdante. Et le plus souvent cela résulte de trois facteurs. Grâce à notre dossier vous apprendrez à reconnaître quand vous êtes battu et à savoir quand jeter vos cartes.

L'ego au Poker

Grosses mains, gros tirages et gros ego sont toutes de bonnes raisons possibles pour se retrouver ruiné. Le poker est un jeu hautement compétitif, et chaque joueur se bat pour la victoire et le succès.

D'une manière générale, les joueurs surévaluent leur niveau de jeu. Regardez sur la route : bien des conducteurs pensent être des Fangio du volant. Tous ces "grands" conducteurs roulent sur la file de gauche sur l'autoroute, parce qu'aucun d'entre eux ne pense ralentir le trafic.
Il s'agit du principe de Peter.

Transposez cette idée au poker et vous pourrez commencer à voir qu'il est rare qu'un joueur se considère toujours comme un débutant après quelques parties. Prenez un joueur qui à lu un livre ou deux, et vous pouvez même parfois être certain qu'il se voit déjà sur la route des WSOP.

Le poker comporte ainsi une grande part d'ego. Les joueurs ne veulent pas se sentir bluffés ou se voir écartés d'un coup.
Une fois ce sentiment en tête, il se mettent alors à penser qu'une grosse mise est synonyme de bluff.

Bataille pour le pot : l'erreur de se sentir marié(e) avec sa main

Quand le pot devient important, il est vrai qu'il est difficile de sortir du coup - particulièrement pour les débutants, connus pour être excités par les gros pots et refusant de passer leurs mains. Et il ne faut pas grand chose pour qu'ils tombent amoureux d'une main prometteuse. Seulement prometteuse.

George McKeever a illustré la différence existant entre un pro et un débutant lors du Main Event des WSOP de 1999. Avec 90 % de son stack en jeu, il aura en effet passé à la river au grand étonnement des spectateurs. Les observateurs auront d'ailleurs critiqué son coup en arguant qu'il était de toute façon pot committed.

George ne partageait pas ce point de vue. Il répondit que vous n'êtes pas "commit" (définitivement engagé) si c'est pour perdre le coup. Au final George remonta sa pile de jetons et termina septième du tournoi.

La taille du pot n'entre donc pas en considération si vous n'avez pas la main gagnante.

Règle d'or pour les débutants : Si vous pensez que votre main est perdante, c'est qu'elle l'est probablement.

Peu importe la force apparente de votre main, il y a des situations où passer est le meilleur choix, en attendant une meilleure occasion pour pousser vos jetons.

Scénario 1

Vous êtes assis à une table de neuf joueurs en hold'em cash game, les blindes sont de 10/25 cents. La table est plutôt serrée, personne ne s'est particulièrement distingué. Une partie donc typique où les joueurs choisissent l'action en fonction de la valeur de leurs cartes.

Votre main :    

Le joueur premier de parole relance à 1 €. Deux joueurs passent, et c'est à vous. Vous sur relancez à 3 €. Le cut-off (joueur situé avant le bouton) vous paie, et le relanceur vous sur relance à 5 €. Vous payez ainsi que le cut-off. Vous êtes trois au flop.

La sagesse conseille de passer une paire de dames après une relance et une surrelance. Bien que le poker soit devenu beaucoup plus agressif de nos jours, il faut quand même toujours être attentif à l'action ; ici il y a eu une relance, une surrelance, un call, une surrelance et deux call.

Au vu de toute cette action, vous devez envisager qu'au moins un des deux joueurs vous bat. La plupart du temps vous ferez ici face à AA ou KK, si ce n'est pas les deux.

Le Flop :      

Comme vous devez supposer être contre AA ou KK, vous devez donc jouer votre main comme s'il s'agissait d'une paire de 7. Même si vous avez une overpair, une main forte, vous devriez suivre la règle "pas de brelan, pas de mise".

Si l'on rejette un œil à l'action pré-flop, vous vous demandez alors pourquoi vous avez payé la relance pré-flop, puisque vous saviez à ce moment-là que vous étiez battu. En fait même si vous vous saviez battu, vous aviez une cote trop intéressante pour passer.

Il y avait 11.35 € dans le pot, et vous deviez payer seulement 2 €. En étant sûr que le cut-off paierait aussi. La cote implicite directe était donc de 13.35 € soit à peu près 7 contre 1.

Votre paire se transforme en brelan environ une fois sur huit. La cote est un peu en dessous, mais en sachant qu'il y a probablement AA et/ou KK en face, l'affaire vous donnait une excellente cote implicite. Si vous floppiez votre brelan vous pouvez alors vous attendre à ramasser tous les jetons.

Rappelez-vous simplement dans ce genre de situation : pas de brelan, pas de mise.

Scénario 2

Vous êtes à la même table mais l'action se réveille un peu. Plus de joueurs vont voir des flops, et plus d'argent entre en jeu, sans que les joueurs ne s'enflamme de trop toutefois.

Vous êtes au bouton et avec un gros tapis :

Votre main :    

Le joueur premier de parole relance à 1.50 € et quatre joueurs suivent. Vous sur relancez à 5 €. Les deux blindes passent et parmi les 5 joueurs encore dans le coup, le relanceur initial et deux autres joueurs vont voir le flop. Il y a 23.35 € dans le pot.

Le Flop :      

Le premier de parole mise 12 €, le premier joueur suivant paye, le second passe, et le troisième relance à 30 €.
Que faites-vous ?

Là encore vous avez une overpair mais êtes dans une situation qui préconise un fold.
Parmi toutes les mains sur lesquelles vous pouvez mettre vos adversaires, vous êtes derrière pratiquement toutes. Les seules mains logiques pour vos adversaires sont KK, QQ, 10 10, A-K, A-Q, K-Q, J-T, Q-J.

Parmi toutes ces possibilités pré-flop, vous êtes devant deux de ces mains (dont une avec un tirage décent contre vous). Après l'action au flop, vous devez éliminer la main que vous battez de l'équation, vous mettant derrière pratiquement tout.

Vous devrez être très chanceux pour gagner cette main, ou alors voler le pot. Autant dire qu'il vaut mieux que vous passiez.

Il est toujours correct d'attendre une situation dans laquelle vous serez plus confortable, plutôt que de jouer gros dans un pot où vous n'avez au final plus de l'espoir qu'autre chose.
Lorsque arrive le moment où vous en êtes à devoir vous demander quelles mains vous pouvez battre, vous n'êtes pour sûr pas en bonne posture.

Beaucoup de débutants vont alors penser à cette main qu'ils peuvent battre une main en particulier sur les cinq, et payer après s'être convaincu que leur espoir était une vraie lecture.

Souvenez-vous, il n y a pas de honte à passer une main. Il vaut mieux se faire bluffer que de perdre tous ses jetons sur un mauvais call.

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Savoir jeter ses cartes quand il le faut

Hoyt Corkins sait quand jeter ses cartes

Etre capable de jeter ses cartes lorsque l’on est derrière est ce qui sépare les bons joueurs de poker des autres.

par Sean Lind

Il est facile de jouer avec la meilleure main. La différence entre ce que font les meilleurs joueurs du monde et les moins bons avec le jeu max est souvent négligeable.

Non, la vraie différence entre les meilleurs joueurs et les autres se situe dans leur habileté à perdre le moins possible, en sachant jeter leurs mains battues.

Comme nous n'avons donc vu plus haut, vous devez abandonner votre main à partir du moment où vous vous savez battus, sans tenir compte du temps que vous avez attendu pour recevoir une main de départ correcte.

Ces valets si contrariants

Prenons un nouvel exemple pour continuer à vous faire assimiler tout cela.

Vous jouez sur une table en ligne de No Limit Hold’em en 6-max 0.50€/1€. Les joueurs à la table sont agressifs et plutôt larges, mais il n’y a aucun "donk" (benet) agressif à exploiter. Vous êtes complètement card dead depuis les 30 dernières minutes, en n'ayant reçu aucun jeu correct digne d’être joué jusqu’à ce qu'arrive cette main :

50c/1€ No Limit Hold'em - 6 joueurs (Héros vous représente toujours)

UTG (premier joueur à parler après les blindes) : 75€
MP (joueur en milieu de parole) : 40€
Héros (cut-off, c'est à dire une place avant le bouton) : $122
BTN (joueur au bouton) : $198
SB (joueur de petite blinde) : 132€
BB (joueur de grosse blinde) : 40€

Pré Flop: (Pot: 1.50€) Héros est donc en position de Cut-Off avec J J.

UTG relance à 5€, MP jette, Héros sur-relance à 20€BTN sur-relance à tapis pour 198€, 2 joueurs jettent, UTG paye 70€, Héros ???

Hormis si vous n’avez pas lu le titre et l’introduction de cet article, vous savez que la réponse correcte à cette question est de se coucher. En réalité, il est vraiment très facile de jeter ici. Mais il s’agit d’un scénario classique où les débutants peuvent perdre tout leur tapis.

La façon la plus simple de comprendre cette main est de la scinder, une action à la fois.

UTG relance à 5€. Il s’agit d’une relance plutôt importante sur une grosse blinde à 1€, mais ce seul point ne vous en dit pas vraiment plus.

Relancer en position UTG sur une table à 6 joueurs implique qu’il détient une main décente. A cet instant, sans plus d’informations, nous pouvons le placer sur un éventail de main incluant toutes les paires servies, les as assortis, les connecteurs et les habillés (figures).

Vous êtes favori face à un grand nombre de mains parmi celles-ci, donc vous sur-relancez. Vous envoyez 20€ (4 fois le montant de la relance initiale. A nouveau, certains trouveraient ça un peu gros, mais c’est largement raisonnable).

Barry Greenstein pas ravi de jeter ses cartes
Quand vous attendez une heure avant de pouvoir jouer une main, jeter peut se révéler pénible.

Maintenant, le joueur au bouton part à tapis. Cette action devrait vous effrayer, étant donné qu’il envoie tout après une relance et une sur-relance.

Il annonce une forte main, et le b.a-ba du poker nous dirait que ce joueur possède AA ou KK ici. Mais nous devons tenir compte du fait que nous sommes à une table de 6-max et qu’il est peut-être en train d’effectuer ce que l'on appelle un squeeze (sur ou sur-sur relance pour mettre la pression sur les deux joueurs d'avant si ceux-ci ont relancé/payé avec un jeu moyen).

Même s’il est très possible qu’il possède AA ou KK, il est aussi possible qu’il soit en pur bluff, tentant donc de "squeezer" pour prendre le pot.

C’est la situation quand UTG paye le tapis. A ce point il y’a uniquement deux options :

UTG détient AA ou KK, ou UTG pense que le bouton tente quelque chose. D’une façon ou d’une autre, pour payer ici en espérant être devant, il faudrait que le bouton soit en train de tenter un move en pur bluff et que UTG en aie conscience afin de payer avec une main inférieure à JJ.

Même si c’est techniquement possible, il s’agit vraisemblablement d’un cas où vous êtes derrière. Les possibilités sont que vous êtes derrière AA ou KK, et peut-être même derrière les deux.

Si vous êtes chanceux, vous êtes en face de TT et AK, mais même avec ceux deux mains, vous êtes uniquement à 43% favori. C’est donc un fold évident.

La question à se poser : Que pouvez-vous battre ?

Scénario suivant : Vous êtes parvenu à faire le fold précédent, et sur la dernière heure, vous avez initié une bonne période où vous avez commence à monter un bon tapis.

Un nouveau joueur s’assoit à la table et est dans un rush de folie, vous laissant tous les deux avec des tapis très importants. Ce nouveau joueur semble très serré, ne montrant que des très gros jeux.

50c/1€ No Limit Hold'em - 6 joueurs (Héros vous représente toujours)

UTG: 545€
Héros (MP): 525€
CO: 122€
BTN: 198€
SB: 132€
BB: 40€

Pré Flop: (Pot: 1.50€) Héros est MP avec A A

UTG relance à 5€, Héros sur-relance à 20€, 4 joueurs couchent, UTG sur-relance à 75€, Héros paye.

Flop: (Pot: 151.50€) 9 Q K

UTG checke, Héros mise 140€, UTG sur-relance à tapis pour 350€, Héros ???

Regardons ce qu'il vient de se passer ici.

UTG a relancé, ce qui traduit typiquement qu'il détient une premium. Nous le sur-relancons à hauteur de 4 fois sa relance initiale derrière. Une fois que le reste de la table a jeté, UTG sur-relance à nouveau (4bet) pour 75€.

Phil Hellmuth prêt à folder
Personne ne folde les as aussi souvent et avec autant de jubilation que Phil Hellmuth.

A ce moment là, vous pouvez être à peu près certain que votre adversaire possède une main premium, probablement KK ou QQ, même si il n'est pas impossible qu'il soit en train de vous monter un gros bluff.

Dans tous les cas, payer ici est votre meilleure option.

Partir à tapis maintenant aboutira uniquement à faire coucher un bluff, alors qu'un call peut inciter votre adversaire à continuer son bluff au flop.

S'il détient KK ou QQ, il y'a de bonnes chances que tout l'argent parte au milieu de toute façon une fois le flop distribué. Tout envoyer ici ne changera pas grand chose contre une bonne main, mais vous desservira contre un bluff.

Que vous soyez d'accord ou non pour juste payer ici, dans notre scénario c'est ce que vous faites, et vous allez donc jusqu'au flop, qui est le suivant : 9 Q K.

C'est probablement le pire flop possible que vous puissiez voir. Jetons un oeil sur l'éventail de mains possibles de votre adversaire.

  • KK
  • QQ
  • AK
  • JJ
  • Bluff
  • TJ
  • TT
  • 99
  • AA

Il s'agit uniquement des options raisonnables, classées dans l'ordre de probabilité de celles-ci.

Après ce flop, vous avez uniquement deux outs contre les deux mains les plus probables, deux outs contre les 99, et vous tirez quasiment mort contre TJ.

Avec uniquement 6 outs pour vous, vous êtes uniquement en bonne position contre JJ et TT.

Vous partagez contre AA, et vous êtes uniquement largement favori contre un bluff ou AK.

C'est un flop horrible pour vous. Votre adversaire checke, ce qui peut probablement signifier qu'il a rentré un brelan et qu'il va check-raiser, ou bien qu'il était en plein bluff et qu'il a abandonné.

Vous misez une somme assez proche du pot, et il part à tapis.

A ce moment là du jeu, il n'y a quasiment aucune main que vous puissiez battre. Vous êtes quasiment mort.

Il existe seulement une petite chance qu'il se soit lancé dans un bluff énorme, mais cela semblerait étonnant étant donné que l'éventail de mains sur lequel il peut vous placer payerait très souvent son bluff ici.
La seule autre option que vous pouvez battre est qu'il surjoue AK pour tenter de toucher un des 6 outs restants pour lui.

Les côtes indiquent que vous êtes fichu. Peu de joueurs vont tenter de monter un bluff avec autant de profondeur de tapis contre un joueur au tapis équivalent.

Résignez-vous à abandonner le coup, jetez vos as et passez à la suite.

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Lorsque vous êtes battu, vous êtes battu !

Phil Hellmuth en gros plan
Il faut parfois savoir s'arrêter tant qu'il est encore temps.

Savoir quand vous être battu et faire un gros fold en conséquence peut être une compétence difficile à maîtriser. Cependant, faire de gros fold opportuns peut avoir un gros effet sur votre winrate.

Tout le monde aime faire un call de folie pour tous ses jetons et prendre son adversaire en plein bluff.

Le frisson de prendre la main dans le sac quelqu'un qui bluffe, dans un gros pot, est l'une des meilleures sensations au poker. Cependant, de trop nombreux joueurs s'écartent de leur route pour tenter de faire un call héroïque (le fameux "hero call").

Ces call héroïques peuvent dramatiquement affecter votre taux de gains (winrate), particulièrement si vous faites erreur plus souvent que vous avez raison.

Pensez à la fréquence où vous déstackez un joueur. Ce n'est pas si souvent. Alors envoyer valser votre stack en essayant de faire un call héroïque n'a absolument pas une once de sens.

Assembler les pièces du puzzle

Lorsque vous êtes impliqué dans une grosse main, il est parfois difficile de prendre du recul pour voir les choses sur un plan plus large.

Souvent vous vous retrouvez attrapé sur le moment et vous vous poussez à croire que votre adversaire bluffe, alors qu'il est en fait en train de purement miser pour la valeur.

Avant de faire un gros call, il est mieux d'essayer de stopper la cadence, de prendre une large respiration, et de rejouer l'action dans votre tête.

Qu'a t-il fait avant le flop ? Qu'a t-il fait au flop ? Et à la turn ? Ses actions vont peindre une image.

Mike Matusow grimace
Ne vous enflammez pas à vouloir à tout prix faire un "hero call" ou vous pourriez avoir des pépins.

Regardez cette image et utilisez les connaissances que vous avez sur votre adversaire avant de prendre quelque imprudente décision.

Prenons encore un exemple.

No-Limit 1$/2$, stacks effectifs de 200$.

Un joueur serré limpe en début de parole et vous relancez à 8$ avec K K au bouton.

Votre adversaire suit et vous voyez le flop suivant en heads-up : 4 8 9.

Votre adversaire checke, vous misez 12$ ; votre adversaire check-raise à 38$.

Vous suivez et le turn est la Q.

Votre adversaire mise 70$.

Stop. Réfléchissez à ces informations. Il est facile de vous persuader de suivre ici. Vous avez une paire supérieure au flop, après tout. Mais réfléchissons réellement à propos de ce que votre adversaire est ici en train de faire.

Il a limpé UTG, puis a suivi une relance. Les joueurs serrés vont plus probablement faire cela avec des pocket paires intermédiaires et quelques mains de type A-Q, K-Qs.

Le flop a amené trois petites cartes et il vous a check-relancé lourdement. Vous vous êtes découvert, et il a tiré une autre grosse cartouche à la turn.

Bien que vous ayez une overpair, elle ne vaut presque rien dans cette situation. Vous n'êtes en fait jamais bon ici.

Son éventail de mains de poker est tellement serré - au fond seulement les brelans et deux paires à l'occasion - que payer serait juste jeter de l'argent par les fenêtres. En fait un bon raisonnement pourrait même être de jeter au flop !

Ce fold peut sembler extrêmement standard à certains joueurs, mais on trouve encore des joueurs qui de temps en temps se ruinent dans des mains telles que celle-ci.

Pensez à l'éventail de votre adversaire pour qu'il mise pour la valeur. Si vous n'êtes pas devant le plus gros de celui-ci, alors ne payez pas.

Une règle simple à retenir pour faire de bon folds

Jonathan Little sait quand se coucher à une table de poker
Un bon joueur doit aussi savoir bien se coucher.

Vos adversaires ne bluffent jamais autant que vous le pensez. Bien que vous pouvez vous porter à croire qu'ils le font, il est très rare pour des adversaires à petits tapis de conduire de gros bluffs.

Dans la majorité des parties à faibles jusqu'aux moyens enjeux, les mises des joueurs signifient exactement ce à quoi elles ressemblent. A moins que vous n'ayez d'incroyables lectures et/ou que vous ayez vu vos adversaires bluffer dans des pots similaires auparavant, il est meilleur de prendre leurs mises pour argent comptant.

Gardez à l'esprit les types d'adversaires contre lesquels vous jouez : si vous en notez un comme serré-agressif de base, jusqu'à ce qu'il vous ait montré autre chose, il ne va pas bluffer dans les gros pots.

Il est bien trop facile de se retrouver piégé dans des gros pots avec de bonnes mains mais qui ne sont pas excellentes. C'est une habitude qui doit être cassée !

Économiser des mises et de l'argent est aussi bon qu'en gagner

Beaucoup d'emphase est faite sur l'importance de faire de bons value bet, et avec de bonnes raisons - c'est ainsi que vous faites la plupart de votre argent. Mais économiser de l'argent est simplement aussi bon que d'en gagner sur le long terme. Alors ne vous endormez pas sur cette partie de votre jeu.

La capacité à faire de gros folds lorsque l'action le dicte est une des compétences les plus difficiles à maîtriser au poker. C'est ce qui sépare les excellents joueurs de ceux seulement bons.

Les « hero call » ou call pour épater la galerie ne sont pas bons pour votre partie et votre winrate (taux de gains). Cela peut être difficile lorsque vous êtes dans le feu de l'action, mais prenez votre temps, refaites-vous dans la main dans votre tête et réfléchissez-y posément. Prenez une grande inspiration et demandez-vous les types de mains avec lesquels votre adversaire peut faire ceci ou cela.

Si vous pensez que vous êtes battu, vous l'êtes probablement. Sauvez votre stack et préservez-vous de la douleur ; couchez votre main et passez à autre chose.

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