Michael "The Grinder" Mizrachi : « Je viens d’une famille de joueurs »

Michael Mizrachi 888
The Grinder (photo Fabian Grubler)

Parmi la myriade de pros et les grands noms présents au festival 888Live de Barcelone, on a pu retrouver Michael « The Grinder » Mizrachi.

L'ancien finaliste des WSOP participait à son troisième tournoi 888poker après le premier festival Make It Big (à Londres en octobre dernier) et le tournoi organisé à Rozvadov cet hiver.

Nous l’avons retrouvé pour évoquer rapidement ses sponsors et lui demander son avis sur l’évolution du Main Event des WSOP.


En tant qu’Américain, est-ce que tu peux comparer un peu Londres et Barcelone ?

L’une a le soleil, l’autre pas.

Mouais...

L’une a une plage, l’autre pas.

...

Bon, ok, niveau poker, c’est mieux à Londres. Il y a plus de tournois et plus de casinos à Londres. Si tu veux gagner de l’argent, Londres est mieux. Si tu veux profiter de la vie, c’est définitivement Barcelone.

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La réputation des Mizrachi n'est plus à faire.

Ici, le Gran Casino est pratiquement le seul endroit où tu peux jouer. À Londres, tu peux jouer en ligne aussi, contre des joueurs du monde entier. Ici, le marché est clos.

Les Mizrachi ont une sacrée réputation au poker. Est-ce que vous êtes la plus grande famille de poker ?

On se débrouille bien, surtout Rob et moi. Eric, un autre de mes frères, joue aussi, mais il organise surtout des soirées à Vegas. Et Donny est plutôt DJ et magicien.

En 2010 c’était vraiment dingue, on a tous atteint une place payée au Main Event.

On a passé quelques bons moments, mais il nous en reste encore beaucoup.

D’où vous vient cette propension à jouer au poker ?

On a grandi avec des machines à sous et des tables de roulette à la maison. Quand il était au lycée, mon frère avait une machine à sous. Parfois, mon père le réveillait au milieu de la nuit pour lui demander quelques pièces pour jouer.

Je viens d’une famille de joueurs. Ma grand-mère jouait au gin rami et tout ça. Robert m’a embarqué avec lui quand j’étais tout petit, et à 16 ans j’étais déjà pro.

Aucun joueur n’a eu autant de sponsors que toi. Qu’est-ce qui te rend aussi attractif à leurs yeux ?

(chuchote) C’est parce que je suis beau gosse.

Haha !

Non, en fait, j’ai un super surnom : The Grinder. J’ai beaucoup gagné depuis des années. Et puis je suis là depuis tellement longtemps que ça intéresse les sponsors.

Le dernier à venir s’ajouter à la liste est 888poker. Est-ce qu’il y a un contrat dans l’air ?

The Grinder Mizrachi
De plus en plus souvent présent en Europe.

Je suis plutôt ici en tant que guest star.
Je m’entends très bien avec eux. Je fais toujours beaucoup de festivals quand je suis en Europe, et ce qu’ils font est top.

Sinon, je passe la majorité de mon temps chez moi, en Floride.
C’est là que sont mes enfants, donc je ne peux pas m’absenter trop longtemps. Mon plus jeune fils à 9 ans, ma fille 11 et mon plus grand, Paul, 12.

Comment vas-tu t’organiser pour les WSOP cette année ?

On verra bien. Ils viendront un peu avec moi et le reste avec leur mère. C’est facile.

Est-ce que tu participeras à beaucoup de tournois ?

Je verrai ça au jour le jour. Généralement, je participe à une trentaine de tournois.

Les November Nine disparaissent. Qu’en penses-tu ?

Je soutiens cette décision. Comme ça personne ne pourra passer 3 ou 4 mois à s’entraîner, tout se jouera dans le feu de l’action.

Et puis quand tu es sur une bonne dynamique, tu veux continuer sur ta lancée, pas jouer ta finale 3 mois plus tard.

M Mizrachi
Bien qu'ancien November Nine, le Grinder n'est pas fan du format.

Sans compter que certains doivent traverser le monde pour venir à Vegas. Là au moins, on sera tous sur place. Alors même si tu es crevé et que tu aimerais faire une pause, il faudra continuer à jouer.

Il y a aussi sûrement des arguments en faveur du November Nine.

Tout ce qui plaide en sa faveur, ce sont les sponsors. Mais ne vous inquiétez pas, il va y avoir beaucoup de coups de téléphone.

Comment t’es-tu préparé pour ta table finale des N9 toi à l'époque en 2010 ?

Je n’ai rien étudié sur mes adversaires. Je n’ai pas regardé leurs performances, rien. J’ai juste joué mon jeu.

Pour moi, c’était la meilleure chose à faire. Mais tout le monde est différent. Je crois que je dois être difficile à coacher, à cause de mon style. Mais d’autres joueurs peuvent y trouver leur compte.

Moi, je m’adapte aux autres joueurs.

As-tu eu la sensation que certains des autres joueurs avaient beaucoup changé quand vous vous êtes retrouvés ?

Je ne crois pas. Mais bon, je n’ai pas beaucoup eu l’occasion de jouer contre eux avant la table finale, donc c’est difficile à dire.


L'avis des pros sur l'arrêt des November 9 à retrouver demain sur PokerListings

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