No-Limit Texas Holdem

Grant Hinkle


Guide stratégique du No-Limit Texas Hold'em (jeu d'argent)



Introduction

L'objectif de cet article est d'aider les joueurs débutants/intermédiaires à améliorer leur jeu. Les stratégies et les concepts abordés dans ce document reposent sur des jeux en table pleine (8-10 joueurs).

Le No-Limit Texas Hold'em est plus fréquemment pratiqué en tournois, même s'il s'est démocratisé parmi les jeux d'argent, au cours des dernières années, en raison du développement important des jeux en tournoi. Une autre raison, qui explique sa popularité grandissante est que, contrairement aux casinos, les salles de poker en ligne sont beaucoup plus à même de recevoir ces types de jeux. Ceci en raison du fait que les joueurs se ruinent plus souvent et doivent être remplacés, ainsi la commission totale est plus réduite. Pour un casino, ceci pose un problème, tandis que pour une salle de poker en ligne, le processus consistant à faire entrer de nouveaux joueurs à la table est plus souple et plus rapide.

Le No-Limit Texas Hold'em ne convient pas aux débutants car il nécessite et attache énormément de valeur à un jeu serré/agressif. De même, il implique des aptitudes de lecture particulièrement avancées pour vous permettre de "jouer les joueurs" plutôt que les cartes. Si vous avez envie de vous essayer au No-Limit Texas Hold'em, en tant que débutant, vous devriez commencer par des tournois de no-limit où la cave requise est réduite. Ceci est préférable car vous risquerez une somme modeste par séance de jeu et serez plus ou moins obligé d'apprendre à jouer avec un style serré/agressif (car ce style est généralement préféré dans les tournois).

Il est à noter qu'il existe plusieurs styles de jeu qui permettent de gagner de l'argent au No-Limit Texas Hold'em. Il est tout à fait possible que, en jouant bien, un grand joueur puisse gagner de l'argent, à long terme, en jouant chacune de ses mains, mais ce même joueur pourrait en gagner autant en ne jouant que 15 % de ses mains.

Différences entre le Limit et le No-Limit Texas Hold'em

Les plus grandes différences entre le No-Limit Texas Hold'em et le Limit Texas Hold'em impliquent la position et la valeur de la main. La position est beaucoup plus importante au No-Limit car les décisions que vous prenez auront davantage d'impact sur votre pile de jetons. Si vous parvenez à piéger quelqu'un au No-Limit, en utilisant votre position, vous pourrez remporter l'ensemble de ses jetons, contrairement au Limit où vous ne pourrez collecter que quelques jetons supplémentaires. Les gros connecteurs comme AR, AD et RD perdent en valeur lorsque vous jouez au No-Limit car vous êtes plus susceptible de remporter de petits pots et de perdre des pots conséquents avec ce type de mains. De la même façon, toutes les paires gagnent en valeur au No-Limit car vous pouvez doubler votre tapis aux dépens de votre adversaire quand vous tirez un brelan. Les grosses paires, comme AA et RR, ont également plus de valeur lorsque vous jouez au No-Limit car elles offrent à nouveau une possibilité de piéger quelqu'un pour qu'il parie tous ses jetons.

Au No-Limit, il est important de savoir la quantité d'argent dont vous et vos adversaires disposez sur la table. Les différences de tapis influencent énormément la façon de jouer. Voici quelques exemples :

  1. Vous avez 500$ et votre adversaire a 25$, les blinds sont de 2$-4$. Vous êtes le surblindeur avec V10assortis et votre adversaire va à tapis en étant en première position (une position appelée "under the gun" qui signifie être la première personne à parler). Tous les autres joueurs se couchent. Voilà clairement une situation dans laquelle vous devriez vous coucher car vous avez certainement la plus mauvaise main et que risquer de parier 21$ supplémentaires dans le but de gagner les 25 derniers dollars de votre adversaire n'est pas une tactique très rentable. Si votre adversaire possède également 500$, alors le fait de payer peut être acceptable car vous avez une chance de remporter 500$ en risquant 21$ supplémentaires. Le choix de suivre ou non dépend de la façon de jouer de votre adversaire après le flop.
  2. Vous avez 1000$ et votre adversaire possède également 1000$, les blinds sont de 2$-4$. Vous avez une paire de dames (DD) et misez 20$. Votre adversaire, qui joue après vous, va maintenant à tapis avec ses 1000$. Vous devriez vous coucher sauf si vous savez que votre adversaire n'a pas AA ou RR. Si votre adversaire fait la même chose avec seulement 60$ devant lui, vous devriez suivre sur son tapis en espérant qu'il n'a pas AA ou RR.

Principales aptitudes pour devenir un bon joueur de No-Limit Texas Hold'em

  • Sélection de main rigoureuse (patience/discipline)
  • Choix de table appropriée (très important dans tous les jeux de poker)
  • Discipline (la capacité à attendre une bonne main et à ne pas "courir après")
  • Lecture des adversaires
  • Courage de miser/relancer/suivre (agressif avec de bonnes mains ou des mains perçues comme les meilleures)
  • Ne pas être vulnérable et perdre ses moyens

Bons conseils et erreurs courantes

Les bons conseils du No-limit Texas Hold'em

  1. Soyez très sélectif sur les mains de départ que vous jouez : dans un jeu NL 2$-4$ standard, vous devriez voir 20 à 30 % des flops. Cela signifie jeter AV en première position, R10 en position intermédiaire et D10 en dernière position.
  2. Choix de la table : jouez uniquement à des tables où vous avez l'avantage. Il faut qu'il y ait quelques joueurs faibles à la table quand vous vous asseyez.
  3. "Jouer les joueurs": veillez à évaluer rapidement vos adversaires : qui joue des mains inférieures, qui se couche en cas de jeu offensif, qui mise sur les tirages, qui suit les grosses mises avec des mains faibles et sur les tirages, qui peut être bluffé, qui bluffe, etc.
  4. "L'attaque ou la défense" : se coucher ou parier/relancer (si les probabilités sont avec vous). Vous devriez éviter de suivre, sauf si vous avez une bonne raison de le faire (comme vouloir piéger un adversaire).
  5. Respecter les grosses mises et les relances : ceci est particulièrement vrai sur le turn et la rivière car la plupart des joueurs ne bluffent pas.

Les erreurs courantes au No-Limit Texas Hold'em

  1. Ne pas se coucher avec une main convenable lorsque l'on est battu et, par conséquent, perdre tout son tapis sur une seule main.
  2. Suivre avec peu de jetons pour affronter une mise.
  3. Jouer trop de mains de départ.
  4. Ne pas relancer au pré-flop avec des mains de qualité (mettre la pression sur les suiveurs ayant des mains à tirage) et trop les relancer une fois que le flop est connu.
  5. Sur/sous miser dans le pot (gros risque d'obtenir une main faible/n'apportant aucune protection).

Jeu au pré-flop

Classement des mains au No-Limit Texas Hold'em

Les meilleures mains de départ pour un débutant au NL sont :

  1. Les paires AA-22.
  2. Les gros connecteurs assortis ARassortis et ADassortis.
  3. Les gros connecteurs AR et AD.

Conditions requises de la main de départ

Ces conditions fonctionnent très bien dans un style de jeu serré/agressif. Pour les joueurs moins expérimentés, c'est une bonne façon de commencer.

Evitez de jouer des mains marginales, sinon vous devrez faire beaucoup de suppositions, ce qui vous rendra vulnérable. Si vous n'avez jamais joué au NL auparavant, il est conseillé de vous limiter à jouer uniquement des paires AA-22, AR et AD. Avec ces mains, vous ne vous retrouverez pas souvent dans des situations difficiles et vous pourrez tout de même remporter des pots importants. Le fait de jouer uniquement ces mains demande une grande discipline car vous ne serez pas engagé dans beaucoup de pots. Jouer en utilisant cette stratégie vous laissera beaucoup de temps pour étudier le jeu et observer les joueurs à votre table.

Ce tableau montre des mains minimum requises par position dans un jeu semi-serré/semi-agressif.

Main de départ minimum requise pour affronter un pot non relancé
Nombre de joueurs restants à parler Pas de paire Paires
9 (premier de parole) AR 99
8 AD 88
7 AD 77
6 AVassortis 66
5 A10assortis 55
4 A9assortis, RDassortis 44
3 (avant-dernier) Axassortis, RVassortis 33
2 (bouton) Axassortis, R10assortis, DVassortis, V10assortis 22
1 (Petit blind) Axassortis, R9assortis, D10assortis, V9assortis 22
0 (Gros blind)

Comment modifier le tableau en fonction de l'action effectuée avant vous :

  • Si quelques joueurs suivent le gros blind avant vous, vous ne devriez relancer qu'avec des mains fortes comme AR et AA-VV, et être plus disposé à suivre avec des mains marginales, car elles fonctionnent bien dans les pots à plusieurs joueurs.
  • Si le pot a été relancé, regardez qui a relancé et décidez de suivre, sur-relancer ou vous coucher. Si c'est un joueur fort, sur-relancez ou couchez-vous. Si c'est un joueur faible, vous devriez envisager de suivre, car vous aurez une grande chance de remporter un pot conséquent si vous tirez un bon flop. Sur-relancez les joueurs forts avec AR et AA-VV pour tenter de les faire abandonner et remporter le pot immédiatement, sinon couchez-vous. Soyez plus enclin à simplement suivre les relances de joueurs plus faibles avec toutes sortes de paires, AR et AD, mais uniquement si vous êtes en bonne position et que vous sentez que la main va se finir en tête à tête, sinon sur-relancez. Vous agissez ainsi afin de piéger les joueurs faibles sur le flop, si vous tirez une main intéressante, au lieu de les faire abandonner au pré-flop.

Suivre ou Relancer :

  • Relancez avec AA-DD, AR et ADassortis, quelle que soit votre position.
  • Toutes les autres mains de départ ne permettent fondamentalement que de suivre le gros blind. Et bien que vous puissiez sur-relancer avec ces mains lorsque vous défendez vos blinds, vous pouvez également relancer avec ces mains lorsque vous êtes le premier à agir depuis une position tardive.
  • De façon occasionnelle, variez votre jeu en relançant/suivant/sur-relançant avec des mains avec lesquelles vous ne jouez pas habituellement. Il vaut mieux éviter de devenir trop prévisible.

Conseils généraux au pré-flop

  • La plupart du temps, vous devriez relancer/sur-relancer lorsque vous avez les meilleures paires (AA-DD) et les meilleurs connecteurs (AR, AD) afin de faire payer les joueurs ayant des paires faibles et des connecteurs différents pour voir les flops contre vous. Rappelez-vous, ils auront souvent l'occasion de doubler leur tapis à vos dépens s'ils trouvent leur main (même si de nombreux débutants ne réalisent pas ceci et se couchent très souvent au pré-flop).
  • Accrochez-vous aux meilleures mains (voir le tableau des mains minimum requises). Vous paierez cher pour "poursuivre" le jeu avec des secondes meilleures mains au NL.
  • Maintenez la plupart des relances entre 70 % et 100 % de la mise précédente (il faut, dans ce cas, 3 fois le gros blind pour égaliser 80 % de la mise du pot) afin d'économiser de l'argent lorsque vous êtes relancé à nouveau ou suivi par des joueurs ayant des mains très fortes. Si des joueurs suivent le gros blind avant vous, relancez d'environ 4 à 6 fois le gros blind.
  • Respectez les joueurs forts qui ne jouent pas beaucoup de mains (par exemple, vous devriez jeter AD si un joueur fort relance en première position).
  • Lorsque des joueurs très faibles ont misé dans le pot, n'hésitez pas à suivre et à voir le flop avec eux.

Jeu au flop

Le jeu au flop est très important au No-Limit Texas Hold'em. La clé consiste à déterminer la force relative de votre main. Avec le temps, il est primordial que vous développiez une certaine capacité à vous coucher avec de bonnes mains, si vous sentez que vos adversaires ont mieux. Vous devez déterminer votre force relative et abandonner des mains qui risquent sérieusement d'être les secondes meilleures mains. Miser est le mouvement le plus naturel si vous voulez empêcher qu'une bonne main soit surpassée ou lorsque vous avez la possibilité de faire se coucher vos adversaires. Vous devriez habituellement utiliser "l'attaque ou la défense" sur le flop.

Il est extrêmement important que vous sachiez évaluer, à tout moment, la force relative de votre main en fonction du flop.

Afin de mettre en place l'action appropriée, il est primordial que vous ayez plusieurs facteurs en tête :

  1. Qu'avez-vous tiré au flop et quelle est votre force relative (tirages quinte, tirages couleur, brelan, paire, etc.) ?
  2. Qui, s'il y a lieu, a relancé avant le flop (ce qui devrait souvent entraîner une autre mise) ? Quel genre de joueur est-ce ?
  3. Quelle position occupez-vous par rapport au relanceur ?
  4. Nombre de joueurs (il est difficile de bluffer face à 3 joueurs ou plus et le risque que quelqu'un tire une main forte est plus élevé) ?
  5. La taille de votre tapis et de celui de vos adversaires

Lorsque quelqu'un mise, vous devriez vous coucher, sauf si vous avez de bonnes raisons de douter de la force de votre adversaire. Sachant qu'ils "établissent les cotes", il est crucial que vous preniez la bonne décision. N'oubliez pas, votre adversaire peut avoir n'importe quoi, de la meilleure main possible à rien du tout. Même si votre main est convenable, elle peut très bien se faire battre par de nombreuses combinaisons possibles.

Evidemment, vous ne vous coucherez pas à chaque fois. En fait, de temps à autre, vous devriez faire une relance lorsque vous avez de grandes chances de prendre le dessus ou si vous pensez que votre adversaire est faible. En conséquence, vous "établirez les cotes" et obligerez votre adversaire à prendre une décision (et à éventuellement faire une erreur).

Essayez de suivre avec parcimonie, sauf si vous avez de bonnes raisons d'insister (comme en faisant un slowplay à un excellent joueur ou en tirant la meilleure main possible dans un pot à plusieurs joueurs). Vous aurez rarement la possibilité de "courir après" vos possibilités d'amélioration en suivant au NL, sauf si vos adversaires misent trop peu ou vous donnent des cartes gratuites. En suivant avec de mauvaises cartes, vous entrerez dans un "jeu de supposition", dans lequel il est nécessaire de bien lire vos adversaires et "d'agir" correctement pour avoir de la réussite.

Situations caractéristiques sur le flop

Voici quatre situations caractéristiques sur le flop :

Main très forte (deux paires supérieures, brelan)

  • Veillez à souvent jouer slowplay sur un tableau non coordonné afin d'attirer vos adversaires, de provoquer des bluffs ou de les laisser obtenir les secondes meilleures mains.
  • Cependant, si le tableau est coordonné et que plusieurs joueurs sont engagés dans le coup, vous devrez sur-miser le pot afin de les faire payer pour tenter de vous battre. Plus la mise qu'ils suivent est élevée, plus leur erreur est importante. Et c'est ainsi que l'on gagne de l'argent au poker : en laissant les autres joueurs payer pour vous courir après.

Main forte (surpaire, paire supérieure avec A en kicker, etc.)

  • En général, misez environ la taille du pot pour la protéger (par exemple, en sortant les cartes supérieures et en faisant payer les mains à tirage).
  • Cependant, vous pouvez avoir à jeter ce type de main si vous vous trouvez face à une mise plus importante que le pot ou à une relance. Dans ces circonstances, quelqu'un pourrait avoir une meilleure surpaire, un brelan ou des connecteurs permettant de faire deux paires avec le flop. En règle générale, vous ne devriez pas miser tout votre tapis sur une paire supérieure !
  • Si vous misez et que vous êtes suivi par plusieurs joueurs, vous devez déterminer si votre main est meilleure ou non, car il est peu probable que tous vos adversaires aient une main intéressante.

Main intermédiaire (paire supérieure avec un mauvais kicker, paire moyenne avec A en kicker, deuxième meilleure paire dans vos cartes fermées, etc.)

  • Dans la majorité des cas, vous devriez éviter de miser avec cette main lorsque vous êtes en position hâtive, face à plusieurs adversaires, ou face à des joueurs fourbes qui pratiquent énormément le slowplay. Vous voudrez obtenir une carte gratuite pour avoir une main intéressante avec l'une de vos cartes fermées sur le turn ou peut-être suivre/relancer un adversaire qui mise en dernière position.
  • Toutefois, si vous êtes en position tardive et que tout le monde a passé jusqu'à vous, alors vous devriez miser.
  • Si quelqu'un mise (ou que vous êtes relancé) vous devriez vous coucher. Vous n'avez pas l'initiative et courez probablement après 2 à 5 possibilités d'amélioration.

Mains à tirage (meilleure couleur ou meilleure quinte)

  • Si vous avez 11 possibilités d'amélioration ou plus et que vous tirez pour la meilleure couleur ou la meilleure quinte, qui nécessite au moins une carte supérieure (plus élevée que toute carte du tableau), vous pouvez varier votre jeu en misant/faisant un check-raise/relançant afin de gagner le pot immédiatement, ou jouer les tours suivants.
  • Si vous jouez avec des joueurs qui ne font que suivre, cette stratégie a beaucoup moins d'équité car vous ne pourrez pas gagner beaucoup de pots avec des semi-bluffs. Avec ce type de main, une option consiste à faire un check-raise/relancer à tapis si vous avez peu de jetons et que le pot est assez conséquent. Vous aurez alors deux façons de gagner, soit en forçant vos adversaires à se coucher, soit en les battant. Vous avez entre 33 et 53 % de chances d'y parvenir si les possibilités d'amélioration sont comprises entre 8 et 14.
  • Il est parfois approprié de suivre une mise sur le flop en raison des cotes implicites existantes. Cette façon de jouer est dictée par la taille de votre tapis et de celui de votre adversaire, mais également par la taille de la mise. Si un joueur faible, disposant de beaucoup d'argent, mise et que vous avez également une grande quantité d'argent, le suivre pourrait être une bonne option car vous pourriez doubler votre tapis si vous tirez une bonne carte au turn.

Mains spécifiques du jeu au flop

Les "monstres" invulnérables (carré, meilleur full, meilleure couleur, meilleure quinte)

  • Avec ce type de flop, votre principal souci est de déterminer comment jouer pour être payé au maximum.
  • Construisez le pot si personne ne prend d'initiative (souvent avec de petites mises/relances pour donner les cotes du pot). En misant 30 à 50 % du pot, quand plusieurs joueurs sont engagés dans le coup, beaucoup de joueurs suivront/relanceront avec des mains intéressantes et d'autres mains plus faibles.
  • Si vous devez agir pour construire le pot, veillez à laisser suffisamment de place à vos adversaires pour faire un mouvement/bluffer.

Les "monstres" vulnérables (petit full, petite couleur, petite quinte)

  • Cette main peut être jouée de façon bénéfique, soit en faisant un slowplay jusqu'au turn (si la carte du turn vous laisse encore une très bonne main), soit en "l'optimisant" sur le flop.
  • Si vous décidez de l'optimiser sur le flop, soyez prêt à miser tout votre tapis sur cette main.
  • Parfois, une meilleure stratégie consiste à attendre le turn et à voir si une carte inutile sort. Si tel est le cas, vous pouvez révéler la véritable force de votre main sur le turn. L'inconvénient de cette façon de jouer est que vous pouvez permettre aux autres joueurs de vous battre sur le turn s'ils tirent une meilleure couleur, quinte ou un meilleur full. De plus, l'action perd de son efficacité lorsqu'une quatrième carte assortie sort au turn ou qu'il ne manque plus qu'une seule carte pour faire une quinte. Par conséquent, il est important de ne pas être "trop attaché à votre main" si une mauvaise carte sort au turn.

Brelan élevé/intermédiaire/faible (brelan composé avec une paire dans les cartes fermées)

  • Si le tableau est extrêmement coordonné (2/3 cartes de la même couleur et/ou 2/3 cartes consécutives), vous devez résister et essayer de faire abandonner des joueurs immédiatement car pratiquement n'importe quelle carte au turn vous donnera des sueurs froides. Plusieurs joueurs peuvent courir après une carte, donc sur-miser le pot à 200-300 % n'est pas une mauvaise idée. Si quelqu'un a déjà tiré une quinte ou une couleur au flop, vous avez encore approximativement 34 % de chances d'améliorer votre main pour obtenir au moins un full.
  • Si le tableau n'est pas coordonné, vous pouvez mettre en place un slowplay en suivant ou en misant modestement et en essayant de piéger quelques joueurs. Une mise modeste fonctionne mieux si certaines cartes se trouvent sur la "zone de jeu" (par exemple, un 9 et plus) car, en règle générale, quelqu'un possède une main convenable.
  • N'oubliez pas que, avec une main "monstre", vous devez laisser du champ aux autres joueurs qui essaieront de vous bluffer, tant que vous n'êtes pas dans l'expectative de savoir si vous êtes battu. Observez toujours quels types d'adversaires restent engagés dans le pot.

Deux paires supérieures ou une paire forte et une basse (dont une paire dans vos cartes fermées)

  • Le jeu est assez semblable à celui utilisé lorsque l'on tire un brelan au flop
  • Effectuez, le plus souvent, un slowplay, avec cette main, avec une mise modeste ou en suivant (vous pourrez être bien payé sur les prochains tours de mise).
  • Si le tableau est extrêmement coordonné (2/3 cartes de la même couleur et/ou 2/3 cartes consécutives), vous voudrez généralement malmener les détenteurs de mains intéressantes. Sur-miser le pot n'est pas une mauvaise option s'il y a plusieurs adversaires.
  • Si vous avez une bonne main avec un As "faible", laissez AR et AD payer pour continuer.

Deux paires faibles

  • Vous devez protéger ce pot en misant et en relançant. Cette main semble forte mais elle est vulnérable et peut être battue. En règle générale, vous tirez ce type de main avec des cartes qui se suivent, ce qui laisse toujours au moins une possibilité de tirage quinte. Par exemple, si vous avez 98assortis et que le flop est R-9-8, tout R, D, V, 10, 7, 5 qui sort au turn sera une carte à craindre et, si vous ajoutez un tirage couleur, cela empire encore.
  • Faites attention si le tableau sort une paire au turn (et que vous ne tirez pas une couleur) car quelqu'un ayant une surpaire trouvera deux meilleures paires que vous, quelqu'un pourrait même obtenir un brelan.

Surpaire (paire dans vos cartes fermées supérieure à la plus forte carte du flop)

  • Afin de récupérer davantage d'argent dans un jeu agressif, pensez à faire un slowplay, la plupart du temps, avec des surpaires élevées (AA-RR) en suivant le gros blind, suivant ou faisant des mises modestes dans l'espoir de sur-relancer quelqu'un avant le flop. Avec les grosses paires, vous voulez éviter de jouer des flops avec plus d'un ou deux adversaires.
  • Si le tableau n'est pas coordonné et que vous êtes meilleur face à un ou deux adversaires, pensez à pratiquer un slowplay avec votre surpaire.
  • Si vous avez une surpaire moyenne, la situation est assez différente. Vous voulez gagner le pot sur le flop, car votre main est vulnérable si une carte supérieure sort au turn.
  • Méfiez-vous des flops tels que 9-8-7, 10-9-8 et V-10-9, en particulier s'ils sont accompagnés d'un tirage couleur. Quiconque s'engage énormément sur ce type de flop peut éventuellement soit vous battre, soit avoir à peu près autant d'argent que vous et tout miser pour vous faire abandonner.

Paire supérieure, As en kicker

  • Dans la majorité des cas, misez sur le flop (et continuez sur le turn) car souvent des joueurs resteront dans le coup avec des kickers plus faibles ou des mains plus mauvaises. Veillez à miser à peu près la même somme que le pot, si le tableau est coordonné, afin de protéger votre main..
  • Là encore, il y a une énorme différence entre un flop tel que R-7-3 arc-en-ciel et R-V-9 avec un tirage couleur quand vous avez AR. Dans le premier cas, vous devriez envisager un slowplay et, dans le second, vous devez agir sur le flop car pratiquement toute carte au turn peut vous donner des sueurs froides.
  • Par exemple, vous avez A10 et le flop est 10-7-2. Vous voulez gagner le pot sur le flop ou forcer les mains telles que 89, 109, V10, D10 et R10 à payer pour continuer. De plus, tout 6, V, D ou R sur le turn sera une carte effrayante.

Paire supérieure, faible kicker

  • Dans un pot sans relance, placez une mise normale pour remporter le pot si votre main est la meilleure. Si quatre joueurs ou plus sont engagés dans le pot, envisagez de vous coucher sans livrer bataille.
  • En règle générale, vous devriez vous coucher face à une mise équivalente à la taille du pot placée par un joueur serré, s'il y a un risque que vous vous fassiez sortir ou (parfois) que vous affrontiez une paire supérieure. Soyez extrêmement prudent si vous suivez et que plusieurs joueurs doivent parler après vous, car vous ne pourrez pas supporter de relance.
  • Evitez de trop vous impliquer avec ce type de main, sauf si plusieurs solutions supplémentaires s'offrent à vous, comme un tirage quinte et un tirage couleur. Par exemple, vous avez 89assortis et le flop est 6-7-8, avec deux cartes de votre couleur. Même si vous n'avez que la paire supérieure avec un faible kicker, soyez prêt à miser votre tapis avec cette main. En effet, elle vous donne 20 possibilités d'amélioration (!) permettant de battre quelqu'un ayant AA, ce qui fait donc de vous le favori pour la victoire.

Seconde paire (paire avec vos cartes fermées comprise entre la carte la plus élevée et la carte intermédiaire du flop)

  • Une main classique pour se coucher ou miser.
  • Si vous êtes en position tardive/dernière position et que pas plus de deux adversaires ont passé au flop, vous devriez miser sur un pot sans relance. Les joueurs faibles/relâchés, qui continuent, pourraient rechercher des paires intermédiaires ou des tirages. Les joueurs serrés peuvent se coucher avec de faibles paires supérieures ou des mains non faites.
  • Couchez-vous si un joueur fort mise avant vous, en particulier si des joueurs doivent parler après vous.
  • Lorsque vous misez, dans la plupart des cas vous devriez jeter votre main si vous êtes relancé. La seule exception est lorsque vous suspectez fortement qu'un joueur faible/agressif cherche un tirage. Vous devriez alors sur-relancer ou suivre et attendre que le turn se dévoile.

Paire intermédiaire, As en kicker

  • Misez ou passez/couchez-vous, en fonction des cartes communes, des joueurs et du nombre d'adversaires.
  • Si vous êtes le dernier de parole et que tout le monde a passé jusqu'à vous, envisagez de miser.
  • Cette situation se produit assez fréquemment lorsque vous jouez des mains du type Ax. Il est important de ne pas trop s'engager dans ce type de flop.
  • Avec des mains Ax, vous voulez tirer deux paires, un brelan, une paire et un tirage meilleure couleur, etc. Ensuite, vous pouvez piéger les couleurs plus faibles, AR (quand vous avez deux paires) et les brelans avec un kicker plus faible que l'As.

Paire intermédiaire, faible kicker

  • Lorsqu'il n'y a que deux ou trois joueurs engagés dans le pot, passez puis couchez-vous ou placez une mise selon votre position si tout le monde a passé jusqu'à vous.
  • A l'occasion, tirez une carte gratuite, quand tout le monde a passé jusqu'à vous, dans l'espoir d'obtenir au moins deux paires.
  • Couchez-vous si un adversaire mise.

Troisième paire (paire avec les cartes fermées inférieure à la seconde plus forte carte du flop)

  • Soit vous passez puis vous vous couchez, ou bien vous placez une mise en fonction de votre position lorsque tout le monde a passé jusqu'à vous et que seulement deux ou trois joueurs sont engagés dans le pot.
  • A l'occasion, tirez une carte gratuite, quand tout le monde a passé jusqu'à vous, dans l'espoir d'obtenir au moins deux paires.
  • Couchez-vous si un adversaire mise.

Paire basse avec As en kicker

  • Couchez-vous en cas d'action quelconque. Vous recherchez deux possibilités d'amélioration (pour un brelan) car l'As peut donner à un adversaire une double paire plus forte. Dans tous les cas, vous n'avez au mieux que 5 possibilités d'amélioration.
  • Si vous décidez de miser, faites-le uniquement en bluffant dans un contexte approprié (peu de joueurs, position adéquate, pas de figures au flop, etc.).

Paire basse avec faible kicker

  • Couchez-vous en cas d'action quelconque.
  • Ne misez pas.
  • Misez ou passez si tout le monde a passé jusqu'à vous, qui êtes en dernière position, selon les circonstances.

Tirages des meilleures mains possibles avec 9 possibilités d'amélioration ou plus (tirage couleur à l'as, deux cartes supérieures et un tirage quinte, tirage quinte flush)

  • Au lieu de suivre, envisagez toujours de mettre la pression sur votre adversaire en misant, en relançant ou en faisant un check-raise. Un mouvement agressif est préférable face à seulement un ou deux adversaires qui peuvent se coucher malgré des mains convenables. Avec 12 possibilités d'amélioration (comme un tirage couleur avec un As en kicker, vous donnant 9 possibilités d'avoir la meilleure main possible et 3 possibilités d'obtenir une paire supérieure), vous aurez presque 50 % de chances de trouver votre bonheur sur le turn et la rivière combinés. En envoyant votre tapis face à un adversaire au flop, vous gagnerez généralement autant que ce que vous possédez, si vous êtes payé, et aurez une grande chance de remporter le pot sur le flop. Mais n'oubliez pas de prendre l'initiative en allant à tapis face à un adversaire et non en suivant un tapis.
  • Une position tardive offre un avantage supplémentaire avec ce type de main car vous pouvez décider de sur-relancer, miser, passer ou vous coucher en fonction de ce qui s'est passé avant que ce ne soit à votre tour.
  • Si vous avez peu de jetons et que le pot est assez conséquent, envisagez d'aller à tapis, même si vous êtes le premier à parler.
  • Remarque : pour suivre une mise de 75 % du pot en tête à tête, des cotes du pot supérieures à 30 % (14-15 possibilités d'amélioration) sont nécessaires. Même en comptant les "cotes du pot implicites" avec des gains supplémentaires potentiels sur la rivière, vous n'apprécierez toujours pas une mise, en tête à tête, de plus de 80 %.
  • N'oubliez que vous voulez tirer les meilleures cartes possibles. Soyez certain de ne pas "tirer mort" face aux meilleures mains possibles.

Tirage de mains, qui ne sont pas les meilleures possibles, avec 9 possibilités d'amélioration ou plus

  • Soyez prêt à vous coucher avec une main pareille, en particulier dans les pots à plusieurs joueurs avec relances. Vous ne voulez pas poursuivre et finir par perdre tous vos jetons sur un tel tirage.
  • Généralement, vous devriez éviter de miser ou rechercher un deuxième ou troisième meilleur tirage, en particulier sur des tirages couleur où vous pouvez fréquemment tomber contre un As assorti.
  • Avec un tirage de seconde meilleure main, vous pouvez placer une mise raisonnable, dans un pot non relancé, pour essayer de le remporter immédiatement.

Tirage de mains, qui ne sont pas les meilleures possibles, avec 8 possibilités d'amélioration ou moins

  • Ne poursuivez pas car vos cotes du pot sont faibles et que vous pourriez "tirer mort". Vous voulez voir le turn pour le moins d'argent possible et découvrir si vous tirez une main intéressante.
  • Relancez, misez ou couchez-vous en fonction du tableau, des joueurs, des actions et du nombre d'adversaires. Ne dilapidez pas votre argent.

Cartes supérieures (overcards)- AR, AD, RDassortis, AVassortis

  • Ces mains doivent être jouées avec précaution, que ce soit face à des adversaires forts ou faibles. Les joueurs forts savent que vous, en tant que joueur serré, aurez généralement des cartes supérieures en votre possession quand le flop dévoile des cartes faibles. Cela vous rend prédisposé à voler les relances des bons joueurs et les joueurs faibles suivront/chercheront un meilleur tirage avec des mains médiocres.
  • Si aucune figure n'apparaît sur le tableau (As, Roi, Dame ou Valet), vous pouvez miser environ 70 à 80 % du pot dans le cadre d'un bluff/semi-bluff, représentant une surpaire. En particulier, vous devriez continuer à être le relanceur du pré-flop face à un maximum de deux adversaires.
  • Evitez de faire une habitude (onéreuse !) de miser avec cette main face à des flops assortis/connectés sans figures et avec plusieurs adversaires. Vous perdrez de l'argent et "l'équité du bluff", à utiliser lorsque vous êtes mieux servi.
  • N'oubliez pas que vos cartes supérieures peuvent toujours constituer la meilleure main, face à un ou deux adversaires, si le flop ne propose que des cartes de misère.

Sur le turn

  • #En règle générale, vous voulez toujours mener le jeu et construire le pot.
  • Si vous avez misé avec une main à tirage sur le flop, vous devez faire preuve de discernement et décider si vous souhaitez attaquer à nouveau. Pensez à toujours réévaluer votre main au fur et à mesure que le jeu progresse.
  • Ne suivez pas de grosses mises avec une main moyenne, sauf si vous jouez avec un joueur qui a l'habitude de bluffer ou face à un joueur dont vous sentez qu'il "pète les plombs".
  • Vous pouvez relancer/miser en position tardive, dans le but de voler le pot, face à des joueurs serrés, si vous décelez un semi-bluff et que vous avez un tirage intéressant, mais, pour cela, vous devez attendre le moment opportun où vous aurez une bonne lecture de votre adversaire. Par exemple, vous avez RDassortis et au flop sont sortis 10-9-3. Vous avez suivi la petite mise d'un adversaire unique et maintenant un 6 sort au turn, celui-ci vous donne également un tirage couleur. Si vous sentez une certaine faiblesse chez votre adversaire, qui mise à nouveau, il est approprié de relancer en faisant un semi-bluff. Vous êtes susceptible d'avoir au moins 12 possibilités d'amélioration (tout valet ou toute carte vous donnant la couleur) pour obtenir une meilleure main que votre adversaire et éventuellement 18 possibilités (si un R ou une D vous permet de gagner le pot).

Sur la rivière

  • Evitez de miser, sauf si vous êtes relativement sûr de gagner à l'abattage, en particulier face à des adversaires solides. Vous avez peu à gagner et beaucoup à perdre (car 90 % du temps vous ne serez suivi que par des joueurs pensant battre votre main faite)
  • Essayez de déterminer la main la plus probable de votre/vos adversaire(s) et misez la somme que vous pensez qu'ils suivront.
  • Parfois, passez avec une bonne main histoire de provoquer un bluff chez quelqu'un dont vous pensez qu'il a raté un tirage, car il ne suivra pas votre mise de toute façon.
  • Souvent, vous devriez miser peu lorsque vous avez la meilleure main (et qu'aucune carte effrayante ne sort à la rivière). Cette somme modique incitera les joueurs à suivre avec une main plus faible.
  • Lorsque vous touchez votre tirage (meilleure main possible), misez généralement entre 80 et 120 % du pot pour montrer clairement que, soit vous avez une main très intéressante, soit vous êtes en train de bluffer. Ce genre de mise génère pratiquement autant de joueurs qui suivent qu'une petite mise.

Mouvements spéciaux

La carte gratuite

Lorsque vous êtes en position tardive ou le dernier à parler, vous pouvez relancer avec une main à améliorer sur le flop. Ceci fera probablement passer vos adversaires jusqu'à vous sur le turn, vous donnant ainsi la possibilité de passer (si votre main ne s'est pas améliorée) ou de miser (si vous avez tiré une main intéressante). Vous économiserez donc de l'argent si votre main ne s'améliore pas et serez récompensé si vous tirez une bonne main. Cependant, ce mouvement se retournera contre vous si vous êtes sur-relancé au flop. Dans ce cas, cela vous coûtera de l'argent mais restera une bonne façon de jouer car vous obtiendrez des informations sur vos adversaires et pourrez envisager de faire une meilleure main.

Le Check-Raise

Lorsque vous avez une bonne main et que c'est à vous de parler, passez dans l'espoir que votre adversaire mise, ainsi vous pourrez le relancer quand ce sera à nouveau à vous de jouer. Par exemple, vous êtes en position hâtive et avez A Q. Le flop est A Q 6. Vous passez et les deux joueurs en position intermédiaire passent également. Un joueur en position tardive mise et vous relancez alors. La raison de ce check-raise est de créer une situation dans laquelle vous pouvez potentiellement tirer une meilleure main, comme une quinte, mais où il devient trop cher de suivre pour vos adversaires car, dans ce cas, ils n'ont pas les cotes de pot appropriées à des mains comme un tirage quinte par le ventre. S'ils continuent à suivre, vous aurez au moins obtenu des informations sur la force de leurs mains et les aurez forcés à payer autant que possible pour essayer de trouver un meilleur tirage que vous.

Le semi-bluff

Le semi-bluff consiste à miser ou à relancer avec une main qui ne semble pas être la meilleure (sur le moment) mais qui présente de nombreuses possibilités d'amélioration pour battre vos adversaires si vous êtes payé ou relancé, même si vous espérez, en réalité, remporter le pot tout de suite. Par exemple, vous jouez en position tardive, vous avez J T et le flop montre K 6 2, ce qui vous donne alors 9 possibilités d'obtenir un tirage couleur. Il y a trois autres joueurs engagés dans le pot et ils passent tous jusqu'à vous. Vous misez, sans avoir la meilleure main, mais comme ils ont tous passé, ils ont montré leur faiblesse et peuvent se coucher par la suite, même en ayant une paire dans leurs cartes fermées, comme une paire de 6 ou une paire de 2. Même si vous êtes suivi, vous avez 9 chances d'obtenir une couleur et peut-être 6 chances supplémentaires si vous tirez un V ou un 10, soit 15 possibilités d'amélioration au total. Si vous êtes suivi et que l'on passe jusqu'à vous sur le turn, vous avez la possibilité d'obtenir une carte gratuite si votre main ne s'est pas améliorée.

Cotes

Cotes du pot

Les cotes du pot sont utilisées pour calculer si un certain jeu a une valeur supposée positive. On les définit comme la relation entre la taille du pot et la mise. Par exemple, si le pot est de 100$ et que vous misez 10$, les cotes du pot sont de 10 contre 1. Afin de calculer vos cotes du pot, vous devez savoir le nombre de possibilités d'amélioration que votre main a sur le moment. Par exemple, si vous flopez un tirage couleur à h, vous avez alors 9 possibilités de trouver votre main. Il y a 13 hs en tout. Vous en avez 2 et 2 autres sont sortis au flop, ce qui laisse 9 hs disponibles.

Si vous vous reportez au tableau ci-dessous, vous constaterez que vous avez 35 % de chances de trouver votre main avec 9 possibilités d'amélioration sur le turn et la rivière combinés. Cela représente un peu plus d'une chance sur trois, ce qui signifie que s'il faut mettre 10$ pour remporter 30$ ou plus, tirer pour la couleur est le mouvement approprié.

Point de repère : chaque possibilité d'amélioration vous donne environ 4 % de chances de trouver votre main sur le turn et la rivière combinés. Par exemple, 5 possibilités d'amélioration vous donnent environ 20 % de chances d'améliorer votre main, 6 donnent environ 24 %, etc.

Possibilités d'amélioration pour des tirages spécifiques

Tirage couleur avec deux cartes supérieures (overcards) ou tirage quinte flush 15 possibilités d'amélioration
Tirage couleur avec une carte supérieure (overcard) 12 possibilités d'amélioration
Tirage couleur 9 possibilités d'amélioration
Tirage quinte par les deux bouts 8 possibilités d'amélioration
Deux cartes supérieures (overcards) 6 possibilités d'amélioration
Tirage quinte par le ventre 4 possibilités d'amélioration

Possibilités d'amélioration dans un sabot de 47 cartes non vues

Nombre de possibilités d'amélioration % sur la rivière
1 4.3
2 8.4
3 12.5
4 16.5
5 20.4
6 24.1
7 27.8
8 31.5
9 35.0
10 38.4
11 41.7
12 45.0
13 48.1
14 51.2
15 54.1
16 57.0
17 59.8
18 62.4
19 65.0
20 67.5