Stratégie globale pour le No-Limit / Limit Texas Holdem

Grant Hinkle

L'objectif de cet article est d'aider les joueurs débutants/intermédiaires à améliorer leur jeu. Les stratégies et les concepts abordés dans ce document sont relatifs aux parties en table pleine (8-10 joueurs), et plus spécifiquement pour les cash games.


Guide stratégique pour le No-Limit Texas Hold'em

 


(cliquez ici pour la seconde partie de l'article dédiée au Limit Hold'em)


Introduction

Les cash games de No-Limit Texas Hold'em ne sont généralement pas conseillés aux débutants car ils demandent le plus souvent un jeu serré/agressif. Ce mode de jeu implique aussi des aptitudes de lecture particulièrement avancées pour vous permettre de "jouer les joueurs" plutôt que les cartes.
Si vous avez envie de vous essayer au No-Limit Texas Hold'em, en tant que débutant, vous devriez commencer par des tournois de où la cave requise est réduite. Vous risquerez ainsi une somme plus modeste, tout en vous donnant la possibilité d'apprendre ce fameux jeu serré-agressif.

Différences entre le Limit et le No-Limit Texas Hold'em

Les plus grandes différences entre le No-Limit et le Limit se retrouvent au niveau de la position et de la valeur des mains.

La position est beaucoup plus importante au No-Limit car les décisions que vous prenez auront davantage d'impact sur votre pile de jetons. Si vous parvenez à piéger quelqu'un au No-Limit, vous pourrez remporter l'ensemble de ses jetons, contrairement au Limit où vous ne pourrez généralement gagner que des pots réduits.

Les gros connecteurs comme AR, AD et RD perdent en valeur lorsque vous jouez au No-Limit car vous êtes plus susceptible de remporter de petits pots et de perdre des pots conséquents avec ce type de mains. De la même façon, toutes les paires gagnent en valeur au No-Limit car vous pouvez doubler votre tapis aux dépens de votre adversaire quand vous tirez un brelan. Les grosses paires, comme AA et RR, ont également plus de valeur lorsque vous jouez en No-Limit car elles offrent à nouveau une possibilité de piéger quelqu'un qui voudrait parier tous ses jetons.

En No-Limit, il est important de connaître la quantité d'argent dont vous et vos adversaires disposez sur la table. Les différences de tapis influencent en effet énormément la façon de jouer.

Principales aptitudes pour devenir un bon joueur de No-Limit Texas Hold'em

  • Sélection de main rigoureuse (patience/discipline)
  • Choix de table appropriée (très important dans tous les jeux de poker)
  • Discipline (la capacité à attendre une bonne main et à ne pas "courir après" un tirage)
  • Lecture des adversaires
  • Courage de miser/relancer/suivre (agressif avec de bonnes mains ou des mains perçues comme les meilleures)
  • Ne pas être vulnérable et perdre ses moyens

Bons conseils et erreurs courantes

Les bons conseils pour le No-limit Texas Hold'em

  1. Soyez très sélectif sur les mains de départ que vous jouez : dans une partie de NL 2$-4$ standard, vous devriez voir 20 à 30 % des flops. Cela signifie jeter A-V en première position, R-10 en position intermédiaire et D-10 en dernière position par exemple.
  2. Choix de la table : jouez uniquement à des tables où vous avez l'avantage. Il faut qu'il y ait quelques joueurs faibles à la table quand vous vous asseyez.
  3. "Jouer les joueurs": veillez à évaluer rapidement vos adversaires : qui joue des mains inférieures, qui se couche en cas de jeu offensif, qui mise sur les tirages, qui suit les grosses mises avec des mains faibles et sur les tirages, qui peut être bluffé, qui bluffe, etc.
  4. "L'attaque ou la défense" : optez plutôt pour soit vous coucher soit miser/relancer (si les probabilités sont avec vous). Vous devriez éviter de suivre, sauf si vous avez une bonne raison de le faire (comme vouloir piéger un adversaire).
  5. Respecter les grosses mises et les relances : ceci est particulièrement vrai à la turn et la river car la plupart des joueurs ne bluffent pas.

Les erreurs courantes au No-Limit Texas Hold'em

  1. Ne pas se coucher avec une bonne main alors qu'on est manifestement battu et, par conséquent, perdre tout son tapis sur une seule main.
  2. Suivre avec peu de jetons derrière soi.
  3. Jouer trop de mains de départ.
  4. Ne pas relancer pré-flop avec des mains de qualité (mettre la pression sur les suiveurs ayant des mains à tirage) et trop les relancer une fois que le flop est connu.
  5. Sur/sous miser dans le pot (ne protège pas assez sa main).

Le jeu pré-flop

Classement des mains au No-Limit Texas Hold'em

Les meilleures mains de départ pour un débutant au NL sont :

  1. Les paires AA-22.
  2. Les gros connecteurs assortis A-R assortis et A-D assortis.
  3. Les gros connecteurs A-R et A-D.

Conditions requises pour une bonne main de départ

Ces conditions fonctionnent très bien pour un style de jeu serré/agressif. Pour les joueurs moins expérimentés, c'est une bonne façon de commencer.

Evitez de jouer des mains marginales, sinon vous devrez faire beaucoup de suppositions, ce qui vous rendra vulnérable.Si vous n'avez jamais joué au NL auparavant, il est conseillé de vous limiter à jouer uniquement des paires servies, A-R et A-D. Avec ces mains, vous ne vous retrouverez pas souvent dans des situations difficiles et vous pourrez tout de même remporter des pots importants. Le fait de jouer uniquement ces mains demande une grande discipline car vous ne serez pas engagé dans beaucoup de pots. Jouer en utilisant cette stratégie vous laissera beaucoup de temps pour étudier le jeu et observer les joueurs à votre table. Revers de la médaille : cela vous rendra aussi très prévisible.

Ce tableau montre des mains minimales requises par position pour un jeu semi-serré/semi-agressif.

Main de départ minimum requise pour affronter un pot non relancé
Nombre de joueurs restants à parlerPas de pairePaires
9 (premier de parole) A-R 9-9
8 A-D 8-8
7 A-D 7-7
6 A-V assortis 6-6
5 A-10 assortis 5-5
4 A-9 assortis, R-D assortis 4-4
3 (avant-dernier, cut-off) A-x assortis, R-V assortis 3-3
2 (bouton) A-x assortis, R-10 assortis, D-V assortis, V-10 assortis 2-2
1 (Petite blinde) A-x assortis, R-9 assortis, D-10 assortis, V-9 assortis 2-2
0 (Grosse blinde)    

Comment modifier le tableau en fonction de l'action effectuée avant vous :

  • Si quelques joueurs suivent la grosse blinde avant vous, vous ne devriez relancer qu'avec des mains fortes comme A-R et A-A à V-V, et être plus disposé à suivre avec des mains marginales, car elles fonctionnent bien dans les pots à plusieurs joueurs.
  • Si le pot a été relancé, regardez qui a relancé et décidez de suivre, sur-relancer ou vous coucher. Si c'est un joueur fort, sur-relancez ou couchez-vous. Si c'est un joueur faible, vous devriez envisager de suivre, car vous aurez une grande chance de remporter un pot conséquent si vous tirez un bon flop. Sur-relancez les joueurs forts avec A-R et A-A à V-V pour tenter de les faire abandonner et remporter le pot immédiatement, sinon couchez-vous. Soyez plus enclin à simplement suivre les relances de joueurs plus faibles avec toutes sortes de paires, A-R et A-D, mais uniquement si vous êtes en bonne position et que vous sentez que la main va se finir en tête à tête, sinon sur-relancez. Vous agissez ainsi afin de piéger les joueurs faibles sur le flop, si vous tirez une main intéressante, au lieu de les faire abandonner pré-flop.

Suivre ou Relancer ?

  • Relancez avec A-A à D-D, A-R et A-D assortis, quelle que soit votre position.
  • Toutes les autres mains de départ ne permettent fondamentalement que de suivre la grosse blinde. Et bien que vous puissiez sur-relancer avec ces mains lorsque vous défendez vos blinds, vous pouvez également relancer avec ces mains lorsque vous êtes le premier à agir depuis une position tardive.
  • De façon occasionnelle, variez votre jeu en relançant/suivant/sur-relançant avec des mains avec lesquelles vous ne jouez pas habituellement. Il vaut mieux éviter de devenir trop prévisible.

Conseils généraux pré-flop

  • La plupart du temps, vous devriez relancer/sur-relancer lorsque vous avez les meilleures paires (A-A à D-D) et les meilleurs connecteurs (A-R, A-D) afin de faire payer les joueurs ayant des paires faibles et des connecteurs différents pour voir les flops contre vous. Rappelez-vous, ils auront souvent l'occasion de doubler leur tapis à vos dépends s'ils réussissent leur main (même si de nombreux débutants ne le réalisent pas et se couchent très souvent au pré-flop).
  • Tenez-vous en aux meilleures mains (voir le tableau des mains minimum requises). Vous risquez de payer cher le fait de "poursuivre" le jeu avec des secondes meilleures mains au NL.
  • Maintenez la plupart des relances entre 70 % et 100 % de la mise précédente afin d'économiser de l'argent lorsque vous êtes relancé à nouveau ou suivi par des joueurs ayant des mains très fortes. Si des joueurs suivent la grosse blinde avant vous, relancez d'environ 4 à 6 fois la blinde.
  • Respectez les joueurs forts qui ne jouent pas beaucoup de mains (par exemple, vous devriez jeter A-D si un joueur fort relance en première position).
  • Lorsque des joueurs très faibles ont misé dans le pot, n'hésitez pas à suivre et à voir le flop avec eux.

Le jeu au flop

Le jeu au flop est très important au No-Limit Texas Hold'em. La clé consiste à y déterminer la force relative de votre main.
Avec le temps, il est primordial que vous développiez une certaine capacité à vous coucher avec de bonnes mains, si vous sentez que vos adversaires ont mieux. Vous devez déterminer votre force relative et abandonner des mains qui risquent sérieusement d'être les secondes meilleures mains. Miser est l'action la plus naturelle si vous voulez empêcher qu'une bonne main soit battue ou lorsque vous avez la possibilité de faire se coucher vos adversaires. Vous devriez donc habituellement utiliser "l'attaque ou la défense" sur le flop.

Il est extrêmement important que vous sachiez évaluer, à tout moment, la force relative de votre main en fonction du flop.

Afin de mettre en place l'action appropriée, il est primordial que vous ayez plusieurs facteurs en tête :

  1. Qu'avez-vous touché au flop et quelle est votre force relative (tirages quinte, tirages couleur, brelan, paire, etc.) ?
  2. Qui, s'il y a lieu, a relancé avant le flop (ce qui devrait souvent entraîner une autre mise) ? Quel genre de joueur est-ce ?
  3. Quelle position occupez-vous par rapport au relanceur ?
  4. Nombre de joueurs ? (il est difficile de bluffer face à 3 joueurs ou plus et le risque que quelqu'un tire une main forte est plus élevé)
  5. La taille de votre tapis et de celui de vos adversaires

Lorsque quelqu'un mise, vous devriez vous coucher, sauf si vous avez de bonnes raisons de douter de la force de votre adversaire. N'oubliez pas, votre adversaire peut avoir n'importe quoi, de la meilleure main possible à rien du tout. Même si votre main est convenable, elle peut très bien se faire battre par de nombreuses combinaisons possibles.

Evidemment, vous ne vous coucherez pas à chaque fois. En fait, de temps à autre, vous devriez faire une relance lorsque vous avez de grandes chances de prendre le dessus ou si vous pensez que votre adversaire est faible. En conséquence, vous "établirez les cotes" et obligerez votre adversaire à prendre une décision (et à éventuellement faire une erreur d'un point de vue mathématique).

Essayez de simplement suivre avec parcimonie, sauf si vous avez de bonnes raisons d'insister (comme en faisant un slowplay face à un excellent joueur ou en tirant pour la meilleure main possible dans un pot à plusieurs joueurs). Vous aurez rarement la possibilité de "courir après" vos possibilités d'amélioration en suivant au NL, sauf si vos adversaires misent trop peu ou vous donnent des cartes gratuites. En suivant avec de mauvaises cartes, vous entrerez dans un jeu de devinettes, dans lequel il est nécessaire de bien lire vos adversaires et d'agir correctement pour avoir de la réussite.

Situations caractéristiques sur le flop

Voici quatre situations caractéristiques dans lesquelles vous allez pouvoir vous retrouver au flop :

► Main très forte (deux paires supérieures, brelan)

  • Veillez à souvent sous-jouer sur un tableau non coordonné afin d'attirer vos adversaires, de provoquer des bluffs ou de les laisser obtenir les secondes meilleures mains.
  • Cependant, si le tableau est coordonné et que plusieurs joueurs sont engagés dans le coup, vous devrez miser au-dessus du pot afin de les faire payer s'ils veulent tenter de vous battre. Plus la mise qu'ils suivent est élevée, plus leur erreur est importante. Et c'est ainsi que l'on gagne de l'argent au poker : en laissant les autres joueurs payer pour vous courir après.

► Main forte (overpair (paire en mains supérieure à la plus haute carte du flop), paire supérieure avec A en kicker, etc.)

  • En général, misez environ la taille du pot pour la protéger (faisant fuir les cartes supérieures et faisant payer les mains à tirage).
  • Cependant, vous pouvez avoir à jeter ce type de main si vous vous trouvez face à une mise plus importante que le pot ou à une relance. Dans ces circonstances, quelqu'un pourrait avoir une meilleure overpair, un brelan ou des connecteurs permettant de faire deux paires avec le flop. En règle générale, vous ne devriez pas miser tout votre tapis sur une paire supérieure !
  • Si vous misez et que vous êtes suivi par plusieurs joueurs, vous devez déterminer si votre main est meilleure ou non, car il est peu probable que tous vos adversaires aient une main intéressante.

► Main intermédiaire (paire supérieure avec un mauvais kicker, paire moyenne avec A en kicker, deuxième meilleure paire dans vos cartes fermées, etc.)

  • Dans la majorité des cas, vous devriez éviter de miser avec cette main lorsque vous êtes en début de parole, face à plusieurs adversaires, ou face à des joueurs fourbes qui pratiquent énormément le slowplay. Vous voudrez plutôt obtenir une carte gratuite pour avoir une main intéressante avec l'une de vos cartes fermées à la turn ou peut-être suivre/relancer un adversaire qui mise en dernière position.
  • Toutefois, si vous êtes en position tardive et que tout le monde a passé jusqu'à vous, alors vous devriez miser.
  • Si quelqu'un mise (ou que vous êtes relancé) vous devriez vous coucher. Vous n'avez pas l'initiative et courez probablement après 2 à 5 possibilités d'amélioration.

► Mains à tirage (meilleure couleur ou meilleure quinte)

  • Si vous avez 11 possibilités d'amélioration (outs) ou plus et que vous tirez pour la meilleure couleur ou la meilleure quinte, qui nécessite au moins une carte supérieure (plus élevée que toute carte du tableau), vous pouvez varier votre jeu en misant/faisant un check-raise/relançant afin de gagner le pot immédiatement, ou jouer les tours suivants.
  • Si vous jouez avec des joueurs qui ne font que suivre, cette stratégie a beaucoup moins d'équité car vous ne pourrez pas gagner beaucoup de pots avec des semi-bluffs. Avec ce type de main, une option consiste à faire un check-raise/relancer à tapis si vous avez peu de jetons et que le pot est assez conséquent. Vous aurez alors deux façons de gagner, soit en forçant vos adversaires à se coucher, soit en les battant. Vous avez entre 33 et 53 % de chances d'y parvenir si les possibilités d'amélioration sont comprises entre 8 et 14.
  • Il est parfois approprié de suivre une mise sur le flop en raison des cotes implicites existantes. Cette façon de jouer est dictée par la taille de votre tapis et de celui de votre adversaire, mais également par la taille de la mise. Si un joueur faible, disposant de beaucoup d'argent, mise et que vous avez également une grande quantité d'argent, le suivre pourrait être une bonne option car vous pourriez ensuite doubler votre tapis si vous tirez une bonne carte au turn.

Mains spécifiques du jeu au flop

Les "monstres" invulnérables (carré, meilleur full, meilleure couleur, meilleure quinte)

  • Avec ce type de flop, votre principal souci est de déterminer comment jouer pour être payé au maximum.
  • Construisez le pot si personne ne prend d'initiative (souvent avec de petites mises/relances pour donner les cotes du pot). En misant 30 à 50 % du pot, quand plusieurs joueurs sont engagés dans le coup, beaucoup de joueurs suivront/relanceront avec des mains intéressantes et d'autres mains plus faibles.
  • Si vous devez agir pour construire le pot, veillez à laisser suffisamment de place à vos adversaires pour faire un move/bluffer.

Les "monstres" vulnérables (petit full, petite couleur, petite quinte)

  • Cette main peut être jouée de façon profitable, soit en sous-jouant jusqu'au turn (si la carte du turn vous laisse encore une très bonne main), soit en "l'optimisant" sur le flop.
  • Si vous décidez de l'optimiser sur le flop, soyez prêt à miser tout votre tapis sur cette main.
  • Parfois, une meilleure stratégie consiste à attendre la turn et à voir si une carte inutile sort. Si tel est le cas, vous pouvez révéler la véritable force de votre main à ce stade. L'inconvénient de cette façon de jouer est que vous pouvez permettre aux autres joueurs de vous battre s'ils tirent une meilleure couleur, quinte ou un meilleur full. De plus, l'action perd de son efficacité lorsqu'une quatrième carte assortie sort à la turn ou qu'il ne manque plus qu'une seule carte pour faire une quinte. Par conséquent, il est important de ne pas être trop attaché à votre main si une mauvaise carte sort à la turn.

Brelan élevé/intermédiaire/faible (avec une paire dans vos cartes fermées)

  • Si le tableau est extrêmement coordonné (2/3 cartes de la même couleur et/ou 2/3 cartes consécutives), vous devez essayer de faire abandonner des joueurs immédiatement, car pratiquement n'importe quelle carte à la turn vous donnera des sueurs froides. Plusieurs joueurs peuvent courir après une carte, donc sur-miser le pot à 200-300 % n'est pas une mauvaise idée. Si quelqu'un a déjà tiré une quinte ou une couleur au flop, vous avez encore approximativement 34 % de chances d'améliorer votre main pour obtenir au moins un full.
  • Si le tableau n'est pas coordonné, vous pouvez mettre en place un slowplay en suivant ou en misant modestement et en essayant de piéger quelques joueurs. Une mise modeste fonctionne mieux si certaines cartes se trouvent en jeu, car en règle générale quelqu'un possède une main convenable.
  • N'oubliez pas, avec une main "monstre" vous devez laisser du champ aux autres joueurs qui essaieront de vous bluffer, tant que vous n'êtes pas dans l'expectative de savoir si vous êtes battu. Observez toujours quels types d'adversaires restent engagés dans le pot.

Deux paires supérieures ou une paire forte et une basse (dont une paire dans vos cartes fermées)

  • Le jeu est assez semblable à celui utilisé lorsque l'on tire un brelan au flop.
  • Effectuez le plus souvent un slowplay avec cette main, avec une mise modeste ou en suivant (vous pourrez être bien payé sur les prochains tours de mise).
  • Si le tableau est extrêmement coordonné (2/3 cartes de la même couleur et/ou 2/3 cartes consécutives), vous préférerez généralement malmener les détenteurs de mains intéressantes. Sur-miser le pot n'est pas une mauvaise option s'il y a plusieurs adversaires.
  • Si vous avez une bonne main avec un As faible, laissez A-R et A-D payer pour continuer.

Deux paires faibles

  • Vous devez protéger ce pot en misant et en relançant. Cette main semble forte mais elle est vulnérable et peut être battue. En règle générale, vous jouerez ce type de main avec des cartes qui se suivent, ce qui laisse toujours au moins une possibilité de tirage quinte. Par exemple, si vous avez 9-8 assortis et que le flop est R-9-8, tout R, D, V, 10, 7, 5 qui sort à la turn sera une carte à craindre, et si vous ajoutez un tirage couleur, cela empire encore.
  • Faites attention si le tableau sort une paire au turn (et que vous ne tirez pas une couleur) car quelqu'un ayant une overpair trouvera deux meilleures paires que vous. Et quelqu'un pourrait même obtenir un brelan.

Overpair (paire dans vos cartes fermées supérieure à la plus forte carte du flop)

  • Afin de récupérer davantage d'argent dans une partie agressive, la plupart du temps pensez à faire un slowplay avec des overpairs élevées (A-A à R-R) en suivant la grosse blinde, payant ou faisant des mises modestes dans l'espoir de sur-relancer quelqu'un avant le flop. Avec les grosses paires, vous voulez éviter de jouer des flops avec plus d'un ou deux adversaires.
  • Si le tableau n'est pas coordonné et que vous êtes meilleur face à un ou deux adversaires, pensez à pratiquer un slowplay avec votre overpair.
  • Si vous avez une overpair moyenne, la situation est assez différente. Vous voudrez gagner le pot dès le flop, car votre main est vulnérable si une carte supérieure sort à la turn.
  • Méfiez-vous des flops tels que 9-8-7, 10-9-8 et V-10-9, en particulier s'ils sont accompagnés d'un tirage couleur. Quiconque s'engage énormément sur ce type de flop peut vous battre, et avec à peu près autant d'argent que vous tout miser pour vous faire abandonner.

Paire supérieure, As en kicker

  • Dans la majorité des cas, misez sur le flop (et continuez sur la turn) car souvent des joueurs resteront dans le coup avec des kickers plus faibles ou des mains plus mauvaises. Veillez à miser à peu près la même somme que le pot, si le tableau est coordonné, afin de protéger votre main..
  • Là encore, il y a une énorme différence entre un flop tel que R-7-3 arc-en-ciel et R-V-9 avec un tirage couleur quand vous avez A-R. Dans le premier cas, vous devriez envisager un slowplay, et dans le second vous devez agir au flop car pratiquement n'importe quelle carte à la turn peut vous donner des sueurs froides.
  • Par exemple, vous avez A-10 et le flop est 10-7-2. Vous allez vouloir gagner le pot sur le flop ou forcer les mains telles que 8-9, 10-9, V-10, D-10 et R-10 à payer pour continuer. De plus, tout 6, V, D ou R à la turn sera une carte effrayante.

Paire supérieure, faible kicker

  • Dans un pot sans relance, placez une mise normale pour remporter le pot si votre main est la meilleure. Si quatre joueurs ou plus sont engagés dans le pot, envisagez de vous coucher sans livrer bataille.
  • En règle générale, vous devriez vous coucher face à une mise équivalente à la taille du pot placée par un joueur serré, s'il y a un risque que vous vous fassiez sortir ou (parfois) que vous affrontiez une paire supérieure. Soyez extrêmement prudent si vous suivez et que plusieurs joueurs doivent parler après vous, car vous ne pourrez pas supporter de relance.
  • Evitez de trop vous impliquer avec ce type de main, sauf si plusieurs solutions supplémentaires s'offrent à vous, comme un tirage quinte et un tirage couleur (par exemple, vous avez 8-9 assortis et le flop est 6-7-8, avec deux cartes de votre couleur). Même si vous n'avez que la paire supérieure avec un faible kicker, soyez prêt à miser votre tapis avec cette main. En effet, elle vous donne 20 possibilités d'amélioration (!) permettant de battre quelqu'un ayant A-A, ce qui fait donc de vous le favori pour la victoire.

Seconde paire (paire avec vos cartes fermées comprise entre la carte la plus élevée et la carte intermédiaire du flop)

  • Une main classique pour se coucher ou miser.
  • Si vous êtes en position tardive/dernière position et que pas plus de deux adversaires ont passé au flop, vous devriez miser dans un pot non-relancé. Les joueurs faibles/larges qui continuent pourraient rechercher des paires intermédiaires ou des tirages. Les joueurs serrés peuvent se coucher avec de faibles paires supérieures ou des mains non faites.
  • Couchez-vous si un joueur fort mise avant vous, en particulier si des joueurs doivent parler après vous.
  • Lorsque vous misez, dans la plupart des cas vous devriez jeter votre main si vous êtes relancé. La seule exception est lorsque vous suspectez fortement qu'un joueur faible/agressif cherche un tirage. Vous devriez alors sur-relancer ou suivre et attendre que la turn se dévoile.

Paire intermédiaire, As en kicker

  • Misez ou checkez/couchez-vous, en fonction des cartes communes, des joueurs et du nombre d'adversaires.
  • Si vous êtes le dernier de parole et que tout le monde a checké jusqu'à vous, envisagez de miser.
  • Cette situation se produit assez fréquemment lorsque vous jouez des mains du type A-x. Il est important de ne pas trop s'engager dans ce type de flop.
  • Avec des mains A-x, vous voulez tirer deux paires, un brelan, une paire et un tirage meilleure couleur, etc. Ensuite, vous pouvez piéger les couleurs plus faibles, A-R (quand vous avez deux paires) et les brelans avec un kicker plus faible que l'As.

Paire intermédiaire, faible kicker

  • Lorsqu'il n'y a que deux ou trois joueurs engagés dans le pot, checkez puis couchez-vous ou placez une mise selon votre position si tout le monde a passé jusqu'à vous.
  • A l'occasion, tirez une carte gratuite, quand tout le monde a checké jusqu'à vous, dans l'espoir d'obtenir au moins deux paires.
  • Couchez-vous si un adversaire mise.

Troisième paire (paire avec les cartes fermées inférieure à la seconde plus forte carte du flop)

  • Soit vous checkez puis vous vous couchez, ou bien vous placez une mise en fonction de votre position lorsque tout le monde a checké jusqu'à vous et que seulement deux ou trois joueurs sont engagés dans le pot.
  • A l'occasion, tirez une carte gratuite, quand tout le monde a checké jusqu'à vous, dans l'espoir d'obtenir au moins deux paires.
  • Couchez-vous si un adversaire mise.

Paire basse avec As en kicker

  • Couchez-vous en cas d'action quelconque. Vous recherchez deux possibilités d'amélioration (pour un brelan) car l'As peut donner à un adversaire une double paire plus forte. Dans tous les cas, vous n'avez au mieux que 5 possibilités d'amélioration.
  • Si vous décidez de miser, faites-le uniquement en bluffant dans un contexte approprié (peu de joueurs, position adéquate, pas de figures au flop, etc.).

Paire basse avec faible kicker

  • Couchez-vous en cas d'action quelconque.
  • Ne misez pas.
  • Misez ou checkez si tout le monde a passé jusqu'à vous, qui êtes en dernière position, selon les circonstances.

Tirages des meilleures mains possibles avec 9 possibilités d'amélioration ou plus (tirage couleur à l'as, deux cartes supérieures et un tirage quinte, tirage quinte flush)

  • Au lieu de suivre, envisagez toujours de mettre la pression sur votre adversaire en misant, en relançant ou en faisant un check-raise. Un mouvement agressif est préférable face à seulement un ou deux adversaires qui peuvent se coucher malgré des mains convenables. Avec 12 possibilités d'amélioration (comme un tirage couleur avec un As en kicker, vous donnant 9 possibilités d'avoir la meilleure main possible et 3 possibilités d'obtenir une paire supérieure), vous aurez presque 50 % de chances de trouver votre bonheur sur les turn et river combinés. En envoyant votre tapis face à un adversaire au flop, vous gagnerez généralement autant que ce que vous possédez, si vous êtes payé, et aurez une grande chance de remporter le pot sur le flop. Mais n'oubliez pas de prendre l'initiative en allant à tapis face à un adversaire et non en suivant un tapis !
  • Une position tardive offre un avantage supplémentaire avec ce type de main car vous pouvez décider de sur-relancer, miser, passer ou vous coucher en fonction de ce qui s'est passé avant que ce ne soit à votre tour.
  • Si vous avez peu de jetons et que le pot est assez conséquent, envisagez d'aller à tapis, même si vous êtes le premier à parler.
  • Remarque : pour suivre une mise de 75 % du pot en tête-à-tête, une cote du du pot supérieure à 30 % (14-15 possibilités d'amélioration) est nécessaire (voir plus bas le paragraphe sur les cotes). Même en comptant les "cotes du pot implicites" avec des gains supplémentaires potentiels sur la river, vous n'apprécierez toujours pas une mise, en tête à tête, de plus de 80 %.
  • N'oubliez que vous voulez tirer les meilleures cartes possibles. Soyez certain de ne pas "tirer mort" face aux meilleures mains possibles.

Tirage de mains, qui ne sont pas les meilleures possibles, avec 9 possibilités d'amélioration ou plus

  • Soyez prêt à vous coucher avec une main pareille, en particulier dans les pots à plusieurs joueurs avec relances. Vous ne voulez pas poursuivre et finir par perdre tous vos jetons sur un tel tirage.
  • Généralement, vous devriez éviter de miser ou rechercher un deuxième ou troisième meilleur tirage, en particulier sur des tirages couleur où vous pouvez fréquemment tomber contre un As assorti.
  • Avec un tirage de seconde meilleure main, vous pouvez placer une mise raisonnable, dans un pot non-relancé, pour essayer de le remporter immédiatement.

Tirage de mains, qui ne sont pas les meilleures possibles, avec 8 possibilités d'amélioration ou moins

  • Ne poursuivez pas car vos cotes du pot sont faibles et vous pourriez "tirer mort". Vous voulez voir la turn pour le moins d'argent possible et découvrir si vous tirez une main intéressante.
  • Relancez, misez ou couchez-vous en fonction du tableau, des joueurs, des actions et du nombre d'adversaires. Ne dilapidez pas votre argent.

Cartes supérieures (overcards) - A-R, A-D, R-D assortis, A-V assortis

  • Ces mains doivent être jouées avec précaution, que ce soit face à des adversaires forts ou faibles. Les joueurs forts savent que vous, en tant que joueur serré, aurez généralement des cartes supérieures en votre possession quand le flop dévoile des cartes faibles. Cela vous rend prédisposé à voler les relances des bons joueurs et les joueurs faibles suivront/chercheront un meilleur tirage avec des mains médiocres.
  • Si aucune figure n'apparaît sur le tableau (As, Roi, Dame ou Valet), vous pouvez miser environ 70 à 80 % du pot dans le cadre d'un bluff/semi-bluff, représentant une overpair. En particulier, vous devriez continuer à être le relanceur du pré-flop face à un maximum de deux adversaires.
  • Evitez de faire une habitude (onéreuse !) de miser avec cette main face à des flops assortis/connectés sans figure et avec plusieurs adversaires. Vous perdrez de l'argent et "l'équité du bluff", à utiliser lorsque vous êtes mieux servi.
  • N'oubliez pas que vos cartes supérieures peuvent toujours constituer la meilleure main, face à un ou deux adversaires, si le flop ne propose que des cartes de misère.

Le jeu à la turn

  • En règle générale, vous voulez toujours mener le jeu et construire le pot.
  • Si vous avez misé avec une main à tirage sur le flop, vous devez faire preuve de discernement et décider si vous souhaitez attaquer à nouveau. Pensez à toujours réévaluer votre main au fur et à mesure que le jeu progresse.
  • Ne suivez pas de grosses mises avec une main moyenne, sauf si vous jouez avec un joueur qui a l'habitude de bluffer ou face à un joueur dont vous sentez qu'il "pète les plombs".
  • Vous pouvez relancer/miser en position tardive dans le but de voler le pot face à des joueurs serrés, si vous décelez un semi-bluff et que vous avez un tirage intéressant. Mais, pour cela vous devez attendre le moment opportun où vous aurez une bonne lecture de votre adversaire. Par exemple, vous avez R-D assortis et au flop sont sortis 10-9-3. Vous avez suivi la petite mise d'un adversaire unique et maintenant un 6 sort à la turn, qui vous donne également un tirage couleur. Si vous sentez une certaine faiblesse chez votre adversaire, qui mise à nouveau, il est approprié de relancer en faisant un semi-bluff. Vous êtes susceptible d'avoir au moins 12 possibilités d'amélioration (tout valet ou toute carte vous donnant la couleur) pour obtenir une meilleure main que votre adversaire et éventuellement 18 possibilités (si un R ou une D vous permettent de gagner le pot).

Le jeu à la river

  • Evitez de miser, sauf si vous êtes relativement sûr de gagner à l'abattage, en particulier face à des adversaires solides. Vous avez peu à gagner et beaucoup à perdre (car 90 % du temps vous ne serez suivi que par des joueurs pensant battre votre main faite)
  • Essayez de déterminer la main la plus probable de votre/vos adversaire(s) et misez la somme que vous pensez qu'ils suivront.
  • Checkez parfois avec une bonne main histoire de provoquer un bluff chez quelqu'un dont vous pensez qu'il a raté un tirage, car il ne suivra pas votre mise de toute façon.
  • Souvent, vous devriez miser peu lorsque vous avez la meilleure main (et qu'aucune carte effrayante ne sort à la river). Cette somme modique incitera les joueurs à suivre avec une main plus faible.
  • Lorsque vous touchez votre tirage (meilleure main possible), misez généralement entre 80 et 120 % du pot pour montrer clairement que, soit vous avez une main très intéressante, soit vous êtes en train de bluffer. Ce genre de mise génère pratiquement autant de joueurs qui suivent que ne le ferait une petite mise.

Moves spéciaux

La carte gratuite

Lorsque vous êtes en position tardive ou le dernier à parler, vous pouvez relancer avec une main qui doit être améliorée. Ceci fera probablement checker vos adversaires à la turn, vous donnant ainsi la possibilité de checker à votre tour (si votre main ne s'est pas améliorée) ou de miser (si vous avez tiré une main intéressante). Vous économiserez donc de l'argent si votre main ne s'améliore pas et serez récompensé si vous tirez une bonne main. Cependant, ce coup se retournera contre vous si vous êtes sur-relancé au flop. Dans ce cas cela vous coûtera de l'argent, bien que cela restera une bonne façon de jouer car vous obtiendrez des informations sur vos adversaires.

Le Check-Raise

Lorsque vous avez une bonne main et que c'est à vous de parler, checkez dans l'espoir que votre adversaire mise, ainsi vous pourrez le relancer quand ce sera à nouveau à vous de jouer.
Par exemple, imaginons que vous êtes en début de parole avec A Q. Le flop est A Q 6. Vous checkez et les deux joueurs en position intermédiaire passent également. Un joueur en position tardive mise, et vous relancez.

La raison de ce check-raise est de faire gonfler le pot car vous avez sans doute ici la meilleure main, mais aussi de les faire payer plus cher s'ils sont sur un tirage. S'ils continuent à suivre, vous aurez au moins obtenu des informations sur la force de leurs mains et les aurez forcés à payer autant que possible pour essayer de trouver une meilleure main que vous.

Le semi-bluff

Le semi-bluff consiste à miser ou à relancer avec une main qui ne semble pas être la meilleure (sur le moment), mais qui présente de nombreuses possibilités d'amélioration pour battre vos adversaires si vous êtes payé ou relancé, même si vous espérez, en réalité, remporter le pot tout de suite.

Exemple : Vous jouez en position tardive avec J T et le flop donne K 6 2. Cela vous donne alors 9 possibilités d'obtenir un tirage couleur. Trois autres joueurs engagés dans le pot checkent tous jusqu'à vous. Vous misez alors sans avoir la meilleure main, mais comme ils ont tous passé ils ont affiché leur faiblesse et peuvent se coucher par la suite, même en ayant une paire dans leurs cartes fermées (comme une paire de 6 ou une paire de 2).
Même si vous êtes suivi, vous avez 9 chances d'obtenir une couleur et peut-être 6 chances supplémentaires si vous tirez un V ou un 10, soit 15 possibilités d'amélioration au total. Si vous êtes suivi et que l'on checke encore jusqu'à vous à la turn, vous avez la possibilité d'obtenir une carte gratuite en checkant à votre tour si votre main ne s'est pas améliorée.

Cotes et cote du pot

Les cotes du pot sont utilisées pour calculer si un certain jeu a une "valeur supposée" (ou attendue) positive (l'EV). On les définit comme la relation entre la taille du pot et la mise.
Par exemple, si le pot est de 100$ et que vous misez 10$, la cotes du pot est de 10 contre 1. Afin de calculer vos cotes du pot, vous devez connaître le nombre de possibilités d'amélioration que votre main a sur le moment. Par exemple, si vous flopez un tirage couleur à cœur, vous avez alors 9 possibilités de trouver votre main. Il y a en effet 13 cœurs en tout, or vous en avez 2 et 2 autres sont sortis au flop, ce qui laisse 9 cœurs potentiellement disponibles.

Si vous vous reportez au tableau ci-dessous, vous constaterez que vous avez 35 % de chances de réussir votre main avec 9 possibilités d'amélioration à la turn et la river combinées. Cela représente un peu plus d'une chance sur trois, ce qui signifie que s'il faut mettre 10$ pour remporter 30$ ou plus, tirer pour la couleur est la décision appropriée.

Point de repère : chaque possibilité d'amélioration (carte améliorante ou out) vous donne environ 4 % de chances de trouver votre main à la turn et la river combinées. Par exemple, 5 possibilités d'amélioration vous donnent environ 20 % de chances d'améliorer votre main, 6 donnent environ 24 %, etc.

Possibilités d'amélioration pour des tirages spécifiques

Tirage couleur avec deux cartes supérieures (overcards) ou tirage quinte flush 15 possibilités d'amélioration
Tirage couleur avec une carte supérieure (overcard) 12 possibilités d'amélioration
Tirage couleur 9 possibilités d'amélioration
Tirage quinte par les deux bouts 8 possibilités d'amélioration
Deux cartes supérieures (overcards) 6 possibilités d'amélioration
Tirage quinte par le ventre 4 possibilités d'amélioration

Possibilités d'amélioration dans un jeu avec 47 cartes non vues

Nombre de possibilités d'amélioration % sur la river
1 4,3
2 8,4
3 12,5
4 16,5
5 20,4
6 24,1
7 27,8
8 31,5
9 35,0
10 38,4
11 41,7
12 45,0
13 48,1
14 51,2
15 54,1
16 57,0
17 59,8
18 62,4
19 65,0
20 67,5

Guide stratégique pour le Limit Texas Hold'em

Cette partie est destinée à aider les joueurs débutants/intermédiaires à améliorer leur façon de jouer au Limit Texas Hold'em (Texas Hold'em en limites fixes).

Le Limit Texas Hold'em peut s'avérer trompeur et piégeux pour les joueurs moins expérimentés. Une fausse notion (et assez répandue) parmi les joueurs, affirme que vous pouvez simplement vous asseoir et suivre les mains à chaque fois que vous avez les cotes en votre faveur, sans prêter particulièrement attention à vos adversaires.
Qui plus est, les joueurs intermédiaires souffrent très souvent d'un manque de discipline (rigueur) et d'un manque d'agressivité aux moments appropriés.

A voir aussi pour ce type de partie spécifique : le Limit Hold'em en Short-handed

Principales aptitudes pour devenir un bon joueur de Limit Texas Hold'em

  • Discipline totale
  • Lecture des adversaires
  • Calcul des cotes du pot
  • Garder son sang froid pour ne pas perdre ses moyens
  • Gestion des jetons

Bons conseils et erreurs courantes au Limit THE

Les bons conseils pour le Limit Texas Hold'em

  1. Jouez uniquement des mains de départ de premier choix ; dans une partie standard, vous ne devriez pas voir plus de 20 à 25 % des flops.
  2. Choix de la table : méfiez-vous des tables au jeu serré/agressif (peu de profit, grande volatilité) et de manière générale évitez les joueurs forts car ils vous liront et vous prendront leur argent plus facilement.
    Recherchez des parties plus larges où au moins 30 % des joueurs voient le flop en moyenne et poussent leurs mains trop loin (tendance à ne pas vouloir se coucher).
  3. Assurez-vous d'avoir les cotes du pot de votre côté quand vous tirez. Suivez une mise uniquement si le pot le justifie.
  4. Analysez toujours votre force relative dans la main : Habituez-vous à toujours anticiper les mains de vos adversaires et veillez à les réévaluer à nouveau quand d'autres informations sont révélées lors des autres tours de mise.
  5. Essayez de mémoriser les styles de jeu de vos adversaires. Voici notamment les questions que vous devriez vous poser :
    Avec quel genre de mains relancent-ils ? Avec quel genre de mains sur-relancent-ils ? Suivent-ils toujours avec des mains faibles ? Comment jouent-ils leurs paires servies ? Comment jouent-ils leurs mains intéressantes ? Avec quel genre de mains suivent-ils/relancent-ils lorsqu'ils sont en début de parole ? Avec quel genre de mains font-ils un check-raise ?
  6. Misez ou relancez lorsque cela se justifie et ne vous contentez pas de suivre. La structure du Limit Texas Hold'em attire les mains à tirage, qui peuvent également miser contre vous. Si vous pensez que vous avez la meilleure main, vous devriez presque toujours miser/relancer. Il n'est pas dans votre intérêt de donner une quelconque carte gratuite.
  7. Ayez toujours un bon kicker. Vous devez avoir une bonne seconde carte, ou kicker, pour accompagner votre meilleure carte. Les kickers faibles donnent des secondes meilleures mains qui reviennent chères sur le long terme.
  8. Soyez rapide pour voler les pots lorsque vous jouez en fin de parole. Lorsque peu de joueurs sont engagés dans le coup et que l'on a passé jusqu'à vous, une possibilité de remporter le pot peut s'offrir à vous si vous êtes en dernière position ou en position tardive. Ne le faites que si le tableau semble ne profiter à personne. De plus, veillez à bien prêter attention aux types de joueurs encore engagés dans le pot.
  9. Variez votre jeu : à l'occasion, suivez avec des "mains de relance" et misez/relancez avec certaines "mains de suivi". Faites-le à la fois avant et après le flop afin d'éviter que votre style de jeu ne devienne prévisible.
  10. Couchez-vous au bon moment. Vous économiserez de l'argent si vous vous couchez au bon moment. Ne tirez pas quand vous savez que vous êtes battu et que le pot ne justifie pas que vous suiviez.
  11. Bluffez de manière sporadique. Vous devez être quasiment certain que vos adversaires ne possèdent pas de mains fortes et/ou sont très faibles lorsque vous essayez de bluffer.

Erreurs courantes au Texas Hold'em à Limite fixe

  1. Jouer trop de mains de départ (voir le Guide des mains de départ au Limit).
  2. Trop suivre avec des mains pièges (voir Mains pièges).
  3. Ne pas se coucher avec des mains modestes comme une paire supérieure et un mauvais kicker ou une paire moyenne (se coucher ou relancer est souvent la meilleure façon de jouer dans ces situations).
  4. Ne pas relancer avec des mains de premier ordre, laissant ainsi trop de mains à tirage engagées au flop.
  5. Tirer pour obtenir des cartes qui vous donneront probablement une seconde meilleure main. Par exemple, le flop est 10-8-5 et vous avez R-5. Si quelqu'un mise, que quelques joueurs suivent dont vous, et que vous tirez un R à la turn, cette carte peut éventuellement donner une meilleure double paire à quelqu'un qui a R-10 ou R-8.
  6. Ne prêter attention qu'à votre propre jeu et non à celui de vos adversaires. Combien de joueurs ont vu le flop ? Quelqu'un a-t-il relancé au pré-flop ? Quels types de joueurs sont encore engagés dans le pot ? Ce sont toutes les questions que vous devez vous poser pendant le jeu.
  7. Ne pas être suffisamment agressif sur le flop (prendre l'initiative) et la turn (pour aller jusqu'au bout/protéger la main).
  8. Suivre à chaque fois jusqu'à la river sans avoir les cotes du pot appropriées (voir partie sur la Cote du pot).
  9. Suivre trop au lieu de relancer lorsque vous avez la meilleure main.
  10. Mal choisir sa table.
  11. Ne pas avoir suffisamment de jetons pour jouer à une certaine limite et donc risquer de se retrouver ruiné (vous devez avoir environ 300 fois l'équivalent de la grande mise pour un jeu optimal).

Le jeu pré-flop pour le Limit

L'une des aptitudes les plus précieuses à avoir pour le Limit Texas Hold'em, est la capacité à bien choisir les mains avec lesquelles commencer à jouer. Il y a de nombreux facteurs à prendre en compte pour décider quelles mains jouer :

  1. Le jeu à la table est-il serré ou large ?
  2. Combien de joueurs sont assis à la table ?
  3. Combien de joueurs sont engagés dans le pot lorsque c'est à votre tour de parler ?
  4. Le pot a-t-il été relancé ? Si oui, par quel joueur et en quelle position se trouve-t-il ?
  5. Quelle est votre position ?

Jeu serré ou large ?

Une partie serrée se définit comme une partie où peu de joueurs (2 ou 3) voient le flop en moyenne, puis se couchent après le flop. Dans ce type de partie, vous voyez rarement la river car tout le monde s'est couché avant.
Il n'y a pratiquement aucune raison de vouloir jouer dans ce type de partie, même si vous êtes un excellent joueur. Dans ce type de partie cependant, votre main de départ doit être très consciencieusement sélectionnée, et vous devez être capable de jouer 15 % à 20 % de vos mains de départ.

Quoiqu'il en soit, une partie large est généralement celle à laquelle vous voudrez jouer. Dans une partie large, bon nombre de joueurs voient le flop et ont tendance à aller trop loin avec leurs mains. Vous y avez la possibilité de jouer davantage de mains, sans toutefois dépasser plus de 30 % du total des mains qui vous sont distribuées. Dans tous les cas, vous devez toujours être très sélectif.

Combien de joueurs sont engagés dans le pot avant vous ?

Si beaucoup de joueurs voient le flop, vous augmentez vos chances d'obtenir un tirage intéressant avec des mains comme 7-6 assortis ou de petites paires dans vos cartes fermées, car ces types de mains gagnent en valeur dans les pots à plusieurs joueurs.
A une table avec uniquement six joueurs ou moins, les grosses cartes gagnent en valeur. Même une main constituée d'un As et d'un kicker inférieur à 10 devient généralement jouable. Dans une partie où la table est pleine, les mains comme A-10, R-10, D-10 perdent en valeur car elles peuvent facilement devenir des mains pièges, c'est-à-dire des secondes meilleures mains (voir Mains pièges).

Généralement, plus il y a de joueurs et plus les pots sont élevés, car plus il y a de joueurs engagés dans le pot et plus les cotes du pot deviennent élevées. Par exemple, vous pouvez suivre avant le flop avec une main comme 7-6 assortis ou une petite paire, si vous pensez que six joueurs ou plus seront engagés dans le pot. S'il n'y a que deux ou trois joueurs engagés, un 7-6 assortis ou une petite paire ne sont pas des mains suffisamment bonnes pour jouer. Vous voulez être sûr d'être bien payé sur ce genre de mains spéculatives.

Si le pot a été relancé

Si quelqu'un a relancé avant le flop, vous devez avoir une très bonne main pour suivre, ou bénéficier d'excellentes cotes du pot. Ne suivez pas les relances en position intermédiaire avec des mains telles que A-V dépareillés et R-D dépareillés.
Cependant, si vous vous trouvez en fin de parole et qu'au moins quatre joueurs ont suivi la relance, vous pouvez soit suivre, soit sur-relancer avec une main comme V-10 assortis, dans l'espoir de tirer une excellente main avec lorsque le pot est conséquent.

Mains pièges

Une erreur très fréquente et commise par les joueurs débutants/intermédiaires, consiste à jouer avec deux grosses cartes quelconques ou un As en début de parole, et de suivre les relances avec le même type de main.
Il s'agit d'une des plus grosses erreurs qu'un joueur puisse faire, car ces mains peuvent facilement devenir des mains pièges.

Une main piège est une main qui a une forte probabilité de devenir la seconde meilleure main et qui vous coûtera ainsi beaucoup d'argent. Les mains pièges les plus courantes sont A-10, A-V, R-D, R-V, R-10, D-V et D-10. De nombreux joueurs paieront la grosse blinde avec ces mains en début de parole, ou suivront des relances en position intermédiaire/tardive. Ainsi, si vous suivez la blinde avec R-V en début de parole et que quelqu'un relance en fin de parole, vous pourriez vous retrouver piégé face à des mains de relance classiques comme R-D assortis, A-R, A-V assortis, A-A, R-R et D-D (dans le cas où un V sort).

Ceci s'applique également lorsque vous suivez des relances avec ce type de main : c'est une erreur ! Les mains de relance les plus fréquentes en début de parole incluent A-A, R-R, D-D, V-V, A-D et A-R. Pourquoi voudriez-vous suivre une relance avec une main piège quand le relanceur est susceptible d'avoir l'une des mains citées ci-dessus ?

Néanmoins, les mains pièges sont jouables dans de bonnes circonstances. Par exemple, si vous êtes en fin de parole et le premier à vous engager dans le coup, elles deviennent alors des mains de relance.

Conseils généraux pour le pré-flop au LHE

  • Veillez à relancer lorsque vous avez les meilleures paires (A-A à V-V) et les meilleurs connecteurs (A-R, A-D) pour faire payer les joueurs ayant des paires faibles et des connecteurs différents, et pour construire le pot au cas où vous tireriez une main intéressante.
  • Respectez les joueurs forts qui jouent serré (par exemple jetez A-D dépareillés si un joueur fort relance en premier de parole).
  • Une fois encore, sélectionnez bien vos mains de départ. Résistez à la tentation de jouer trop de mains sous prétexte que vous avez perdu quelques pots auparavant avec de très bonnes mains.
  • Ne suivez pas une relance si vous n'êtes pas en possession d'une très bonne main avec laquelle vous relanceriez.
  • Ne jouez jamais un As avec un kicker inférieur à 10 s'ils ne sont pas assortis. La seule exception est lorsque vous êtes en fin de parole ou au bouton et que personne n'a misé avant vous. Dans ce cas, vous devriez généralement relancer avec un As en main afin d'éventuellement remporter les blinds sans avoir à affronter qui que ce soit.

Guide des mains de départ (table pleine régulière, 8 à 10 joueurs)

INDEX des abréviations (pour le tableau au-dessous) :
RFI Relancez lorsque vous êtes le premier à vous engager. Si personne n'a suivi ou relancé avant vous, vous devriez relancer pour prendre l'initiative dans la main et/ou en raison de la possibilité de "voler" les blinds.
R Vous devriez Relancer , peu importe ce qu'il s'est passé avant vous.
R1 Vous devriez Relancer lorsqu'il n'y a pas plus d'un joueur engagé dans le pot ou que vous êtes le premier à vous engager.
C Peu importe le nombre de joueurs engagés dans le pot, vous devriez Suivre.
C1 Suivre uniquement s'il y a au moins un autre suiveur avant vous. Si personne n'a suivi avant vous, vous devriez vous coucher.
C2 Vous devriez Suivre s'il y a au moins deux suiveurs déjà engagés dans le pot.
C3 Vous devriez Suivre s'il y a au moins trois suiveurs déjà engagés dans le pot.
RR Vous devriez Sur-relancer.
F Vous devriez vous Coucher.
LL Fait référence à une position de fin de parole unique de relanceur.
Guide des mains de départ au Limit Texas Hold'em
Mains du Groupe A si Pot non relancé, action : si Pot relancé :
A-A à D-D R RR
A-R assortis R RR
Mains du Groupe B
V-V R RR1, C
10-10 R C, RR LL
A-R R RR1, C
A-D assortis R C, RR LL
Mains du Groupe C
9-9 RFI (fin de parole), C C2
A-D RFI (fin de parole), C C2
A-V assortis RFI (fin de parole), C C2
R-D assortis RFI (fin de parole), C C2
R-D RFI (fin de parole), C F
Mains du Groupe D
8-8 RFI (fin de parole), C3 C4
7-7 RFI (fin de parole), C3 C4
6-6 à 2-2 C3 C4
A-x assortis C3 C4
R-V assortis C3 C4
R-10 assortis C3 F
D-V assortis RFI (fin de parole), C2 C4
D-10 assortis C3 F
V-10 assortis C3 C4
10-9 assortis C3 C4
9-8 assortis C3 C4
8-7 assortis C4 C4
7-6 assortis C4 C4

Le jeu au flop pour le Limit

Ce que vous devez étudier pour décider entre passer (checker), miser, suivre ou relancer :

  1. Quelle est la force de la main flopée ?
  2. Nombre de joueurs ? (difficile de bluffer dans un pot à 4 joueurs)
  3. Quelqu'un a-t-il relancé avant le flop, si oui qui et depuis quelle position ? (envisager de continuer ?)
  4. Quelles sont les cotes du pot en votre faveur (la taille du pot par rapport aux nombres de possibilités d'amélioration dont vous disposez) ?
  5. Quels types de tirages (s'il y en a) figurent sur le tableau ?
  6. Quels types de mains les autres joueurs sont-ils susceptibles d'avoir ?
  7. Quelle position occupez-vous ? (plus elle est tardive mieux c'est)

Mains spécifiques au flop

Paire supérieure avec un As en kicker

  • Dans la majorité des cas, misez sur le flop (et continuez sur la turn), car souvent des joueurs faibles continueront à jouer malgré des kickers plus faibles ou des mains plus mauvaises.
  • Méfiez-vous des overpairs, en particulier dans les pots relancés.
  • Evitez d'utiliser une stratégie de "check/call" (passer et suivre) en misant plutôt, en faisant un check-raise ou en relançant.
  • Afin de protéger votre main contre de meilleurs tirages, soyez prêt à relancer si quelqu'un mise.

Paire supérieure avec un faible kicker

  • Si possible essayez de miser afin de déterminer si votre main est bonne.
  • Dans un pot non relancé, placez une mise de valorisation et essayez de remporter le pot immédiatement. Ceci est particulièrement approprié si vous n'avez qu'une paire de 10 ou inférieure, car n'importe quelle carte à la turn pourra vous donner des sueurs froides.
  • De manière générale, il est préférable de vous coucher si vous êtes relancé.
  • Examinez combien d'adversaires vous devez affronter afin de déterminer la force relative de votre main.
  • Un tirage couleur, quinte et bon nombre d'autres tirages potentiels sur le flop affaibliront votre main.
  • Le flop a-t-il révélé trois grosses cartes ? Si oui, il est probable que quelqu'un ait une double paire ou une paire supérieure avec un meilleur kicker que vous.
  • Evitez d'utiliser une stratégie de "check/call" en misant plutôt, en faisant un check-raise ou en relançant.

Double paire (paires composées avec chacune de vos cartes fermées)

  • De manière générale, évitez de sous-jouer ce type de mains. Vous devriez miser/relancer si la possibilité s'offre à vous.
  • Si le tableau est très coordonné (deux ou trois cartes de la même couleur et/ou deux ou trois cartes consécutives), vous devriez relancer ou faire payer les adversaires qui veulent essayer de vous battre. Une option consiste à attendre jusqu'à la turn et à voir si la carte qui sort n'améliore le jeu de personne, puis alors de relancer/miser. Cela peut mieux fonctionner dans les pots plus gros car les mises sont doublées à la turn et de nombreux joueurs suivront une relance au flop lorsque les mises sont petites.
  • Si vous avez tiré une double paire avec un As "faible", laissez A-R et A-D payer pour continuer. Par exemple, s'il s'agit d'un pot relancé, que le flop donne A-6-2 et que vous avez A-6, quelqu'un qui possède A-R ou A-D suivra jusqu'à la fin avec seulement trois possibilités d'amélioration pour obtenir une meilleure double paire.
  • Si vous possédez deux paires faibles, méfiez-vous des As et Rois lors des tours de mise ultérieurs car une double paire supérieure à la vôtre peut très bien apparaître.

Overpair (paire servie supérieure à la plus forte carte du flop)

  • Misez ou relancez avec cette main afin d'éliminer vos adversaires et protéger votre main.
  • Vous pourrez parfois faire un check-raise avec cette main si vous pensez qu'un adversaire va miser et que votre relance obligera les autres à se coucher.
  • Si quelqu'un vous relance, il est parfois préférable de sur-relancer. La plupart des joueurs relanceront au moins une fois avec une paire supérieure mais le plafond des mises ne sera atteint qu'avec des mains fortes, par conséquent vous pouvez également obtenir des informations de vos adversaires, afin de voir si votre main est bonne ou non.

Seconde paire (paire avec vos cartes fermées comprise entre la carte la plus élevée et la carte intermédiaire du flop)

  • Une main classique pour se coucher ou miser. Vous pouvez généralement miser pour que les joueurs faibles/larges continuent en recherchant des paires intermédiaires ou une bonne main. Votre mise peut également faire se coucher des joueurs plus solides avec de faibles paires supérieures ou des mains non faites.
  • En général couchez-vous si un joueur mise avant vous, en particulier si des joueurs doivent parler après vous.
  • Une fois encore, examinez toujours le nombre d'adversaires engagés dans le pot et la position dans laquelle ils misent (s'ils misent).
  • Evitez de pratiquer une stratégie de check/call, vous devez normalement relancer ou vous coucher si quelqu'un mise avant vous.
  • Couchez-vous si vous êtes relancé.

Paire intermédiaire avec un excellent kicker (un As, ou dans certains cas un Roi)

  • Une main classique pour se coucher ou miser.
  • Vous ne devriez pas vous engager dans beaucoup de mains de ce genre si vous appliquez une stratégie de joueur serré. Il n'y a pas beaucoup de situations dans lesquelles vous pouvez jouer avec des As ou des Rois faibles (voir le Guide des mains de départ).
  • Avec cette main, vous avez 5 possibilités d'amélioration qui peuvent vous donner une double paire ou un brelan. Envisagez de suivre une mise sur le flop si les cotes du pot sont en votre faveur et si vous pensez que votre main sera la meilleure, si vous trouvez la carte qu'il vous faut.

Paire intermédiaire sans un excellent kicker

  • Se coucher est la meilleure solution dans la plupart des cas, sauf si vous êtes en duel.
  • Une fois encore, évitez de partir sur du check/call. Vous devriez plutôt miser, relancer ou vous coucher.

Tirages vers les meilleures mains possibles avec 8 possibilités d'amélioration ou plus (tirages couleur à l'As, deux cartes supérieures (overcards) et un tirage quinte max, tirages quinte flush, tirages quinte max)

  • Au lieu de suivre, envisagez toujours de mettre la pression sur vos adversaires en misant, en relançant ou en faisant un check-raise. Jouez de façon agressive, en particulier face à un ou deux adversaires qui peuvent se coucher malgré une main convenable.
  • Avec 12 possibilités d'amélioration (comme un tirage couleur avec un As en kicker, vous donnant 9 possibilités d'avoir la meilleure main possible et 3 possibilités d'obtenir la plus forte paire), vous aurez presque 50 % de chances de trouver votre bonheur sur la turn et la rivière combinés (voir les Cotes du pot) ; vous devriez donc jouer de façon agressive la plupart du temps afin de donner à votre As une meilleure chance de gagner si vous trouvez votre tirage.
  • Une position tardive offre un avantage supplémentaire car vous pouvez relancer pour construire le pot si beaucoup de joueurs sont engagés dans le coup. Ceci pourrait vous permettre d'obtenir une carte gratuite (voir Moves spéciaux) si tout le monde passe jusqu'à vous à la turn et que votre main ne s'est pas améliorée.

Cartes supérieures (overcards) - A-R, A-D, A-V, R-D, R-V, D-V

  • En général jetez ces mains si plusieurs joueurs sont engagés au flop et que vous n'avez pas trouvé votre tirage.
  • Ne prenez pas l'habitude (onéreuse !) de miser avec ce type de main face à un flop contenant des figures et où plusieurs adversaires sont engagés.
  • Ne tirez pas avec des cartes supérieures, sauf si le pot vous donne d'excellentes cotes et que le tableau semble favorable (aucune possibilité de quinte ou de couleur à la turn).
  • Souvent, lorsque vous tirerez une de vos cartes supérieures à la turn, cette carte donnera à quelqu'un d'autre une double paire ou mieux encore. Par exemple, si vous avez R-D et que le flop est 10-8-4, un R à la turn donne R-10, R-8 et R-4 pour une double paire. Si une D sort, quelqu'un ayant V-9 obtiendrait une quinte, ou bien les joueurs ayant D-10, D-8 et D-4 obtiendraient une double paire.

Mains très fortes sur le flop (brelan, couleur, quinte et full)

La façon la plus courante de jouer dans cette situation est de faire un slowplay. Cela signifie que vous checkerez puis suivrez si quelqu'un mise, et que vous relancerez/sur-relancerez lors d'un tour de mise ultérieur lorsque les mises sont doublées. S'il y a de nombreuses possibilités de faire un tirage intéressant sur le tableau et pour que quiconque améliore sa main, alors vous devez relancer et remporter autant de mises que possible en sachant que vous avez toujours la meilleure main.

Voici quelques exemples où vous ne devriez pas faire de slowplay si vous trouvez une de ces mains au flop :

Main très forte : Brelan (Vous avez une paire dans vos cartes fermées)

  • Lorsqu'il y a des tirages couleur sur le flop, misez/relancez afin de faire payer vos adversaires pour tenter de vous battre.
  • Lorsqu'il y a des tirages quinte sur le flop, là encore misez/relancez pour la raison susmentionnée.
  • Si le flop sort des grosses cartes et qu'il y a eu des relances pré-flop, vos adversaires devraient bouger énormément. Ainsi, vous obtiendrez des informations vous permettant de déterminer si votre brelan est bon ou non, ce qui vous permettra d'économiser des mises sur les tours de mise ultérieurs.

Main très forte : Quinte

  • Lorsqu'il y a des tirages couleur sur le flop, misez/relancez afin de faire payer vos adversaires pour tenter de vous battre.
  • Lorsqu'il y a des tirages pour des quintes plus fortes, vous devriez miser/relancer pour la même raison.
  • Lorsqu'il y a une paire au flop, quelqu'un qui a un brelan donnera beaucoup d'action, et si votre main est la meilleure vous pouvez faire payer votre adversaire pour tenter de vous battre (un full est possible).

Main très forte : Couleur (vous avez deux cartes assorties)

  • Lorsqu'il y a une paire au flop, quelqu'un qui a un brelan donnera de l'action, et si votre main est la meilleure vous pouvez faire payer votre adversaire pour tenter de vous battre (un full est possible).
  • Si vous n'avez pas la meilleure couleur possible, alors quelqu'un qui mise est susceptible d'avoir une couleur plus forte. L'action se calmera si une quatrième carte assortie sort à la turn ou à la river. Misez et relancez de manière appropriée sur le flop.

Main très forte : Full

  • Lorsqu'il y a une paire sur le tableau et que vous avez un petit brelan (avec une paire dans vos cartes fermées), quelqu'un qui possède un brelan donnera de l'action. En misant et en relançant, vous le faites payer pour tirer un meilleur full.
  • Si vous avez l'une des cartes de la paire et la carte plus faible, une fois encore quelqu'un qui a un brelan se montrera actif, et vous le ferez payer pour tenter de vous battre.

Mains à tirage (tirages couleur ou tirages quinte par les deux bouts, avec le bout le plus fort)

  • Tirez lorsqu'il vous faut seulement une carte pour obtenir une couleur ou une quinte.
  • En général, vous ne devriez pas tirer pour une quinte s'il y a deux cartes assorties sur la table, sauf si vous avez d'excellentes cotes du pot. Cela éliminerait deux de vos possibilités d'amélioration (les cartes du tirage couleur). Ainsi au lieu de 8 possibilités d'amélioration vous en auriez 6.
  • De manière générale, évitez de jouer pour une quinte ou une couleur s'il y a une paire sur la table, en raison du risque potentiel que quelqu'un ait un full. Il vous faudra de meilleures cotes du pot que d'habitude pour tirer.

Le jeu à la turn au Limit

A la turn les mises sont doublées. Par conséquent, il est primordial que vous ayez correctement joué votre main jusque là.
Les mises ayant augmenté vous n'aurez pas les mêmes cotes du pot pour suivre. De plus, vous aurez obtenu des informations supplémentaires sur les mains de vos adversaires, et serez donc capable de réévaluer votre main. Si vous pensez que vous avez la meilleure main, n'ayez pas peur de miser/relancer afin de la protéger. Vous aurez d'ailleurs une meilleure opportunité de relance à la turn puisque les mises sont doublées.

N'entrez pas dans une guerre de relances si votre main n'est pas exceptionnelle. Si vous êtes à tirage, veillez à avoir une cote du pot correcte pour le faire.

Le jeu à la river au Limit

Vous êtes à présent en fin de coup, et une erreur courante consiste à se coucher ou à suivre avec de trop nombreuses mains. Si vous n'avez pas trouvé votre tirage, il est correct de se coucher, indépendamment de la taille du pot. Toutefois, si vous avez une main médiocre et que le pot est conséquent, vous pouvez éventuellement faire un "crying call" (suivre en désespoir de cause) bien qu'il soit fort probable que vous soyez battu.

Encore une fois vous devez utiliser votre meilleur jugement, car parfois la frontière entre se coucher et suivre à la river est mince.

Ne bluffez pas en fin de main, sauf si vous êtes en tête-à-tête et que vous pensez que votre adversaire cherchait un tirage et/ou avait une main faible, tandis qu'une carte effrayante est sortie.
Soyez prêt à jeter une bonne main si une carte permettant de faire une couleur et/ou une quinte sort, et que vos adversaires commencent à relancer.

Moves spéciaux

La carte gratuite

Lorsque vous êtes en fin de parole ou le dernier à parler, vous pouvez relancer avec une main à améliorer sur le flop. Cela aura probablement pour effet de faire checker vos adversaires jusqu'à vous à la turn, vous donnant ainsi la possibilité de passer aussi (si votre main ne s'est pas améliorée) ou de miser (si vous avez tiré une main intéressante). Vous économiserez donc de l'argent si votre main ne s'améliore pas et en gagnerez si vous tirez une bonne main.

Cependant, ce move se retournera contre vous si vous êtes sur-relancé au flop. Dans ce cas, cela vous coûtera de l'argent, bien que cela restera une bonne façon de jouer car vous obtiendrez des informations sur vos adversaires et pourrez envisager ou non d'aller chercher une meilleure main.

Le Check-Raise

Lorsque vous avez une bonne main et que c'est à vous de parler, checkez dans l'espoir que votre adversaire mise, ainsi vous pourrez le relancer quand ce sera à nouveau à vous de jouer.

Par exemple, vous êtes en début de parole avec A Q. Le flop est A Q 6. Vous checkez et trois joueurs en milieu de parole passent également. Un joueur en position tardive mise, et vous relancez.

La raison de check-raise ici est de rendre trop chères les mains à tirage, comme un tirage quinte ou couleur, s'ils veulent suivre. Le check-raise en début de parole vous donne également l'initiative sur la main. S'ils continuent à suivre, vous aurez au moins obtenu des informations sur la force de leur main, et les aurez forcés à payer autant que possible pour essayer de trouver un meilleur tirage que vous.

Le semi-bluff

Le semi-bluff consiste à miser ou à relancer avec une main qui ne semble pas être la meilleure (sur le moment), mais qui présente de nombreuses possibilités d'amélioration pour battre vos adversaires, même si vous espérez remporter le pot tout de suite.

Exemple : vous êtes en fin de parole avec J T et le flop donne K 6 2, ce qui vous donne alors 9 possibilités de réussir un tirage couleur. Il y a trois autres joueurs engagés dans le pot et ils passent tous jusqu'à vous.
Vous misez alors, sans avoir la meilleure main, mais en ayant tous passé vos adversaires ont montré leur faiblesse et pourraient se coucher par la suite, même en ayant une paire dans leurs cartes fermées (comme paire de 6 ou paire de 2). Même si vous êtes suivi, vous avez 9 chances d'obtenir une couleur et peut-être 6 chances supplémentaires de gagner si vous tirez un V ou un 10, soit 15 possibilités d'amélioration au total. Si vous êtes suivi et que l'on checke jusqu'à vous à la turn, vous avez la possibilité d'obtenir une carte gratuite si votre main ne s'est pas améliorée.

Les Cotes du pot

Les cotes du pot sont utilisées pour calculer si un certain jeu a une valeur supposée (attendue) positive.

On définit la cote du pot comme la relation entre la taille du pot et la mise. Par exemple, si le pot est de 100$ et que vous misez 10$, la cote du pot est de 10 contre 1.

Afin de calculer vos cotes du pot, vous devez connaître le nombre de possibilités d'amélioration que votre main a sur le moment. Par exemple, si vous floppez un tirage couleur à cœur, vous avez alors 9 possibilités de trouver votre main, car il y a 13 cœurs en tout (vous en avez 2 + 2 au flop, ce qui laisse 9 cœurs potentiellement disponibles).

Si vous vous reportez au tableau ci-dessous, vous constaterez que vous avez 35 % de chances de réussir votre tirage avec 9 possibilités d'amélioration sur turn et river combinées. Cela représente un peu plus d'une chance sur trois. Cela signifie que s'il faut mettre 10$ pour remporter 30$ ou plus, payer et tirer pour la couleur est ce qu'il faut faire.

Point de repère : Chaque possibilité d'amélioration vous donne environ 4 % de chances de trouver votre main sur turn et river combinées. Par exemple, 5 possibilités d'amélioration vous donnent environ 20 % de chances d'améliorer votre main, 6 donnent environ 24 %, etc.

Possibilités d'amélioration pour des tirages spécifiques
Tirage couleur avec deux cartes supérieures (overcards) ou tirage quinte flush 15 possibilités d'amélioration
Tirage couleur avec une carte supérieure (overcard) 12 possibilités d'amélioration
Tirage couleur 9 possibilités d'amélioration
Tirage quinte par les deux bouts 8 possibilités d'amélioration
Deux cartes supérieures (overcards) 6 possibilités d'amélioration
Tirage quinte par le ventre 4 possibilités d'amélioration
Possibilités d'amélioration dans un JEU Où 47 cartes SON non-CONNUES
Nombre de possibilités d'amélioration % sur la rivière
1 4,3
2 8,4
3 12,5
4 16,5
5 20,4
6 24,1
7 27,8
8 31,5
9 35,0
10 38,4
11 41,7
12 45,0
13 48,1
14 51,2
15 54,1
16 57,0
17 59,8
18 62,4
19 65,0
20 67,5

Le Limit Hold'em Short-handed

Introduction

Le poker en short-handed se joue à six joueurs ou moins à la table, offrant plus d'action qu'en "full-ring" (table pleine) en vous forçant à jouer plus de mains dans l'optique de gagner.

Beaucoup des plus gros gagnants en ligne excellent dans le jeu short-handed. Ils préfèrent ces types de parties car elles sont moins mécaniques, et impliquent un jeu psychologique et des joutes d'esprit accrues avec ses adversaires.

Ces joueurs expérimentés sont aussi capables de gagner l'argent des joueurs moins compétents plus facilement qu'en parties à table pleine. En jouant plus de mains ils ont ainsi plus souvent l'occasion de pouvoir prendre de bonnes et lucratives décisions. De plus le jeu agressif de ces parties est plus inconfortable et intimidant pour les débutants.

Il est difficile de pouvoir fournir un conseil général qui sera utilisable dans la plupart des situations (vous devrez plutôt vous adapter), et cela est particulièrement vrai en jeu short-handed.

Stratégie de base

LA compétence clé à posséder pour un jeu en short-handed efficace est l'agressivité. En partie short-handed, la valeur des mains augmente. Vous devez donc jouer plus de mains, et vous devez les jouer plus agressivement.

Il vous faura ainsi relancer et sur-relancer avec plus de mains jouables dans le but d'isoler un adversaire puis de prendre l'avantage sur lui.

En Limit Hold'em, et particulièrement en Limit Hold'em short-handed, vous devez pousser les très petits avantages et penser à l'argent que vous ferez sur le long terme grâce à ça.

A la base, la plupart des mains valent le coup d'être jouées, et si c'est le cas de relancer avec (particulièrement lorsque vous êtes en fin de parole).

Sélection des mains

En Hold'em short-handed, les mains de départ ont une valeur différente de celle qu'elles ont en parties full-ring. Les petites paires, les mains telles que A-x, et les gros connecteurs tels que K-J et Q-T, montent en valeur, et les petits connecteurs assortis comme 7-6 et 8-7 assortis eux baissent.

Effectivement vous avez moins à vous préoccuper de quelqu'un détenant un plus gros as lorsque vous avez un A-x, ou d'un plus gros roi lorsque vous avez quelque chose comme K-T (vu qu'il y a moins de joueurs).
Le problème ensuite avec les petits connecteurs assortis, est que si vous n'améliorez pas, vous ne pouvez gagner avec eux lors de l'abattage (tandis que cela arrivera fréquemment avec A-x ou même K-x).

Vous vous retrouverez également dans moins de situations à problèmes de kicker avec la top-paire, qu'en full-ring.
Vos adversaires vont également amener de l'action avec des mains telles que J-x sur un flop Q-J-3. Ainsi vous pouvez la plupart du temps miser avec Q-2 sur ce flop pour rentabiliser tout du long jusqu'à la river, tandis qu'en partie de full-ring vous seriez bien plus mesuré pour jouer aussi fort cette main.

Avec les petits connecteurs assortis, le pot va rarement vous donner les cotes correctes pour les jouer pré-flop. Imaginons par exemple que vous êtes au bouton dans une partie à cinq joueurs ; même si les deux joueurs avant vous ont limpé, jeter vos cartes peut encore être le jeu correct. Mais en lieu et place une relance occasionnelle est probablement meilleur, dans l'optique de varier votre jeu.

Les Blinds

Lorsque vous êtes dans les blindes et que le pot a été relancé, vous avez moins à vous inquiéter du fait d'être dominé, et devriez plutôt vous concentrer sur leur défense avec beaucoup de mains que vous auriez jeté à une table pleine.

Par exemple, dans une partie de full-ring, avoir A-8 dépareillés en grosse blind lorsque le joueur UTG relance, serait un fold automatique face à tous les joueurs exceptés les plus mauvais. Cependant en jeu short-handed, c'est une main avec laquelle vous voudrez fréquemment relancer, et avec laquelle vous vous coucherez rarement.

Début de parole

Vous devriez ici varier votre jeu en alternant les limp et les relances avec un certain assortiment de mains. Vous devriez rester sélectif et ne pas jouer des mains comme A-2 dépareillés, K-9 assortis, ou pire. Essentiellement vous rechercherez un A-x assorti, A-9 dépareillés ou mieux, K-Q dépareillés, Q-J dépareillés, tous les gros connecteurs assortis tels que J-Ts, ou des paires à partir des 6. Et vous relancerez souvent avec.

Fin de parole

En fin de parole, la plupart des mains deviennent des mains de relance ou de sur-relance. Même une main comme J-T assortis peut être une main de sur-relance en raison de la valeur supplémentaire que vous gagnerez en prenant l'initiative et en ayant la position. Généralement, vous pouvez sur-relancer avec à peu près toutes les paires, A-x assortis, ou tous les gros connecteurs assortis.

Post-Flop

Au flop, vous devez continuer à jouer de manière agressive, spécialement si vous étiez l'agresseur pré-flop et s'il s'agit d'un pot en heads-up. Le poker en short-handed est principalement l'histoire de gagner des pots en étant agressif, avec des bluffs et semi-bluff notamment.

La plupart des joueurs vont jouer tout type de tirage couleur ou quinte comme s'ils étaient les nuts (le jeu max) au flop, ce qu'il est correct de faire dans la plupart des cas.
Savoir quand miser avec un A-K qui ne s'est pas amélioré pour rentabiliser quand même à la river, ou quand coucher la top paire, demandent de l'expérience et des compétences. C'est exactement ce que vous devriez chercher à maîtriser à force de jouer.