EPT Deauville : Les Français encore battus à domicile

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Ognyan Dimov peut sabrer le champagne avec ses amis. (Crédit photos : Neil Stoddart, PokerStars)

Le Bulgare Ognyan Dimov a remporté ce week-end l'EPT Deauville PokerStars 2015. Malgré 3 représentants en table finale, les Français ont encore été battus à Deauville.

Cela devient une fâcheuse habitude. Pour la septième fois en neuf éditions, le trophée de l'EPT Deauville ne restera pas sur le territoire.

Malgré la présence de trois Français en table finale (à 6), c'est en effet un Bulgare qui se sera imposé, Ognyan Dimov, 25 ans. Le long heads-up de 117 mains aura même été 0% français, avec le Roumain Dany Parlafes (pourtant large chip leader) qui termine sur la deuxième marche du podium.

Les 543 700€ remportés pour la victoire de Dimov sont de loin le plus gros gain de sa carrière, qui affichait jusque là à son palmarès une dizaine de places payées sur le circuit depuis un an, dont une 11ème place à l'EPT de Londres en octobre dernier.

Meilleur joueur français en table finale (bien qu'il l'entamait 6ème/6), Benjamin Pollak n'aura pu faire mieux que la 4ème place. C'est son meilleur résultat sur l'European Poker Tour en 5 places payées, un mois à peine après sa 11ème place au PCA.
Benjamin Buhr (3ème) et l'étonnant Joseph Carlino dit "Jojopoker" - interview à retrouver cette semaine - (6ème) terminent aux autres places d'honneur.

Finalement ce probable dernier EPT de Deauville de l'histoire (qui aura d'ailleurs enregistré une nouvelle grosse baisse de fréquentation à 592 joueurs, de 43 pays dont 40% de Français) restera plutôt dans les mémoires pour ses différentes polémiques qui l'auront émaillé (affaires des croupiers et du Ladies Event, à voir plus bas).

Résultats et classement sélectif EPT Deauville 2015

592 joueurs - prizepool 2 841 600€ (buy-in 5300€)

1- Ognyan Dimov (Bulgarie) - 543 700€
2- Dany Parlafes (Roumanie) - 338 700€
3- Benjamin Buhr (France) - 242 390€
4- Benjamin Pollak (France) - 187 550€
5- Andrius Bielskis (Lituanie) - 147 760€
6- Joseph Carlino (France) - 115 650€


7- Massou Cohen (FRA) - 85 530€
11- Kevin McPhee (USA) - 38 080€
13- Julien Duveau (FRA) - 31 830€
14- Olivier Piechaczyk (FRA) - 27 850€
16- Adrien Guyon (FRA) - 25 010€
19- Guillaume Darcourt (FRA) - 22 160€
20- Jérémy Ciup (FRA) - 22 160€
22- Miroslav Alilovic (FRA) - 19 320€
23- Lionel Rozenberg (FRA) - 19 320€
25- David Jaoui (FRA) - 16 770€
27- Jean Wang (FRA) - 16 770€
28- Ruben Visser (PBS) - 14 490€
29- Lucas Monnier (FRA) - 14 490€
31- Bertrand 'ElkY' Grospellier (FRA) - 14 490€
33- Matthieu Lamagnere (FRA) - 12 790€
34- Omar Dahmani (FRA) - 12 790€
37- Pierre Peretti (FRA) - 12 790€
38- Yannick Chevrier (FRA) - 12 790€
39- Eric Qu (FRA) - 12 790€
41- Sébastien Lebaron (FRA) - 11 100€
45- Jean-Philippe Rohr (FRA) - 11 100€
47- Ronan Monfort (FRA) - 11 100€
50- Cyril Pusset (FRA) - 11 100€
51- Jérôme Arnould (FRA) - 11 100€
52- Pascal Aznar (FRA) - 11 100€
53- Guillaume Diaz (FRA) - 11 100€
54- Bastien Panciarola (FRA) - 11 100€
57- Rony Halimi (FRA) - 9 950€
58- Marcin Horecki (POL) - 9 950€
59- Saul Berdugo (FRA) - 9 950€
61- Gilbert Diaz (FRA) - 9 950€
63- Nicolas Proust (FRA) - 9 950€
66- Clément Genon-Catalot (FRA) - 9 950€
68- Kamel Tir (FRA) - 9 950€
70- Jérôme Zerbib (FRA) - 9 950€
75- Pierre Chevalier (FRA) - 8 810€
76- Jean-Pierre Besançon (FRA) - 8 810€
77- Bouali Saiah (FRA) - 8 810€
78- Patrice Biton (FRA) - 8 810€
79- Walter Buss (BEL) - 8 810€
80- Pierre Morin (FRA) - 8 810€
81- Paul Tedeschi (FRA) - 8 810€
84- Nicolau Villa-Lobos (BRE) - 8 810€
86- Eugene Katchalov (UKR) - 8 810€
/87 joueurs payés

Tournois annexes : Kitai, Mateos, Simunic et 11 Français parmi les vainqueurs

Naturellement beaucoup de victoires françaises dans les tournois annexes (side events). Citons ainsi en vrac celles d'Anthony Apicella dans le Main Event des France Poker Series à 1355 joueurs et 1100€ (pour un premier prix de 197 000€), celles d'Anthony Cruz devant Sylvain Loosli dans l'Omaha Turbo Cash 8-max à 72 joueurs et 1100€, de Sammy Salah dans le Turbo Cash Knockout de NLHE à 151 joueurs et 440€, de Franck Jouve dans le Pot-Limit Omaha Cash 8-handed à 68 joueurs et 1100€, d'Anthony Monin dans le Turbo Cash Survivor de NLHE à 48 joueurs et 550€, de Claude Mirval dans le Pot-Limit Hold'em 8-max à 24 joueurs et 1100€, d'Omar Dahmani dans le NLHE Cash 6-handed à 140 joueurs et 1100€, de Frédéric Goumont dans le NLHE Turbo Cash à 89 joueurs et 550€, d'Emrah Cakmak dans le NLHE cash à 111 joueurs et 1650€, d'Abderrahim Abbou dans le NLHE Grasel Swwets Superstack à 180 joueurs et 220€, de David Pêcheur dans le NLHE Turbo Edition of EPT Main Event à 119 joueurs et 330€, de Michael Delaunay dans le NLHE Hyper Turbo à 107 joueurs et 120€, et et bien sûr celle d'Olivier Derkx dans le... Womens event à 83 "joueuses" et 220€.

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Josip Simunic, encore un footballeur qui se met (et gagne) au poker !
 

Autres vainqueurs notables : Davidi Kitai dans le No-Limit Hold'em Turbo Cash 8-handed à 87 joueurs et 2150€, Adrian Mateos qui remporte deux tournois le même jour (le NLHE Turbo Cash 6-max à 18 joueurs et 5250€ et le NLHE Turbo Cash 6-max à 52 joueurs et 2150€ devant Dominik Nitsche), Ilan Boujenah dans le NLHE Cash Deepstack à 880€ et 103 joueurs, le vainqueur du Main Event de l'an dernier le Grec Georgios Sotiropoulous, dans le NLHE Turbo Cash à 94 joueurs et 1100€.
Enfin c'est le footballeur professionnel croate Josip Simunic qui s'impose devant Jean-Noël Thorel dans le NLHE High Roller à 10300€ et 102 entrées, alors qu'il était tombé à 4 grosses blindes à 9 joueurs restants ! Il remporte 309 170€.


Prochaine étape de l'European Poker Tour : Malte, à partir du 17 mars pour les satellites live, et du 22 au 28 mars pour le Main Event.

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Coup de gueule : les hommes n'ont rien à faire dans les Ladies event

(03/02 - par D.O.)

Ladies Event WSOP 2012
Les Ladies Event soulèvent de plus en plus de débats... parfois malgré eux.

Vous avez sûrement entendu qu'un homme a remporté le Ladies Event de l'EPT Deauville. Oui, c'est ridicule. Mais penchons-nous sur le véritable problème.

La question de savoir si les hommes doivent ou non avoir la possibilité de participer aux Ladies' Events existe depuis la création de ceux-ci, puisque des hommes y participent toujours lorsque cela est possible.

Cependant, c'est un problème qui avait plus ou moins disparu ces dernières années. Vous vous souvenez quand Shaun Deeb s'était déguisé en femme pour participer au Ladies Event des WSOP ? C'était en 2010, et il en avait pris pour son grade. C'était justifié, car c'était à peu près la pire manière (et la moins drôle) d'aborder le problème. Depuis, les hommes avaient arrêté. Jusqu'à Deauville.

Une vingtaine de joueurs ont participé au Ladies Event, sur un total de 84 participants. Sur les 14 derniers participants en course, 7 étaient des hommes. À titre de comparaison, lors du « Men's Event » disputé en parallèle, il y avait 4 femmes pour 280 hommes. Bien joué les filles !

Notre collègue Tommy Mandel, a demandé aux 7 hommes encore en lice dans le Ladies Event pourquoi ils avaient choisi d'y participer. Voilà leurs réponses :

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Une table du Ladies Event de Deauville pleine d'hommes : la nouvelle Cage aux Folles ?
 

« J'ai un copain qui participe au High Roller », « Je suis tombé amoureux de cette fille », « Ca avait l'air marrant », « Il n'y avait pas d'autre tournoi disponible », « C'est une longue histoire ». Le septième a refusé de répondre.

Peut-être que c'est moi qui n'ai pas d'humour, mais le programme proposait justement un tournoi masculin le même jour, avec le même buy-in et la même structure. C'est donc n'importe quoi.

Je ne devrais pas avoir à asséner l'évidence, mais il n'y a aucune raison pour les hommes de participer aux Ladies Events.

Aucune raison pour les hommes de participer aux Ladies Event... sauf une

Et pourtant, il y en a bien une. Et c'est la plus prétentieuse, la plus dégradante à laquelle vous pouvez penser. Ils le font parce qu'ils pensent que ce sera plus facile, ou parce que ça l'est vraiment.

Lors de l'EPT Deauville, un homme a donc remporté le Ladies Event. Thierry Derkx est donc la meilleure joueuse de France cette semaine. Avec un peu de chance, il comprendra assez rapidement que cette « performance » ne fait honneur ni à lui, ni au monde du poker. Il suffit de regarder les réactions déchaînées sur Facebook (voir par exemple le statut posté par Alex Dreyfus) pour s'en convaincre.

Ironiquement, il est par ailleurs directeur du SEDP (Académie Sports-Etudes) de Paris. N'hésitez pas à le saluer si vous le croisez, il s'y connaît apparemment beaucoup en fair-play.

J'imagine qu'il mérite les moqueries, puisque c'est absurde pour un homme de participer à un tournoi féminin, qu'il y soit autorisé ou non.

ThierryDerkxSEDP
Voici donc le nouveau "champion" du Ladies Event...
 

Quant à la raison pour laquelle il y avait un tournoi masculin, ce n'est pas pour ridiculiser les hommes ou les dissuader de participer au Ladies Event, c'est tout simplement parce que c'est la loi.

Eh oui, en France il est impossible de proposer un tournoi féminin s'il n'y a pas un tournoi masculin par ailleurs. Le cas échéant, ce serait de la discrimination.

Oui, ça paraît extrême. Mais quand on y réfléchit, c'est juste. Absurde, mais juste.

On s'en remet donc au sens de l'honneur de ces messieurs pour qu'ils restent en dehors des tournois féminins. Même si cela est autorisé, on serait en droit d'espérer que les hommes puissent faire preuve d'un peu de respect et laisser aux joueuses ces tournois.

Personnellement, je me sentirais ridicule à leur place. Je n'irais pas participer à un tournoi pour gauchers, pour yeux bleus, pour tatoués ou pour sirènes. Quel est leur problème ?

Quel est le problème ?

Le problème, c'est que les hommes ne participeraient pas aux tournois féminins s'ils ne partaient pas avec un avantage. Et c'est le cas. Désolé les filles.

Oui, les joueuses sont censées avoir le même niveau que les joueurs, mais les chiffres disent le contraire. Il y avait 25% d'hommes dans le tournoi à Deauville, et alors que le tournoi avançait ils représentaient 50% des survivants, et au final l'un d'entre eux gagne. J'en déduis qu'ils sont meilleurs. Pas la peine de venir me parler de Vanessa Selbst ou de Vicky Coren. Ce sont de grandes joueuses. Les grands joueurs gagnent, quel que soit leur sexe.

(Note de PokerListings France : difficile cependant d'établir un état de fait et un jugement sur un seul tournoi).

La vérité, c'est que les Ladies Event ont été créés pour que les copines des joueurs ne s'ennuient pas trop pendant les tournois, et dans une certaine mesure, c'est toujours un peu le cas.

Sabina Hiatullah
Sabina Hiatullah, la vainqueur morale du tournoi.
 

Le problème, ce n'est pas que le comportement d'une poignée d'idiots, le problème c'est que vous les filles n'êtes pas assez fortes pour leur faire peur.

Le véritable sexiste, ce n'est pas Thierry Derkx, c'est l'existence même des tournois féminins. Si les femmes avaient le même niveau que les hommes, ces tournois n'existeraient probblement pas. C'est assez simple.

Si les femmes avaient le même niveau, il n'y aurait pas eu de séance photo trophée à la main pour Sabina Hiatullah (2è du tournoi) pour masquer le fait que Derkx a gagné.

Alors si vous voulez avoir vos propres tournois, à vous de passer à la vitesse supérieure et d'avoir des résultats. C'est la seule manière d'y arriver.

Il y a quand même un peu d'espoir. Lorsqu'on a demandé à Sabina ce qu'elle pensait du fait qu'autant d'hommes avaient participé au tournoi, en dehors du fait qu'elle n'était pas satisfaite ("Je n'aime pas ce qui se passe sur ce tournoi. Je veux jouer avec des filles... (...) laissez nous jouer toutes seules, ce n'est pas très gentil de faire ça. L'EPT organise cela pour nous, pas pour qu'un homme soulève le trophée"), elle aura aussi répondu : « C'était quand même sympa parce que la plupart d'entre eux n'étaient vraiment pas très bons. »

Eh bien voilà !


Note de PokerListings France (F.G.) :
Beaucoup d'autres joueuses se sont naturellement également indignées de cette situation. Rappelons que les tournois Ladies sont aussi une belle porte d'entrée au poker pour celles qui se sentent encore intimidées par le poker live, et qui n'osent parfois franchir le pas des tournois au niveau ou au buy-in plus relevé et composés à 95% d'hommes.

A noter qu'un problème similaire a également eu lieu dans le Seniors Event de cet EPT Deauville (réservé aux joueurs d'au moins 50 ans). Qu'un des joueurs n'avait que 49 ans et qu'il n'aura les 50 ans que ce mois-ci, passe encore. Mais on aura aussi pu y voir un joueur de tout juste 40 ans, et pire, un joueur de 18 ans a même trouvé le moyen d'oser s'inscrire au tournoi !

Autant dire que le souci est sans doute bien plus profond. Déjà un problème d'égoïsme pour sûr.
Mais ce genre d'évènement est quelque part aussi à l'image de notre société d'aujourd'hui, où malheureusement de plus en plus de gens ne respectent plus rien ni personne...

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EPT Deauville : Pour une der en Normandie ?

(03/02 - par PokerListings France)

EPT deauville
Le Casino Barrière de Deauville. (photo Neil Stoddart, PokerStars)

Le Main Event de l'EPT Deauville saison 11 a débuté ce dimanche. PokerListings vous présente cette étape mythique du calendrier français, dont certaines rumeurs font état de dernière pour la cité normande.

La neuvième édition de cet EPT de la “Côte d’Azur parisienne” propose comme de coutume un Main Event à 5 300€ et un High Roller à 10 300€.
L'épreuve encore baptisée French Poker Open lors de ses deux premières éditions aura chaque année été au calendrier de l'EPT, à l'exception de 2007 et 2008 en raison de la législation alors en vigueur en France.

Depuis 2009 (année de la reprise donc) PokerStars a choisi d’enchaîner son PCA (Caribbean Adventure) avec ce tournoi qui semble parfois encore plus exotique - bien qu’il soit en Europe.

Deauville est l’une des stations balnéaires les plus réputées de France, et particulièrement connue pour sa longue tradition de courses hippiques et de vacances bourgeoises. Elle apparaît d'ailleurs souvent dans les films et la littérature, et un grand festival de cinéma y est même organisé.

Cependant, plus rien de tout cela n’a d’importance au début du mois de février, et c’est ce qui rend cette destination un poil énigmatique. On la qualifiera même aisément de ville fantôme à cette époque de l’année.

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Rémi Castaignon, dernier vainqueur français à Deauville en 2013.
 

Dans son désir de réduire le nombre de destinations annuelles de son tour, l'organisateur pourrait finir par retirer cette étape du calendrier de l'EPT, conservant le seul EPT Grand Final de Monte-Carlo en guise d'unique étape "française". A moins qu'une autre destination plus enthousiasmante pour les joueurs en hiver ne vienne s'ajouter un jour en remplacement (Cannes ? Paris ?).

Deauville reste malgré tout toujours un rendez-vous "historique" de l'European Poker Tour, puisque le tournoi en est à sa neuvième édition. Ce qui en fait la deuxième étape la plus ancienne du circuit après Londres et Barcelone (11 éditions). Et ce n’est pas non plus par hasard.

Des FPS populaires et un EPT relevé

Ce succès en partie dû à l’ajout au programme des France Poker Series, dont le Main Event à 1100€ a cette année attiré 1355 joueurs. Celui-ci vient juste d'être remporté par le corse Anthony Apicella, 32 ans et responsable de bar, pour 197 000€.

Pour en revenir au Main Event de l'EPT, c’est le Grec Sotirios Koutoupas qui l'avait remporté l'an dernier, devenu alors ainsi le premier joueur grec à s’imposer sur le circuit. Pour cela (et remporter 614 000€), il avait dû se défaire de l'Ukrainien Eugene Katchalov.

Dans l’histoire de l’EPT Deauville, Lucien Cohen (et son fameux rat en plastique resté dans les mémoires) et Rémi Castaignon ont jusque là été les seuls Français à s’imposer “à domicile”. Parmi les autres vainqueurs notables, on retiendra Brandon Schaefer lors de la première édition, l’Anglais Jake Cody et l’Allemand Mortitz Kranich.

Ces trois dernières saisons, le nombre de participants a chuté de 889 (2012) à 782 (2013) puis 671 en 2014. Sans doute l'une des autres raisons faisant que le sort de l'EPT Deauville reste en suspens. En attendant déjà les chiffres définitifs de cette année.


>
Pour d'autres chiffres sur Deauville et son EPT (sauf 2014) : L'EPT Deauville en chiffres
> Les résultats de l'EPT Deauville 2014


Le palmarès de l'EPT Deauville :

  • 2005 (saison 1) - 245 joueurs ; prizepool 465 500€
    Brandon Schaefer (USA) bat Carl Olson (USA) - 144 000 €
    finalistes : Justin Bonomo (4è), Luca Pagano (8è)
    meilleur français : Sami Torbay (9è)

  • 2006 (saison 2) - 434 joueurs ; prizepool ?
    Mats Iremark (Suède) bat Mark Boudewijn (Pays-Bas) - 490 000€
    finalistes : Theo Jorgensen (4è), Isabelle Mercier (7è)
    meilleur français : Julien Veyrac (18è)

  • 2009 (saison 5) - 645 joueurs ; prizepool 3 096 000€
    Moritz Kranich (Allemagne) bat Arnaud Esquevin (France) - 851 400€
    finalistes : Tristan Clémençon (3è), Jonathan Azoulay (5è), Bruno Launais (7è), Thomas Delattre (8è)


  • 2010 (saison 6) - 768 joueurs ; prizepool 3 686 400€
    Jake Cody (Angleterre) bat Teodor Caraba (Roumanie) - 857 000€
    finalistes : Mike McDonald (3è), Stéphane Albertini (6è), Michael Fratty (7è), Peter Eastgate (8è)

  • 2011 (saison 7) - 891 joueurs ; prizepool 4 276 800€
    Lucien Cohen (France) bat Martin Jacobson (Suède) - 880 000€
    finalistes : Julien Claudepierre (4è), Kenny Hallaert (6è), Anthony Hnatow (7è), Laurent Polito (9è)

  • 2012 (saison 8) - 889 joueurs ; prizepool 4 267 200€
    Vadim Kursevich (Biélorussie) bat Paul Guichard (France) - 875 000€
    finalistes : Vuong Trong (3è), Yorane Kerignard (4è), Bruno Jais (5è), Olivier Rogez (6è), Luca Pagano (7è)

  • 2013 (saison 9) - 782 joueurs ; prizepool 3 753 600€
    Rémi Castaignon (France) bat Walid Bou Habib (Liban) - 770 000€
    finalistes : Franck Kalfon (5è)
  • 2014 (saison 10) - 671 joueurs ; prizepool 3 220 800€
    Sotirios Koutoupas (Grèce) bat Eugene Katchalov (Ukraine) - 614 000€
    finaliste : Anthony Lerust (8è)

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Pollak et Soulier interdits de Coupe du Monde, Croupiers mal logés : une journée à polémiques

(29/01 - par F.G.)

Pollak Soulier
Benjamin Pollak et Fabrice Soulier ne représenteront pas la France aux Global Poker Masters.

Deux joueurs français interdits de participer à la Coupe du Monde de poker par leur salle respective ; des croupiers se plaignant de conditions d'hébergement inacceptables à Deauville : Ce sont les deux polémiques qui font parler dans le microcosme du poker français depuis hier.

C'est tout d'abord Alexandre Dreyfus qui se sera fendu hier d'un message sur le forum du Club Poker et son compte Facebook, pour annoncer une regrettable nouvelle : Fabrice Soulier et Benjamin Pollak ne participeront pas aux Global Poker Masters (la nouvelle Coupe du Monde de Poker du GPI), et ne pourront ainsi défendre les couleurs de la France les 21 et 22 mars à Malte.

Raison invoquée : leur sponsor Everest Poker / Betclic leur refuserait de prendre part à cette compétition, où les joueurs ne pourront jouer avec le macaron ou badge de leur sponsor.

Dreyfus explique les raisons derrière ce choix, allant jusqu'à déplorer "l'exemple absurde d'un poker français non-unifié" et "l'idiocratie française" : "Nous n'acceptons pas les logos des sponsors individuels au même titre que les sponsorings individuels des joueurs de football ne peuvent pas s'afficher sur leur maillot de l'équipe nationale pendant la Coupe du Monde. (...) L'idée est d'ailleurs de créer une première édition qui attirera les sponsors non-gaming dans le futur."

Plus étonnant, l'Anglais Sam Trickett a pour sa part bel et bien été autorisé de participation sans sponsor, par Everest Poker... international.

hippodrome deauville
Les croupiers qui murmuraient à l'oreille des chevaux.
 

Une décision qui fait parler sur les médias sociaux, et qui redistribue les cartes pour la constitution de l'équipe de France (les invitations étant établies selon le classement du Global Poker Index, à l'image d'un classement ATP pour le tennis masculin).
Si Erwann Pecheux (PMU Poker) et Sylvain Loosli (Winamax) devraient bien être de la partie les deux autres membres de l'équipe tricolore (ElkY ? Saout ?) (+ une "wild card") restent donc à connaître.

Des croupiers pris pour des bourrins ?

Pendant ce temps du côté de Deauville où les France Poker Series battent leur plein en guise d'apéritif de l'European Poker Tour, c'est un conflit entre plusieurs croupiers et le casino Barrière qui fait le buzz depuis ce matin.

Dans un long message posté sur le blog du Nouvel Observateur (http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1314552-croupiers-a-l-european-poker-tour-de-deauville-on-nous-a-fait-dormir-dans-des-ecuries.html) et un autre sur Facebook, Jean-Marie Carel a pris la parole pour relater les conditions d'hébergement quelque peu lugubres qui leur ont été réservées pour l'EPT par le casino Barrière accueillant l'évènement (ayant dû composer avec un hôtel fermé et un autre en rénovation).

Situé à 20 minutes à pied du casino, le lieu censé accueillir entre 30 et 40 croupiers hommes et femmes semble en effet déjà peu engageant au vu des quelques photos publiées.
L'auteur parle en outre de chambres sales et minuscules, à la literie usée, sans lavabo, miroir et rideaux, de 6 douches communes et 2 toilettes seulement, et même d'un endroit sentant le purin car situé juste au-dessus de box à chevaux !

Les discussions avec les responsables du casino Barrière n'auront pas été fructueuses. Au péril du manque à gagner et des risques encourus pour la suite de leur carrière, mais droit dans leurs bottes (presque le cas de le dire), une partie des croupiers (edit: 7 exactement) aura donc décidé de quitter les lieux et de ne pas prendre part au tournoi. Les autres auront finalement été relogés.

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