EPT Deauville, Kranich dame le pion aux français

Moritz Kranich
Kranich dame le pion aux français

Déception dans le clan français : malgré une forte représentation en Table Finale (5/8) et un Tristan Clémençon chip leader à son démarrage, c'est l'allemand Moritz Kranich qui remporte l'EPT de Deauville édition 2009.

Sur les 47 joueurs au départ du Day 3 qui allait décider de la table finale de cette nouvelle édition de l'EPT de Deauville après deux ans d'absence, 22 français espéraient bien tirer leur épingle du jeu. En poker tout va très vite, et plusieurs de ceux s'étant fait remarquer jusque là n'auront finalement pas fait partie des heureux élus. A commencer par Michel Abecassis dont le gros stack se sera finalement étiolé pour voir Mik22 éliminé juste avant la première pause lorsque son AJ chuta face à un énorme tirage adverse. Vikash Dhorasoo aura lui aussi connu les joies d'un gros tapis avant de redescendre dans une zone fatidique et d'être éliminé sur un coin-flip ne passant pas. Mais l'ancien footballeur peut tout de même s'enorgueillir de l'un de ses meilleurs résultats à ce jour. Bruno Haddad était en revanche l'un des français en rush, se payant même le luxe de sortir l'un des favoris, l'anglais Dave Ulliott « Devilfish » avec sa paire d'as. Mais Haddad allait ensuite subir la loi d'un autre français en réussite, Tristan Clémençon, lorsque sa paire de valets se heurta aux dames de son compatriote. Eric Haber n'allait lui non plus pas faire partie de la fête finale, victime de deux mauvais coups consécutifs de Bruno Launais (brelan contre brelan supérieur, puis couleur contre full).

Day 4, Table Finale

Ils n'étaient donc plus que huit pour la table finale télévisée du Day 4 : Tristan Clémençon chip leader, talonné par l'allemand Moritz Kranich, puis l'italien Andrea Benelli. Outre le hollandais Jorn Walthaus, quatre français complétaient l'assemblée : Arnaud Esquevin, Bruno Launais, Thomas Delattre, et Jonathan Azoulay.

Le premier joueur à devoir quitter les caméras fut Delattre, après avoir envoyé son tapis avec AT pensant à un vol de Launais au bouton, pour finalement se voir confronté à un fatal AK.
Dans les duels de petits tapis, Azoulay doublait sur Esquevin, pendant que Clémençon gardait la tête devant les trois non-français. Mais en remportant un gros coup sur ce dernier, Benelli prenait ensuite un temps le chip lead, avant de laisser le français et l'allemand seuls au monde en tête un peu plus tard.

Eliminations en série

Launais allait être le prochain de chute, éliminé par Esquevin sur une confrontation A7 contre AK. Puis ce fut au tour du hollandais Walthaus, sorti par Clémençon sur une nouvelle confrontation d'as (A2 contre AK). Les éliminations se succédaient et le valet tombé au flop avec un as fut fatal au J8 d'Azoulay, face au A2 de Benelli.

L'italien était en rush et enchaînait les belles mains, mais allait subir un gros coup d'assommoir face à un Tristan Clémençon sauvé de sa mauvaise lecture par une river miracle. Après être rentré dans le coup avec ce que d'aucuns qualifieront de poubelle (97 dépareillés), le français ne crut pas aux deux cartouches tirées par Benelli avec JJ en mains sur un flop 473-K. Mais l'énorme pot repartit finalement du côté de « superroger47 » lorsque un 7 s'afficha à la dernière carte.
Le cauchemar allait se poursuivre pour l'italien en défense de grosse blind, trouvant sa dame avec son Q8. Problème, Esquevin avait lui aussi trouvé sa carte, un valet lui faisant brelan. Laissé avec moins d'une blind, et après un premier sauvetage miracle, Benelli devait finalement s'incliner définitivement face à ce même Esquevin et finir au pied du podium.
Bien revenu dans la partie, Esquevin allait toutefois se faire ensuite piéger face à la paire d'as de Kranich, K8 en mains sur un flop hauteur roi. Et l'allemand de revenir au contact de Clémençon.

Call fatal

Les deux leaders allaient s'affronter plus vite qu'on ne le pensait. Et Clémençon allait tout perdre en un instant, la faute à un fatal mauvais call.
A nouveau embarqué dans un coup contre l'allemand poubelle en mains (82 dépareillés), le français se sentait fort sur le flop TT8. Amené à tapis par l'allemand à la turn (un 2), Clémençon passa de longues minutes à réfléchir, rejouant le coup dans sa tête. Avant de finalement prendre la très mauvaise décision du call, puisque non Kranich ne bluffait pas, avec un dix en mains lui donnant brelan !
Désormais nanti d'un tapis de plus de 5 millions de jetons (contre 1 à Esquevin et... 100 000 laissés à Clémençon), l'allemand venait de complètement doucher les chances françaises, et notamment celles de Tristan. Mourrant, ce dernier était d'ailleurs définitivement mis à mort par l'allemand une main plus tard.

Malgré une belle résistance le dernier français n'aura rien pu faire dans un heads-up trop déséquilibré au niveau des jetons et face à un Kranich passablement verni, trouvant tous ses flops. Après plusieurs bons premier folds, Esquevin partit finalement à tapis avec A3, tombant contre l'A7 de l'allemand. Rien n'allait sauver notre dernier représentant d'un Kranich discret mais qui aura parfaitement su attendre son heure.

Moritz Kranich est donc le grand vainqueur de cet EPT de Deauville 2009. Après avoir commencé tout en bas de l'échelle par des freeroll il y a quatre ans, cet étudiant en technologies de l'information de 28 ans est devenu un redoutable et prolifique joueur. En ligne tout d'abord (à créditer notamment d'une troisième place dans un tournoi à 1 000 $ des WCOOP), et depuis peu en live, témoin sa récente 12ème place dans un tournoi annexe à 5 000 $ du dernier EPT Poker Caribbean Adventure.
L'allemand est désormais assurément un joueur à suivre de très près.

Classement Table Finale, et sélectif des 64 places payées (dont tous les français)

1/ Moritz Kranich (Allemagne) - 851 400 €
2/ Arnaud Esquevin - 495 400 €
3/ Tristan Clémencon - 284 800 €
4/ Andrea Benelli (Italie) - 219 800 €
5/ Jonathan Azoulay - 182 700 €
6/ Jorn Walthaus (Pays-Bas) - 142 400 €
7/ Bruno Launais - 108 300 €
8/ Thomas Delattre - 77 400 €
10/ David Daraux - 46 400 €
12/ Bruno Haddad - 31 000 €
15/ Vikash Dhorasoo -18 600 €
16/ Mercedes Osti - 18 600 €
17/ Laurent Polito - 15 500 €
18/ Arnaud Vicente - 15 500
19/ Jerôme Bessout - 15 500
23/ Dave Ulliot (Gde-Bretagne) - 15 500 €
25/ Eric Haber - 12 400 €
26/ Michel Abécassis - 12 400 €
27/ Ludovic Harran - 12 400 €
32/ Xavier Detournel - 12 400 €
36/ Jean-Bernard Bot - 10 800 €
37/ Sebastien Regue -10 800 €
39/ Frank Calonnec -10 800 €
40/ Jean-Claude Pietrotti - 10 800 €
42/ Michel Kirchner - 9 300 €
46/ Guillaume Veyssiere - 9 300 €
49/ Luca Marotta - 7 700 €
51/ Olivier Douce - 7 700 €
53/ Guillaume de la Gorce - 7 700 €
56/ Freddy Deeb (USA) - 7 700 €
60/ Gabriel Nassif - 6 225 €
61/ Isabelle Mercier (Canada) - 6 225 €
62/ Surinder Sunar (Gde-Bretagne) - 6 225 €

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